Hél&è;ne AgeneauHél&è;ne Ageneau, diététicienne diplômée d'Etat

Parce que bien manger est une nécessité !

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jeudi, 11 mars 2010

Je ne fais par faire de régime... mais alors c'est quoi un diététicien ?

La semaine dernière je vous expliquais comment je travaillais et surtout comment je ne travaillais pas. Alors bon nombre d'entre vous doivent se dire : est ce que c'est vraiment une diététicienne puisqu'elle ne fait pas faire de régime ?

La diététique vient du grec "diaitêtikos" qui signifie "Partie de la médecine et de l'hygiène qui s'occupe d'adapter le régime alimentaire aux besoins particuliers des individus". La diététique est donc la science de la consommation alimentaire. Elle intègre une dimension culturelle et à pour but d'ajuster au mieux les aliments afin de préserver le corps en santé ou d'améliorer la santé.

Pour caricaturer la diététique s'occupe de l'hygiène de vie des gens au sens large.

La nutrition en revanche est une science qui s'intéresse aux relations entre les organismes vivants et les aliments. Elle a permis de savoir quels étaient les nutriments indispensables au corps humain et dans quels aliments on trouvait ces différents nutriments. La nutrition s'intéresse au "pourquoi mangeons nous ?" alors que la diététique creuse le "comment mangeons nous ?". Le but de ces deux science est de chercher à préserver la santé corporelle et éviter / retarder / guérir certaines maladies.

Un diététicien va donc avoir pour mission d'aider ses patients à ajuster au mieux sa façon de manger afin "d'être en santé" comme dirait les canadiens. Il existe de multitudes façons d'aider les gens à maintenir leur santé. Toutes partent des bases posées par la nutrition. Les conseils, cependant, diffèrent selon les diététiciens en fonction de leurs propres sensibilités.

Certains sont plus réceptifs au côté scientifique, ils vont donc prodiguer des conseils alimentaires précis sur le choix et les quantités à consommer (éviter, préférer, à telle dose, tant de kilo calories ...).

D'autres sont plus sensibles au côté culturel de l'alimentation. Ils vont orienter leurs conseils sur les meilleures façons de préparer tel ou tel plat afin de préserver certains nutriments ou tout simplement parce que le plat n'en sera que meilleur.

Enfin, certains trouveront un compromis, un entre deux dans ces deux visions et prodigueront à la fois des conseils précis en matière de choix, de quantité alimentaires  mais également, essayeront de transmettre le plaisir de manger adapté à la culture du patient.

Vous pouvez donc constater qu'il n'existe pas UNE diététique mais DES pratiques diététiques qui sont intimement lié à la personne qui exprime ses conseils diététiques. 

C'est ce qui explique pourquoi lorsque vous contactez un diététicien, il ne va pas forcement travailler de la même manière que son "voisin de pages jaunes" :-) mais pour autant ce n'est pas un charlatant.

Dernière chose, la diététique est une science très jeune. Il est donc normal que certaines hypothèse soient réfutées quelques années plus tard. C'est comme cela qu'on s'est rendu compte que les matières grasses n'étaient pas si mauvaise que cela pour la santé, à condition de mieux les choisir et de les doser, car les supprimer totalement était néfaste pour la santé des gens. les choses bougent ... et tant mieux. Cela prouve notre capacité à évoluer et nous aide à avancer.

jeudi, 4 mars 2010

Je ne fais pas faire de régime !

Avec le printemps, le nombre d'appel pour démarrer un travail diététique augmente. Le déclic pour perdre du poids se déclenche souvent à cette période pré-printanière. Pour caricaturer : les vacances et l'été reviennent à l'esprit et l'envie de perte de poids en même temps. J'aime bien surnommer ça "l'effet maillot de bain" :-)

Oh je ne me plains pas de ces appels, c'est toujours agréable de savoir que vous êtes nombreuses et nombreux à vous préoccuper de votre santé. Par contre, ce qui m'étonne toujours, c'est le fait que bon nombre d'entre vous viennent me voir avec comme seule et unique demande que celle de "faire un régime".

