Hél&è;ne AgeneauHél&è;ne Ageneau, diététicienne diplômée d'Etat

Parce que bien manger est une nécessité !

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jeudi, 19 octobre 2017

Recettes de l'atelier de cuisine "J'aime mes Salariés"

J'ai eu la chance d'animer le 12 octobre dernier à Talence un atelier de cuisine un peu particulier. Le contexte de la journée "J'aime mes Salariés" est de montrer très concrètement ce qu'il est possible de faire dans le cadre de l'entreprise pour y introduire les notions de bien être au travail, de convivialité, d'état d'esprit positif... Et l'une des premières choses qui vient à l'esprit des gens lorsqu'on aborde le sujet, c'est l'alimentation : comment transformer le sandwich pris "en speed devant l'écran" en moment à la fois satisfaisant pour l'employé et intéressant pour l'employeur. Tout le monde est gagnant si l'employé et l'employeur réussissent à transformer ce moment en quelque chose d'agréable, un moment de partage, d'échange inter-employés, d'alimentation équilibrée et rassasiante ... c'est donc tout l'intérêt de l'employeur de faciliter la mise en place de ce processus.

Concrètement donc, j'avais envie de proposer quelques recettes simples, rapides à préparer, qui peuvent aussi bien être individuelles (je prépare pour ma gamelle), que pour plusieurs personnes (je prépare pour moi ET mes collègues, à charge de revanche la prochaine fois), qu'à préparer sur place ensemble en peu de temps (chacun emmène quelques ingrédients ou alors on tourne d'une fois sur l'autre).

C'est ainsi que les 3 binômes de cet atelier ont préparé 5 recettes, en quelques dizaines de minutes et pour plusieurs dizaines de personnes, les quantités étant prévues pour "50 bouchées" par recette.

Mission réussie haut la main et fort appréciée de l'assemblée de la journée J'aime mes Salariés qui ont dégusté les préparations quelques minutes plus tard pour le déjeuner !

Voici la liste des recettes préparées :

Houmous et bâtonnets de cruditésHoumous et bâtonnets de crudités

 

Rillette de radis et crackers aux graines (à gauche)

 

Rillette de thon sur rondelles de courgette

 

Brochettes de Tomate/Mozzarella marinée

 

Brochette Pomme/Roquette/Jambon cru

 

J'avais également prévu des Champignons farcis au fromage mais il nous manquait un binôme pour l'éxécution de la recette.

Toutes les recettes sont ici en PDF : Atelier_cuisine_12_octobre_-_recettes.pdf

Les objections courantes sont le manque de temps mais surtout le manque d'espace et de matériel. Cela m'amène du coup à partager avec vous la petite histoire de cette journée. Il était prévu que j'aurai à disposition une partie de la cuisine collective de la crèche du Chateau de Thouars où se déroulait l'évènement. La communication ayant visiblement eu un peu de mal à passer, lorsque j'ai débarqué à 8h du matin avec mes légumes et mes couteaux, on m'a refusé l'usage de la cuisine... l'équipe de choc de Feel Good Manager s'est démenée et m'a trouvé... la petite cuisine de l'association Talence Innovation à quelques mètres du chateau, imaginez un petit local de quelques dizaines de mètres carrés avec une toute petite cuisine de la taille de celle qu'on trouve en général dans un appartement. Côté équipement : pas de four, pas de plaques de cuisson ! Finalement quoi de plus représentatif des conditions réelles des salariés ? Et pourtant dans ces conditions nous avons réussi à préparer dans la bonne humeur de quoi nourrir une cinquantaine de personnes !

 

La cuisine de Talence Innovation

Votre entreprise est intéressée par ce type d'atelier ? N'hésitez pas à me contacter. Nous pourrons discuter de la manière de mettre ça en place en fonction de vos envies et de vos besoins.

Et une fois de plus, merci à Olivier Bouillaud pour les photos !

jeudi, 6 juillet 2017

Recette de curry végétarien rapide

Recette simple et rapide pour un soir en semaine : le curry de légumes. 

