Hél&è;ne AgeneauHél&è;ne Ageneau, diététicienne diplômée d'Etat

Parce que bien manger est une nécessité !

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jeudi, 5 mars 2009

Moelleux au chocolat suite... des détails sur l'improvisation

La semaine dernière j'évoquais l'improvisation d'un petit gâteau au chocolat. Cela m'a valu pas mal d'emails qu'on pourrait résumer ainsi : "Vous êtes diététicienne, vous connaissez la cuisine par cœur, mais moi je n'ai aucune idée de comment improviser une recette, j'ai une chance sur deux de préparer une catastrophe".

Pour faire simple, je veux que ce soit clair, la cuisine est faite d'essais, certes plus ou moins réussis, mais qui permettent justement d'apprendre petit à petit à improviser, à faire un bon petit plat avec ce qu'il y a dans le frigo plutôt que de passer 1 heure à hésiter entre 30 recettes de marmiton.org et la demi douzaine de livres de sa bibliothèque... pour finir par manque de temps par sortir un plat industriel du congélateur.

La cuisine ça vient en pratiquant, en suivant des recettes au départ puis en essayant des choses par soi-même, en se souvenant justement des recettes précédentes, en variant tel ou tel ingrédient...

Revenons à notre moelleux au chocolat : comment diable ai-je élaboré cette recette ? Voici tous les secrets :
Avant tout il faut avoir en mémoire la consistance "moyenne" d'une pâte à gâteau, vous avez toutes et tous fait ou approché une pâte de gâteau au yaourt, c'est une texture lisse, comme une pâte à crêpes, mais en plus épais. Ça n'est pas trop liquide ni sec comme une pâte à tarte. Vous voyez ? Parfait car on va reproduire ça. Ca n'est pas scientifique pour un sou et je me ferais probablement incendier par un pâtissier, mais on aura au moins la certitude d'avoir un gâteau présentable à la fin.

Maintenant les ingrédients. Dans un gâteau on a généralement des œufs, de la farine, du sucre, du beurre, un peu de sel... Dans notre cas c'est un gâteau au chocolat, donc on peut diminuer la quantité de beurre car le chocolat contient déjà pas mal de graisse.

Alors allons-y.

Pour commencer je prend mes 2 petits moules, je les remplis à 3/4 d'eau pour simuler la quantité de pâte. Je verse le tout dans un grand bol et je vois à peu près (visuellement) quel volume de pâte je dois obtenir. Je jette l'eau (ou j'arrose les plantes avec). J'aurai pu aussi peser cette quantité d'eau pour avoir une idée du poids total des ingrédients à mettre pour faire ma pâte

- Je commencer par faire fondre une demi tablette de chocolat pâtissier, ça fait 100 g, par rapport au volume total de ma pâte ça me semble cohérent.
- J'ajoute un tout petit peu de beurre salé pour rendre le mélange plus onctueux et donner plus de goût à la préparation.
- maintenant j'ajoute un oeuf. Je vois que le volume de ma pâte augmente pas mal, mais c'est très insuffisant. Je sais que je ne dois pas compter sur le sucre ni sur la farine car dans un moelleux il y a peu de sucre (conservons le goût du chocolat) et peu de farine (sinon on ça rend le gâteau trop sec)... bref j'ajoute un deuxième œuf.
- j'ajoute une grosse cuillère à soupe de farine et 2 de sucre, je mélange, la texture et le volume sont parfaits, je goûte... c'est quand même encore un peu trop amer car mon chocolat contient beaucoup de cacao, j'ajoute donc 2 nouvelles cuillères de sucre. Je mélange, je goûte : nickel.

Je verse dans mes 2 petits moules, comme prévu ils sont remplis au trois quarts, je préfère avoir un peu de marge car toute pâte, même sans levure a tendance à monter un peu.

C'est un gâteau, j'enfourne à une température standard (regardez dans vos livres de cuisine on est toujours autour de 160-180°C pour les gâteaux) mais je préfère plutôt le bas de la fourchette car comme mes moules sont petits, ma préparation va cuire très vite. Je divise donc également par deux le temps de cuisson moyen et je surveille, j'allongerais ce temps si nécessaire. Le petit test de la lame de couteau qui ressort sec ou non est une bonne base : quand presque sec c'est que c'est cuit (un moelleux doit rester fondant donc il ne faut pas trop le cuire).