La perception de la diététique varie fortement d'un praticien à l'autre, alors aujourd'hui je voulais l'écrire simplement : je ne fais pas faire de régime ! Je n'en n'ai jamais fait et je ne compte pas commencer maintenant.

Comme je l'évoquais fin décembre dans un autre billet, autant ne pas vous faire perdre votre temps et ne pas vous démotiver : plutôt que de vous imposer un premier rendez-vous dans 3 semaines / 1 mois pour finalement vous entendre dire que si vous souhaitez faire un régime il faut aller voir quelqu'un d'autre, gagnons du temps.

S'il s'agit de vous restreindre pendant 3 à 4 mois pour rentrer dans votre maillot : je ne suis pas la personne qu'il vous faut. Vous pouvez éventuellement contacter un autre diététicien ou nutritionniste, certains seront peut-être plus qualifiés pour répondre à votre demande.

Si je ne fais pas faire de régime : qu'est ce que je fais ?

Je travaille avant tout sur les bases des prises alimentaires à savoir le comportement alimentaire. J'accompagne mes patients à comprendre, diagnostiquer ce qu'ils ressentent afin d'ajuster leur comportement alimentaire à leur besoin et leurs conditions de vie. Je les guide vers une écoute de leurs sensations (faim, satiété) et leur apprends à réguler leurs ingestats après avoir mangé par envie, après un grignotage ou une compulsion.

Concrètement je n'interdis pas la consommation d'aliments ni n'impose leur consommation. Pas de grammes à peser ni de kilocalories à compter non plus. Comme vous l'avez peut-être déjà lu dans d'autres billets de ce blog, je suis plutôt enclin à privilégier la consommation d'aliments dont on a envie afin de déculpabiliser l'acte alimentaire. Je ne pose pas de restriction quant à la qualité alimentaire (choix des aliments) ni en terme de quantité. Je ne peux pas savoir mieux que mon patient ce qui est juste pour lui. Je peux seulement l'orienter, l'amener à vivre des situations qui lui permettent de ressentir ce qui lui convient ou pas.

Ce travail de connaissance de son comportement alimentaire est un travail de longue haleine puisqu'il s'agit d'un travail de fond. Les résultats en matière de perte de poids ne sont pas spectaculaires comme ceux d'un régime mais correspondent à un rythme adapté à la biologie et sont du coup beaucoup plus durables. Ce type de travail demande également de vous remettre en cause et de trouver vos propres règles alimentaires et non en appliquer une, arbitraire. Je suis la pour vous accompagner, vous apprendre à devenir autonome sur le long terme et manger sereinement.

A vous de réfléchir...

jeudi, 20 août 2009

La diététique de mes vacances

Pour poursuivre sur la série "vacances à vélo" j'aimerai vous parler un peu de mon alimentation pendant le périple.

Au risque de vous choquer (mais qu'est-ce que c'est agréable), la base de mon alimentation pendant ces vacances c'est de chercher les aliments avec le plus de calories possibles ! Vous savez sur les étiquettes, l'indication X Kcal pour 100g... toute l'année nous cherchons les produits avec ce nombre le plus faible possible, nous cherchons à réduire les lipides, les glucides... et bien pour les vacances à vélo c'est totalement l'inverse, et me voici donc à la recherche de barres de céréales au dessus de 420 Kcal... le pied dans le supermarché :-)

Alors pourquoi donc chercher l'aliment le plus gras et le plus sucré ?

Tout simplement parce que chaque jour ce sont mes petits muscles qui tirent le vélo et sa remorque. Cela implique donc 2 choses :

  • plus le chargement est léger à tirer, mieux je me porte et moins je peste dans les montées. Donc il faut de la nourriture légère.
  • une activité sportive soutenue (entre 4 et 6h de pédalage chaque jour) consomme énormément d'énergie, donc il faut de la nourriture énergétique

Certes toutes les calories ne sont pas comparables et ce n'est pas une raison pour manger n'importe quoi, mais l'idée directrice reste malgré tout de trouver des aliments avec un rapport énergie/poids le plus intéressant possible.