Faire cuire à la vapeur 10 à 15 minutes : 2 courgettes, 2 carottes, 3 pommes de terre. Pendant ce temps, dans un wok ou une sauteuse, faire cuire dans de l'huile d'olive ou de l'huile de coco, un oignon, des épinards surgelés et des petits pois surgelés. Ajouter un verre d'eau chaude et couvrir. Laisser cuire 5 minutes. 

Ajouter les légumes cuits à la vapeur, les épices de curry, 20cl de crème de coco, de la coriande (fraiche ou surgelée), saler. 

Goûter, rectifier l'assaisonnement et servir. Bon appétit !

Variante : Vous pouvez ajouter des pois chiches à cette recette, remplacer la pomme de terre par de la patate douce ou d'autres légumes secs. Vous pouvez aussi accompagner ce curry avec du quinoa ou du riz basmati. 

jeudi, 15 janvier 2015

Cuisiner c'est pas compliqué

riz-brocoli-saucisse.jpgOn a toujours fait croire que cuisiner c'était quelque chose de complexe, qui prend du temps, qui nécessite une recette, des essais, ... et ça n'est pas la vague d'émissions télé sur la cuisine qui arrange les choses : "vous avez 3 heures pour faire un gâteau parfait", "2 heures pour un plat d'exception".... STOOOOOOOOOOOP...

Moi j'aime bien aussi "vous avez 17 minutes pour un diner tout bête mais un minimum équilibré sachant que vous devrez inclure dans ce temps un changement de couche, répondre à un coup de fil d'une copine et faire la vaisselle car la casserole sur laquelle vous comptiez est restée dans l'évier depuis hier soir !"

Non mais c'est vrai, on n'est pas tous des top chefs en puissance, dans une immense cuisine de rêve, avec un commis pour la pluche et un autre qui nettoie tout :)

Bon faisons du concret autour de ce constat simple : légumes et féculents n'ont pas des temps de cuisson très éloignés...

Mise en pratique :

1/ faire bouillir un grand volume d'eau, y mettre un peu de sel.

2/ pendant que l'eau chauffe, détailler un brocoli (frais) en fleurettes (le couper en morceaux quoi).

3/ mettre la quantité de riz qui vous plait dans l'eau bouillante puis y ajouter les brocolis.

faire-cuire-riz-legume-en-meme-temps.jpg

4/ si ça vous dit, utilisez le temps pendant lequel ça cuit (une dizaine de minutes) pour gérer la couche, la copine... ou pour améliorer un peu la recette, genre émincer (couper) un oignon et mettre les morceaux dans l'eau aussi.

5/ égouttez et mangez. Si personne ne vous regarde et que vous avez très faim, vous pouvez même manger directement dans la casserole !

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- Au lieu de saler l'eau au départ vous pouvez ajouter un peu de sauce soja après l'égouttage. Si vous n'avez pas de couche à changer ou de copine au téléphone vous pouvez en profiter pour faire revenir des lardons ou des rondelles de saucisse dans une poêle ou faire une petite omelette pendant que le riz/les légumes cuisent.

- Vous pouvez remplacer le riz par des pâtes, les brocolis frais par des surgelés (reportez-vous alors au temps de cuisson conseillé sur les emballages). Selon la saison vous pouvez aussi remplacer les brocolis par des carottes, des petits pois frais, ...

- Avec l'expérience vous deviendrez maitres et maitresses du temps de cuisson, pour savoir à quel moment mettre quels aliments, genre commencer la cuisson du riz, faire cuire 5 minutes puis seulement alors ajouter un légume qui cuit vite (des tomates ?)

Ainsi de suite, vous voyez on peut sortir un plat sympa, équilibré (légumes, féculents, protéines, ...) sans y passer trois plombes. Ça laisse ensuite plus de temps pour bouquiner, papoter autour d'une tisane, écrire un billet de blog...