Voilà, vous avez tous les secrets de préparation de ce gâteau ce jour là, j'espère que ça vous donnera des idées pour vous aussi improviser vos recettes. Il ne faut pas hésiter à faire des essais, parfois rater des choses, mais c'est souvent dans ces occasions qu'on rigole beaucoup (je repense à ma sauce "fromage blanc (0%) mozzarella" il y a quelques jours, un vrai désastre, mais qu'est-ce qu'on a pu rigoler... et peut-être qu'un jour j'oserai parler de ma charlotte au chocolat elle aussi à base de fromage blanc à 0% ou mieux encore cette fameuse "pizza au barbecue" dont on parle encore dans ma famille et ce des années après).

Rire autour d'une table, c'est aussi ça les valeurs de la diététique !

jeudi, 26 février 2009

Repas improvisé : vite un moelleux au chocolat !

Envie de faire un dessert un peu recherché mais pas 2 heures à perdre, improvisez un petit moelleux au chocolat. Préparé dans des moules individuels, ils seront aussi jolis que bons !

Pour 2 personnes il vous faut :
- 2 œufs
- 100 grammes de chocolat noir
- 2 cuillères à soupe de farine ou de maïzena
- 2 cuillères à soupe de sucre (ou plus simplement : sucrez petit à petit en goûtant la préparation)
- 25 grammes de beurre (+ une demie pincée de sel si vous utilisez du beurre doux)

La préparation :
- faîtes fondre doucement le chocolat (casserole ou micro-ondes), ajouter le beurre et mélangez (hors du feu).
- ajouter les œufs en fouettant énergiquement le mélange afin que les œufs ne cuisent pas.
- ajouter le sucre et la farine petit à petit en continuant de fouetter.

Versez le mélange dans des petits moules individuels beurrés et mettez à cuire une vingtaine de minutes à 175°C.

Piquez le gâteau d'une pointe de couteau, si elle ressort sèche ou presque, c'est cuit.

Dégustez tiède, directement à la cuillère dans le moule, avec une clémentine par exemple.



La clé de ce type de recette, c'est tout simplement d'essayer. Très vite on apprend à se passer de recette, en observant la consistance de la pâte, en la goûtant. C'est l'une des clés pour apprendre à faire de la cuisine à son goût et aussi en fonction de ses besoins énergétiques. Essayez la même recette sans beurre, c'est très bon aussi. Variez le chocolat (un chocolat de très bonne qualité type Valrhona peut transcender la recette et donner bien plus de goût à votre préparation que de rajouter du beurre et du sucre à outrance...). Bref vous avez là une bonne base, n'hésitez pas à aller plus loin et à vous faire plaisir !

jeudi, 5 février 2009

Croquez donc le fruit défendu : une tablette de chocolat entière - la conclusion

Suite au billet de la semaine dernière, vous avez donc fait mon petit test.

Je vous en parle en connaissance de cause car c'est un exercice que je fais faire à certaines de mes patientes au cabinet, à qui je demande de venir avec leur chocolat préféré. Le résultat est assez peu variable :
- Le premier carré est un réel plaisir, aussi bien du point de vue personnel (petite douceur) qu'au niveau des sensation gustatives.
On en discute un peu et je ressens bien que l'envie de ma patiente est de renouveler ce petit plaisir.
- 2è carré, c'est toujours aussi bon mais on perd finalement une partie du plaisir : la première bouchée est celle qui apporte toutes les sensations, quand on recommence c'est un peu moins sympa parce qu'on sait déjà à quoi s'attendre, ça supprime un peu le charme et l'idéalisation qu'on s'était faîte du carré.
- 3è carré, bizarrement je dirais que déjà la moitié de mes patientes n'en ont finalement pas envie. L'autre moitié est plus difficile à analyser : où est l'habitude, l'envie de me prouver que j'ai tort, ou l'envie réelle tout court.
Toujours est-il qu'à ce jour aucune de mes patientes n'a mangé plus de 5 carrés (même des petits) par réelle envie.

