Hél&è;ne AgeneauHél&è;ne Ageneau, diététicienne diplômée d'Etat

Parce que bien manger est une nécessité !

jeudi, 20 mars 2008

Sauter un repas

Sauter un repas : qu'est-ce que c'est et surtout qu'est-ce que ça n'est pas ?

L'autre jour je demande à une patiente ce qu'elle mange le dimanche matin après une folle soirée de fiesta le samedi soir. Elle me répond qu'elle se force à prendre le même petit déjeuner que le reste de la semaine même si elle n'a pas faim car on lui a dit de surtout "ne jamais sauter un repas".

Je constate alors que les années de magazines de régime et autres témoignages des stars ont bien fait leur travail et que les mythes ont la vie dure... alors il fallait que je vous en parle : Non sauter un repas n'est pas forcément un problème. Mais attention, il faut que nous soyons d'accord sur la définition du saut de repas.

Ça a l'air bête mais personne ne prend la peine de l'expliquer : il y a 2 manières de sauter un repas :
- sauter un repas alors qu'on a faim, parce qu'on n'a pas le temps (travail), pas la possibilité (pas de quoi préparer à manger sous la main) : ça en effet c'est à déconseiller, parce qu'on n'est pas à l'écoute de son corps qui réclame de l'énergie. La conséquence va donc être (je schématise) que le corps va puiser dans ses réserves. Très bien me direz-vous, sauf que comme pour tout régime, le corps à une mémoire, et se souviendra donc de cette petite période de disette... et prévoira donc - dès qu'il aura de nouveau de l'énergie en quantité - une petite réserve supplémentaire d'énergie si jamais un tel coup dur venait à se reproduire.
- sauter un repas alors qu'on n'a pas faim, par exemple parce que vous avez fait des excès la veille. Alors là il n'y a aucun problème : pourquoi voudriez-vous rajouter de l'énergie à votre organisme qui vous dit (par l'absence de faim) qu'il a déjà suffisamment reçu ces derniers temps. Si vous tenez vraiment à manger, alors faites en sorte d'avoir faim, par exemple en commençant par dépenser de l'énergie dans un petit footing matinal...

Bref, là encore ça a l'air peut-être trop simple, mais si vous avez faim mangez, si vous n'avez plus faim, arrêtez de manger et si vous n'avez pas faim du tout, ne mangez pas !

Et vous, comment gérez-vous les lendemains de fête ?

jeudi, 27 décembre 2007

Entre les fêtes la diète ? au secours ma diététicienne...

Vous venez déjà d'enchaîner 3 repas festifs en 2 jours, vous avez dégusté des mets plus succulents les uns que les autres, bu du très bon vin, fait honneur aux cuisinières et cuisiniers, avez profité d'agréables moments de convivialité autour d'une bonne table... et avez un peu de mal à vous en remettre.

Je ne parle même pas du réveillon du 31 qui approche tellement vite que vous vous demandez encore si vous avez une chance d'y survivre :-)

Rassurez-vous, c'est classique, il faut juste profiter de cette petite accalmie (si on l'appelle la trêve des confiseurs ce n'est pas sans raison) pour mettre en place une alimentation adaptée afin de compenser - pas pas trop non plus - les excès des jours précédents.

Avant tout il est important de faire une petite pause en mangeant très léger mais en évitant si possible de sauter des repas. Si vraiment vous n'avez aucune envie de manger, ne vous forcez pas non plus, attendez que l'appétit revienne.
Même si vous pensez avoir mangé en quantité modeste, repensez à l'apéro, aux petits canapés, à la quantité de vin ainsi qu'au contenu de vos assiettes. Du gras, du sucré, de l'alcoolisé... qui a mangé des haricots verts vapeur avec de la dinde sans sauce ? personne ? ah tiens j'aurai cru :)

Bref, voici les aliments à privilégier :
- c'est le moment de les sortir ces fameux haricots verts vapeur,
- si vous avez un peu faim, associez les avec des viandes peu grasses du type jambon blanc, blanc de poulet grillé, ...
- n'oubliez pas la soupe, faites cuire quelques légumes et féculents (pomme de terre) dans un grand volume d'eau et mixez le tout. Relevez à votre convenance et résistez à la tentation d'ajouter de la crème fraîche... ça n'a pas grand intérêt aujourd'hui :)
- profitez aussi des fruits, c'est la pleine saison pour les clémentines, en plus la vitamine C vous donnera ce petit coup de fouet pour vous remettre de tout ça.

Pour vous aider 3 grands associés :
- le sommeil : hé oui la digestion devient plus difficile quand on est fatigué
- le sport : ne vous ruez pas dans une salle de sport vous n'en avez aucune envie, par contre profitez de petits moments de repos pour aller marcher au frais : le froid vous fait consommer des calories.
- buvez... de l'eau, du thé, de la tisane, cela aide à éliminer les toxines accumulées dans votre organisme.

Si de votre côté vous avez d'autres idées dont vous voudriez faire profiter les lecteurs de ce blog, n'hésitez pas à le faire savoir via les commentaires.
D'ici jeudi prochain, amusez-vous bien !

jeudi, 6 décembre 2007

Le foie gras : je ne peux pas ! Mais non, mais non il ne faut pas vous en priver !

Aliment de fête et de plaisir par excellence, le foie gras est souvent synonyme d'interdiction du point de vue des personnes qui souhaitent perdre du poids. Cette vision aussi négative n'a pas lieu d'être.

Bien sûr, le foie gras, comme son nom l'indique, est un aliment riche en lipides (45%) MAIS ses graisses sont majoritairement des acides gras insaturés, dont un assez connu : l'acide linolénique communémment appelé "oméga 6". Ces acides gras sont très intéressant pour la santé car ils permettent d'abaisser le "mauvais" cholestérol et participent au bon fonctionnement du système cardio-vasculaire (avec son homologue : l'oméga 3).

Le foie gras est une très bonne source de fer (6mg/100g), comme tous les abats. Il contribue donc à prévenir d'éventuelles carences, observées assez souvent chez les femmes. Il participe à la lutte contre la fatigue chronique de l'hiver, contre les anémies qui ont souvent pour origine un déficit en fer et +/- en protéines.

Etant donné son poids énergétique (467kcal/100g), la modération quantitative est recomandée ; surtout s'il est suivi par d'autres mets de saison. En revanche, se l'interdire n'est pas une bonne chose.

Plutôt que de le consommer avec uniquement des toasts, préférez-le présenté avec une touche de chutney aux figues ou bien une compotée d'oignons, quelques feuilles de mâche ou de mesclun, une ou deux tranches de pain d'épices ou de pain dit spécial (poilâne, seigle, épautre, aux céréales ...) légèrement grillées et quelques grains de raisin.  Cette assiette colorée vous permettra de ressentir en bouche une variété de textures et de saveurs ... A vous de choisir votre association. Bonne réflexion et bien sûr bon appétit !