Je pense qu'il y a un temps pour tout, j'adore passer 3 heures pour faire ce fameux gâteau parfait, mais le soir en semaine, il y a des jours où j'ai surtout faim et besoin de sustenter cette faim, et je vous assure qu'il y a des moyens de faire ça plutôt correctement (n'en déplaise aux puristes), sans y passer 3 heures ni passer par la case plat tout prêt.

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jeudi, 18 septembre 2014

Gaufres salées

gauffres-salees-06-pretes-a-manger.jpgAujourd'hui je vous propose une recette de gaufres salées. Sisi :-). En même temps, vous me connaissez un peu. Détourner une recette ou ajouter des légumes dans une recette qui n'en contient pas de prime abord, c'est ce que j'aime.

Si vous souhaitez tester, vous allez avoir besoin de (pour au moins 4 personnes) :

250g de farine, 3 gros œufs (ou 4 petits), 1cc de levure de boulanger sèche, un verre de lait, 65g de beurre fondu, 2 petites carottes, 1 courgette, 4 tranches de jambon blanc, Une poignée de fromage râpé, de l'estragon, du sel et du poivre.

Réalisation :

Dans un ramequin, verser une partie du lait et le faire chauffer (40°C maximum). Ajouter la levure et laisser reposer 10 minutes le temps qu'elle s'active.

Pendant ce temps, dans un saladier déposer la farine, les œufs entiers, le beurre et mélanger bien (pour ma part, je le fais au robot). Ajouter la levure puis le lait et mélanger jusqu'à obtenir une pâte bien lisse et plus épaisse qu'une pâte à crêpes. Si besoin, rajouter un peu de lait ou d'eau pour obtenir la consistance désirée.

gauffres-salees-01-preparation.jpg

Laver, éplucher et râper gros les légumes et l'estragon. Les ajouter à la pâte. Râper ou hacher grossièrement le jambon blanc et l'ajouter à la pâte avec le fromage râpé. Saler, poivrer. Goûter. Rectifier l'assaisonnement si besoin. Laisser reposer au moins 30 minutes (idéal 1 heure).

Faire chauffer votre gaufrier. Le mien étant sans revêtement téflon, je mets une demi cuillère à café d'huile dans chacun des moules une fois que l'appareil est bien chaud. Déposer 2CS de pâte à gaufres dans chacun des moules et faire cuire 3 à 5 minutes selon votre appareil. Continuer jusqu'à avoir votre saladier vide :-).

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Déguster avec une salade verte en guise de dîner.

S'il vous en restent, les garder et les réchauffer au grille pain pour les consommer à nouveau chaude mais aussi croustillantes. Sinon, elles se ramollissent.

Bon appétit !

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PS : c'est un bon moyen de faire manger des légumes aux enfants car la courgette ne se voit presque pas et la carotte donne un léger goût sucré qui est très agréable.

jeudi, 4 septembre 2014

La ruche qui dit oui : premier retour


Il y a un peu plus d'un an je vous parlais de la Ruche qui dit OUI, un système pour mettre en relation petits producteurs et consommateurs en limitant les intermédiaires.

Je voulais vous donner plus de détails sur le fonctionnement... mais malheureusement, faute de local pour réceptionner les produits, la Ruche d'Arès (là où je travaille) n'avait pas réussi à ouvrir. Le projet a capoté mais a été repris et cette fois ça y est, depuis juillet, la Ruche est ouverte et fonctionne !

Voilà donc concrètement comment ça se passe de l'intérieur :