Le fait de replier le papier d'alu et de "ranger" la tablette évite le côté compulsif "je le mange parce que le carré me regarde même si je n'en ai pas envie" mais surtout la liberté de savoir que "si j'en ai envie j'ai l'autorisation d'en manger tant que je veux" est un pas énorme dans l'acceptation de ses sensations. La notion "d'autorisation" ou de "consentement" vient certes de la diététicienne dans un premier temps mais le travail à faire est de petit à petit transformer cette autorisation en un sentiment réel : "si j'en ai envie j'en mangerai et sans culpabiliser"... ça prend du temps, parfois beaucoup de temps, mais c'est malheureusement le travail à fournir face à des années de régimes et d'interdits de toutes sortes : déconstruire pour mieux repartir sur des bases solides, à l'écoute de soi !

jeudi, 29 janvier 2009

Croquez donc le fruit défendu : une tablette de chocolat entière !!!

Pour faire suite à l'article sur le fait de prendre son temps pour manger, cette semaine je vous propose un test concret qui va probablement vous faire plaisir : pouvoir manger l'intégralité d'une tablette de chocolat (oui oui, avec mon consentement) mais avec néanmoins quelques consignes :

Prenez un chocolat qui vous plait vraiment sans vous préoccuper de sa matière grasse ou du sucre ajouté, bref, prenez le meilleur selon vos goûts.

Ouvrez votre tablette, cassez un carré, refermez le papier d'alu, le carton et rangez la tablette.

Dégustez maintenant tranquillement le carré sans rien faire d'autre. Profitez-en donc pour essayer d'analyser ce qui vous plait dans ce goût, ce qui est agréable, ce qui au contraire peut éventuellement vous déplaire (trop fort, trop sucré, ...)

Attendez quelques minutes pour profiter aussi du plaisir de la caudalie (longueur en bouche) et analyser les arômes qui s'éteignent et d'autres qui se révèlent alors.

Quand cet effet a totalement disparu, si vous en avez envie, rouvrez votre placard ou votre tiroir, reprenez un carré de chocolat, rangez la tablette et recommencez.

Continuez, faites-vous plaisir, prenez votre temps et reprenez un carré à chaque fois où vous en avez vraiment envie.

Étonnée ? Donnez-moi vos conclusions dans les commentaires.

Dans tous les cas, on en reparle la semaine prochaine ;-)

jeudi, 26 juin 2008

Les macarons au chocolat

Comme vous le savez, j'attache une grande importance au "plaisir de manger". C'est à mon avis l'un des facteurs clé dans la perte de poids et sa viabilité sur le long terme. On ne peut pas maigrir beaucoup et espérer maintenir le poids atteint si on ne fait que se contrôler en permanence, compter les moindres calories et surtout s'interdire des aliments sous prétexte qu'ils sont trop ceci ou pas assez cela. Je vous en parlais il y a quelques temps dans mon billet sur le chocolat au lait : il faut se faire plaisir avec les aliments qu'on aime et dont on a envie, et non pas ceux de substitut qu'on juge politiquement corrects.


Tout ça m'amène à vous parler d'un autre de mes petits péchés mignons, les très tendances macarons ! J'ai essayé pas mal de recettes, parfois avec plus ou moins de réussite, mais ceux qui crèvent tous les seuils de plaisir, ce sont les macarons au chocolat. Ces petites douceurs outre leur côté craquant et fondants ont surtout l'avantage - quand on les fait soit-même - d'apporter une petite fierté. C'est le genre de dessert qui impressionne par leur beauté, leur simplicité apparente... et leur difficulté de fabrication. Chaque tournée de macarons est unique, est plus ou moins réussie, et c'est en recommençant qu'on arrive petit à petit à se perfectionner. A chaque nouvel essai on prend du plaisir à former ces petites boules sur la plaque de cuisson, à s'appliquer pour qu'ils soient encore mieux réussis que la fois précédente... bref on s'implique vraiment dans cette préparation, on apprend petit à petit à voir quelle quantité de quel ingrédient a quelle répercussion, bref on progresse énormément sur sa manière de cuisiner.

Pour la recette, je crois que je ne suis pas de taille à lutter contre celles du site Pure Gourmandise qui sont justes parfaites et tellement exhaustives !
Et hop voici le lien direct vers celle des macarons au chocolat. Allez, toutes à vos fourneaux :)


jeudi, 24 avril 2008

Chocolat noir ou bien Chocolat au lait ?