Voici donc en vrac quelques aliments qui m'accompagnent derrière le vélo :

  • semoule et riz précuit
  • pâtes à cuisson rapide / idéalement complètes
  • muesli
  • fruits secs (abricots, figues, mélanges du type raisins/bananes/...) / compotes
  • mélanges de fruits oléagineux (amandes, noix de cajou, cacahuètes...)
  • soupes déshydratées (à base de pomme de terre)
  • cubes de bouillon (bouillon Kub)
  • charcuterie (plutôt type bresaola car ça ne craint pas le chaud)
  • fromages à pâtes pressées bien secs (la mimolette extra vieille est parfaite même si ce n'est pas ce que je préfère)
  • ...

Non vous avez bien lu, pas de tomates fraîches (pleines d'eau donc très lourdes, fragiles et peu énergétiques), pas de fruits frais non plus !

Il ne faut pas être parano et croire que 15 jours sans vos "5 fruits et légumes par jour" vont réduire à néant tous vos efforts alimentaires de l'année ou vous amener des carences alimentaires irrattrapables. L'important c'est toujours d'avoir une alimentation adaptée à vos besoins. En l'occurrence mon activité quotidienne explose tous les plafonds par rapport à ma vie sédentaire et si je veux arriver jusqu'à la fin de ma journée sans tomber dans les pommes il me faut une quantité de calories qui me ferait peur et que je serais incapable d'ingurgiter le reste de l'année (hier matin par exemple, j'ai mangé une demi baguette avec 2/3 d'une tablette de chocolat.. à peine 2h après le petit déjeuner... et ce n'était pas de la gourmandise !). Ne croyez pas non plus que justement cette activité va pomper à fond dans les graisses stockées (quelles graisses d'abord ? :-) Là encore, 15 jours d'une telle activité sont surtout radicaux dans votre tête. Certes vous puiserez un peu d'énergie stockée, mais il faut avant tout une bonne alimentation qui réponde au besoin du jour. Si vous partez avec l'idée d'augmenter massivement vos besoins (par le sport) sans toucher à votre alimentation en vous disant que votre corps puisera la différence dans vos réserves, vous allez tenir 3 jours et commencer à être fatiguée, à avoir moins envie de pédaler, ... et finalement à mettre le vélo dans le train pour rejoindre Marseille en quelques petites heures et finir à vous dorer sur la plage un cocktail à la main. C'est très agréable aussi mais très éloigné de votre idée de départ !

Marseille approche d'ailleurs à grands pas (à grandes roues :-). avec à priori si tout va bien une bonne journée d'avance. Cela permet de ralentir un peu le rythme en roulant principalement le matin et en se reposant à l'abri du soleil l'après midi car ici près d'Avignon, la canicule bat son plein.

Tout est toujours aussi agréable même si la portion Lyon->Avignon n'est pas aussi bien aménagée pour les vélos qu'elle devrait l'être (il y a un projet d'aménagement qui aurait dû être bouclé depuis au moins un an mais qui n'est pas près de l'être).

Et comme hier soir c'était le grand ravitaillement de nourriture, ce midi au déjeuner il y aura quelques produits frais. C'est marrant comme - dans un contexte totalement différent - on redécouvre les aliments et on se fait une fête d'un peu de jambon blanc, d'un yaourt ou d'une pâtisserie fraîche.

jeudi, 16 juillet 2009

L'attaque des tomates tueuses : un film diététique !

Cette semaine un peu de détente, car - sur conseil d'un ami - je viens de voir le film "l'attaque des tomates tueuses".

"Tu verras c'est un film hautement diététique.." m'a t-il précisé. Intriguée par le titre j'ai donc découvert ce thriller, à mi-chemin entre le film culte et... le navet (haha) !

En réalité il s'agit surtout d'une parodie des clichés du cinéma d'épouvante des années 50. D'ailleurs, lui-même sorti en 1978, ce n'est pas un film d'une grande fraicheur, et les effets spéciaux... comment dire... très (peu) spéciaux... sont à mourir de rire.