ruche-head.jpg

- pour la Ruche d'Arès, il y a les livraisons tous les 15 jours, les mardis. 8 jours avant (donc le lundi d'avant) les ventes commencent sur le site dédié.
- chaque producteur a renseigné une liste de produits (avec photos) qu'il peut proposer et le tarif associé. Exemple : M. X producteur de légumes indique qu'il peut livrer des aubergines blanches à 1,39€ le kilo, des tomates roma à 1,99€/kg, des concombres à 99 centimes pièce... (prix au pif)
- le client (l'abeille, c'est à dire vous et moi) pouvons consulter la liste de tous les produits proposés par tous les producteurs inscrits. Ainsi pour l'instant je trouve que le producteur de fruits et légumes bio est très cher mais il y a un producteur en "agriculture raisonnée" qui a des tarifs et des produits que je trouve plutôt convaincants (en attendant l'aller visiter son exploitation d'ici peu normalement).
- Je fais donc mes emplettes comme sur un site de supermarché en ligne : 2 kilos de ci, 3 unités de ça, 1 pot de ceci... j'ai un panier virtuel avec un total, bref rien de très dépaysant.
- le paiement se fait en ligne, par carte bancaire.
- comme nous sommes dans un petit système, il peut y avoir des aléas, par exemple 1 seul kilo de légumes commandé par toutes les abeilles pour un producteur qui habite à 100 kilomètres... ça n'est pas très pertinent qu'il se déplace (bilan carbone et pas rentable pour lui) donc finalement les produits peuvent ne pas être livrés (auquel cas ils ne seront pas débités de la carte bancaire).
- quelques jours avant la livraison la vente est arrêtée (le samedi pour moi), on a alors la confirmation que tout sera bien livré (ou pas, mais ça ne m'est encore jamais arrivé, ça reste rarissime quand la Ruche tourne correctement).
- le jour de la livraison, les producteurs se regroupent à l'endroit mis à disposition par la reine de la Ruche (qui cherche aussi les producteurs, gère la relation avec les abeilles...) et sur une plage horaire définie les abeilles viennent chercher leur produit. Pas d'échange d'argent vu que tout est déjà payé. C'est l'occasion de discuter un peu avec les producteurs, de voir les produits qu'on n'a pas soi-même acheté pour se faire un avis...

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Alors mon retour d'expérience ?

Franchement je suis enchantée. D'abord parce que ça me permet de retrouver des légumes sympa et goûteux, moi qui n'ait pas trop le temps en semaine d'aller au marché. Là les horaires sont un peu plus compatibles avec la vie de quelqu'un qui travaille. Après je trouve sympa d'avoir un contact direct avec le producteur mais surtout d'avoir accès à des produits plus rares ou qui se conservent éventuellement moins (et qui sont donc bannis des supermarchés) : le producteur sait avant de quitter son exploitation combien il doit en apporter et que tout sera vendu. Il peut donc proposer des choses plus atypiques. C'est là qu'on se rend compte aussi de la pauvreté de nos hypermarchés. On a des fruits exotiques qui ont fait le tour de la terre mais pas 2 sortes de carottes différentes pourtant bien produites localement. Probablement parce qu'une carotte jaune ou violette et non pas "orange parfait" reste 3 jours invendue dans un hyper et finit à la poubelle... le chef de rayon n'en rachètera plus jamais par la suite...

Voilà donc un de mes retours de Ruche, un mardi soir d'août :
ruche-panier-legumes.jpg
Panier issu de ma commande à la Ruche d'Arès

Plutôt sympa non ? La tomate n'est pas rouge parfaite et sans défaut, les carottes font envie, la salade a l'air vivante, ... C'est bon, c'est original, ça fait vraiment plaisir !
Ce que j'aime aussi c'est vraiment la liberté dans le choix des produits. Je n'ai jamais sauté le pas du panier "AMAP", où en gros il faut s'engager à prendre X kg de légumes (souvent non choisis) par semaine ou quinzaine. Pour ma part je n'ai pas une vie "linéaire", mes envies changent beaucoup et je n'ai pas envie d'entasser des kilos de tomates qui se conservent pas très bien ou de me forcer à les manger (c'est un peu contre mes principes diététiques :-) Là au moins si je sais que je vais avoir peu de temps pour cuisiner, que je ne suis pas là les week-end, je fais une petite commande de produits qui se conservent ou carrément je "saute" une livraison. Pas d'obligation, on achète ce qu'on veut quand on veut. Bref j'adore.