J'entends régulièrement parler du chocolat en consultation et ce qui revient le plus souvent c'est "moi je ne mange que du chocolat noir parce que tout le monde sait bien qu'il est plus diététique que le chocolat au lait".  Et là des warnings s'allument en moi et je ne peux m'empêcher de demander à mon patient : "OK mais quel chocolat préférez vous ?" On me répond alors "Eh bien j'adore le nutella, mais..."  ou encore "ya pas photo je préfère le chocolat au lait avec des noisettes caramélisées mais je sais bien que si je commence je mange la plaquette. alors qu'avec le chocolat noir un seul carré me suffit".


Vous l'avez toutes et tous compris : le choix du chocolat se fait en fonction de critères "diététiques" ou "liés à une bonne hygiène alimentaire" mais jamais en fonction de l'envie première et encore moins en fonction du plaisir qu'il procure ! Personnellement je trouve cela grave puisqu'avec tous ces soit disant conseils diététiques on arrive à faire en sorte que les gens choisissent des aliments par dépit, par raison mais plus du tout en fonction de leur instinct, de leur goût, ou de leur envie...

Ce qui est encore plus gênant c'est que ces conseils sont erronés. En effet, le chocolat noir ou le chocolat au lait apportent la même quantité d'énergie, ou presque :

Chocolat noir : pour 100g de produit
- protéines : 7g - glucides : 31g - lipides : 44g soit au total : 548 kcal

Chocolat au lait : pour 100g de produit
- protéines : 6g - glucides : 58g - lipides : 32g soit au total : 544 kcal

Bilan : pas de différence significative !
Le chocolat noir est moins sucré et plus gras ... juste l'inverse du chocolat au lait. Pour ce qui est des chocolats dits "allégés" : méfiez vous car souvent lorsqu'ils sont allégés en sucres ils sont plus gras et inversement. Et du point de vue calorique total : il n'y a pas de réelle différence avec les chocolats non allégés.

Bref : commencez d'abord par vous demandez "de quel chocolat j'ai envie ?" puisque du point de vue énergétique ça ne change rien. Ensuite, faites vous plaisir avec la quantité qui vous conviendra. S'il y a des débordements : pas de panique ! Attendez de ressentir à nouveau la sensation de faim pour manger, comme ça vous n'accumulerez pas trop d'énergie et vous verrez vous vous sentirez mieux (physiquement et psychologiquement).  A vos tablettes ;-)

vendredi, 16 mars 2007

Encore des barres !

Après les barres Kellogg's, c'est au tour de Canderel de vous vouloir vous proposer des petites choses à grignoter !

Je ne passerai pas par 4 chemins, si ces produits apportent une petite amélioration par rapport à leur équivalent "non allégé" en terme de quantité de sucres, de kilocalories... ça reste des barres chocolatées, sucrées et assez grasses avec des ingrédients choisis aussi pour leur faible coût de production (chocolat souvent très moyen).



Si je peux recommander une collation utile, elle est plutôt axée sur un fruit, un yaourt avec pourquoi pas pour se faire plaisir un carré de bon chocolat noir.

Les fruits apportent certes du sucre, mais 100g de fraises c'est entre 30 et 40 Kcal contre 200-300 pour une barre de céréales
Les fruits apportent également au passage des vitamines naturelles, bien assimilées par l'organisme, des fibres alimentaires, ...

Certes il n'y a pas un joli emballage et la conservation est moins aisée, mais l'effort vaut le résultat (ou inversement !).

mardi, 13 mars 2007

Kellogg's Special K : une avant première aux céréales

Bientôt dans vos magasins... encore des nouvelles barres de céréales plus lights, moins riches en graisses, avec plus de fibres, ...

J'ai pu goûter pour vous en avant première les nouvelles barres céréalières Kellogg's : framboise/chocolat et orange/chocolat... sincèrement ? Pas très passionnant. Pas vraiment allégées (10g de lipides au 100g) plutôt sucrées et avec toujours pas mal de sucres simples (35g aux 100g)... rien de très light... d'ailleurs pas de mention "light" ou "allégées" malgré le packaging qui pourrait le laisser penser.


Bref, si vous devez prendre une collation, il y a des tas d'autres aliments bien mieux adaptés (je vous en reparlerai) et si vous cherchez vraiment des barres de céréales, celles là ou d'autres, la différence n'est pas flagrante (hormis le prix bien sûr :)