Bon allez je vous résume un peu :

Tout commence tranquillement dans une cuisine quand une gentille ménagère se fait violemment attaquer par ... je vous le donne en mile... une tomate ! Une fois que vous avez adhéré à l'idée hautement improbable de la mutation génétique de la tomate, c'est parti, l'invasion peut commencer... mais heureusement une équipe de choc va intervenir pour essayer d'endiguer l'attaque des tomates tueuses.

Blondasses idiotes, militaires stupides, scientifiques en blouse blanche, bref cliché sur cliché, mais aussi pas mal de surprises... je ne vous en dis pas plus, je crois que vous avez compris l'idée.

Si jamais vous ne vous endormez pas vous pourrez apprécier les clins d'œil et pieds de nez divers aux films d'horreur des années précédentes. Les musiques sont risibles, le montage a bien vieilli, mais néanmoins on ne peut pas s'empêcher de se prendre d'affection pour ces grosses tomates qui ne demandent qu'à vivre...

En bonne diététicienne je n'ai pas pu m'empêcher de regarder également la suite, accrochez-vous : le retour des tomates tueuses. Eh oui, en fait elles ne devaient pas toutes être mortes la première fois...

Sorti en 1988, soit dix ans après le premier, il reprend bien entendu la même trame... en fait cette fois c'est juste que le méchant scientifique du film précédent s'est échappé de son asile et est reparti pour un petit tour de manipulation de tomates qui n'ont rien demandé... Ça fait pourtant 10 ans que les tomates ont été bannies de l'alimentation et que les pizzaïolos doivent se débrouiller comme ils le peuvent.

La grande fraîcheur de ce film c'est de voir George Clooney dans un de ses premiers rôles au cinéma. La coupe de cheveux et les vêtement des 80's sont un régal... et le film délicieux. On sait qu'on est là pour voire des trucs pas crédibles pour un sou, des enchaînements ridicules pour une série Z ma foi bien réalisée.

Allez, s'il vous reste une petite place dans votre estomac, ce film à fait pousser quelques graines, notamment l'attaque de la moussaka géante (2000) mais bizarrement mon cerveau a refusé d'en ingurgiter plus sur le thème...

Si jamais vous voulez voir les originaux ayant inspiré cette série des tomates tueuses, essayez de trouver l'attaque des crabes géants (1957), l'attaque de la femme de 50 pieds (1958) ou encore l'attaque des sangsues géantes (1959) brrr !

Et vous, avez-vous vu ces films ? Qu'en avez-vous pensé ?

jeudi, 9 août 2007

Filet de lieu aux petits légumes

Voici une recette simple, diététique et très rapide à préparer :

Il vous faut pour 2 personnes :

un ou 2 filets de lieu (noir ou jaune) selon leur taille, mais ça fonctionne tout aussi bien avec n'importe quel poisson.
une carotte
une petite courgette
une tomate
un citron
du sel et poivre du moulin
un peu d'huile d'olive

Commencez par préchauffer votre four (200°C th 6/7).

La préparation est ultra simple : mettez le poisson dans un plat légèrement huilé, ajoutez le jus de citron. Salez et poivrez un peu.

Coupez les légumes en rondelles fines, en petits bâtons ou toute autre forme qui vous plaira. Disposez les légumes dans le plat par dessus le poisson. Idéalement je vous conseille de mettre les carottes plutôt dans des interstices entre le poisson afin qu'elle cuisent plus vite grace au jus (citron, poisson, tomates).

Salez et poivrez un peu les légumes et recouvrez les courgettes d'un léger filet d'huile d'olive.

Mettez au four environ 20-30 minutes, vous pouvez combiner chaleur tournantes et micro-ondes si vous disposez d'un four multi fonctions afin de réduire la durée de cuisson.

Pendant ce temps là, profitez-en pour faire un accompagnement à base de féculents (riz, quinoa, boulgour, semoule...)

Il ne reste plus qu'à dresser la table et à déguster.