Du côté des éléments moins drôles j'ai repéré 2 points importants :
- les prix. Une amie m'a indiqué que c'était normal au début de la vie d'une Ruche et que ça s'améliorait ensuite. Je suis tout à fait disposée à rémunérer correctement les producteurs en échange de bons produits mais il ne faudrait pas qu'ils assimilent le concept de la Ruche à celui du "il n'y a plus 50% de marge à filer à l'hypermarché, alors je vends au même prix que d'habitude et je garde la marge pour moi". J'espère que ça se stabilisera mais j'ai vu des pommes de terre bio à des prix totalement délirants... il ne faudrait pas abuser non plus.
- ça va en faire rire certains, mais qui dit légumes moins torturés aux produits chimiques et cueillis à maturité dit moins bonne conservation. Une commande tous les 15 jours = il faut être judicieux dans ses choix et ses quantités. Au bout de 15 jours les tomates cueillies déjà mûres au départ risquent d'être dans un sale état. Même chose : ne préjugez pas trop de la taille de votre frigo. J'ai la "malchance" de n'avoir aucun endroit frais dans mon appartement (autre que le frigo) donc tout légume qui ne rentre pas dans le frigo est forcément entre 20°C (l'hiver, et encore sans chauffage) et 27°C (l'été). Si vous êtes dans un cas similaire, allez-y progressivement, avec des petits paniers, quitte à compléter entre temps par des achats "hors Ruche" histoire de ne pas risquer devoir jeter des produits qui ne se conserveraient pas. Au passage on pourrait croire que 15 jours entre les livraisons c'est éloigné, mais je trouve que c'est un bon rythme, car finalement le processus prend un peu de temps (choisir ses produits, vérifier que tout sera livré, aller chercher sa commande) donc c'est pas mal que ça ne soit pas trop souvent. Au moins ça force à réfléchir un peu sur le contenu de son panier et ensuite c'est fait pour 15 jours.

Vous l'aurez compris, j'aime beaucoup le principe, n'hésitez donc pas à voir si vous avez une ruche près de chez vous ou pourquoi pas à en monter une s'il n'y en a pas et surtout si vous avez déjà testé, je veux bien vos avis dans les commentaires.

jeudi, 16 janvier 2014

Comment ma mère nous a fait aimer le céleri boule ?

Comme bon nombre d'enfants, avec mon frère et ma sœur nous n'aimions pas tous les légumes, loin de là. En hiver la cuisine était un vrai casse-tête pour ma mère car le choix de légumes de saison n'était pas aussi important qu'en été. A l'époque nous ne connaissions pas ou nous n'avions pas à notre table les potirons et autres courges, les topinambours, les légumes surgelés ...  Entre celui qui n'aimait pas les poireaux, l'autre les carottes cuites, le suivant le choux fleur ou les endives ... Bref, cuisiner pour une famille nombreuse en évitant les "berk", les "j'aime pas", ou les "je ne veux pas goûter" n'était pas évident.

Bien évidemment, chacun de nous à continué à ne pas aimer certains légumes mais à force d'essais, de combines, d'astuces et d'entrainement de nos papilles, nous avons fini par apprécier certains légumes honnis. C'est le cas du céleri boule. Il n'est pas devenu notre aliment préféré (il ne faut pas pousser non plus) :- mais lorsqu'il arrivait à table sa dégustation était possible.

Voici la recette qui à tout changé : 

Prendre un céleri boule : le laver et l'éplucher. Le couper en dés (de la taille de ceux des pommes de terre rissolées).  Faire cuire durant 10 minutes environ dans de l'eau chaude additionnée de bouillon cube de volaille (ou de légumes). Bien égoutter. Le céleri doit être cuit (pointe du couteau qui s'enfonce facilement) mais pas trop. Il doit garder un peu de fermeté. 

Mettre à chauffer une bonne noix de beurre dans une sauteuse ou une poêle. Une fois chaude, verser les cubes de céleri. Laisser dorer 10 minutes environ. Ajouter du persil, de l'ail ou tout autre aromate de votre choix.

Servir avec un steak haché. Voici donc le menu du mercredi midi qui nous a ouvert les yeux (et les papilles) à autre chose que de la purée de pomme de terre :-)

Et vous comment le préparez vous ? Comment le faites-vous aimer à vos enfants ?

jeudi, 28 novembre 2013

Risotto au potimarron et au poulet fumé

Voici une recette faite avec un légume de saison : le potimarron. Cette fois, j'avais envie de le cuisiner de manière différente des recette classique (soupe, purée, tarte). Un peu de recherche et je suis tombée sur une recette sur le site du journal des femmes que j'ai adaptée à ma sauce. Eh oui, j'ai toujours du mal à appliquer une recette à la lettre...

risotto-potimarron.jpg

Pour 6 personnes, il vous faut : 

- 300g de riz (en principe du spécial risotto mais cette fois je l'ai fait avec du riz basmati, je vous expliquerais pourquoi dans un article à venir. teasing, teasing ...:-))

- un beau potimarron (600-800g de chair)

- 1 litre de bouillon de volaille

- 400g de poulet cuit et fumé (il est vendu au rayon des poulet PAC, j'ai utilisé les deux cuisses et les deux hauts de cuisses), vous pouvez utiliser du poulet nature (et/ou le faire cuire vous-même) mais le goût sera forcément différent.

- un gros oignon jaune

- 60g de parmesan

- 2CS de crème fraiche épaisse

- du poivre et du sel si besoin

Laver et éplucher avec un économe le potimarron. Le vider de ses graines puis le couper en gros dés. Déposer ces dés dans un saladier et faire cuire à couvert au micro-onde durant 15 minutes, à puissance maximale, en remuant régulièrement. Les morceaux doivent être cuits mais pas réduits en purée (=conserver un peu de fermeté).

Laver, éplucher et émincer finement l'oignon. Dans une grande sauteuse, faire chauffer 2 à 3CS d'huile d'olive. Ajouter l'oignon émincé. laisser cuire jusqu'à ce qu'il soit translucide. Ajouter le riz et bien mélanger. 

Pendant ce temps, faire bouillir 1 litre d'eau. Lorsqu'elle bout y ajouter 2 bouillons cube de volaille. Verser 500ml de ce bouillon sur le riz/oignon. Laisser mijoter jusqu'à absorption complète de l'eau. Goûter le riz et si besoin, rajouter du bouillon autant de fois que nécessaire pour obtenir un riz bien cuit. (vous n'aurez peut-être pas besoin du litre de bouillon, mais au cas où ...)

Pendant que le riz cuit, prélever la chair sur les cuisses et hauts de cuisses du poulet fumé. Laisser de côté le gras, les os, la peau et ne conserver que le blanc qui sera coupé en petits morceaux.

Une fois le riz cuit, ajouter les gros dés de potimarron, les morceaux de poulet fumé, la crème et le parmesan. Mélanger le tout (le potimarron va un peu s'écraser ce qui donnera une couleur safran au risotto). Poivrer. Goûter et si besoin, ajouter du sel. 

Bon appétit !

jeudi, 31 janvier 2013

Poireaux et endives au jambon revisités. Les enfants vont aimer !

endives-poireaux-jambon-cannelloni01.jpgToujours en lien avec le thème de "comment faire aimer des légumes aux enfants ?" Voici une recette à base de poireaux et d'endives, qui a conquis mon neveu et ma nièce pourtant réfractaires à tout légume vert ou fibreux. La recette de base sur laquelle je suis partie est la traditionnelle "endive roulée au jambon". Mais comme à mon habitude : revisitée. Cela donne des cannellonis fourrés avec de l'endive et poireaux émincés finement ainsi que des dés de jambon. Le tout gratiné, bien sûr. Bref, l'idée est de "cacher" l'endive et le poireau. Ils sont aussi coupés en très petit morceaux pour limiter la sensation fibreuse. L'idée est également de les associer à un aliment que presque tous les enfants aiment : des pâtes. Des pâtes de forme amusante car les cannellonis sont des gros tubes. 

Si vous souhaitez essayer, voici la recette : 

1 paquet de cannellonis, 4 endives, 1 petit poireau,1 oignon, 6 tranches de jambon blanc, du gruyère râpé, de la crème épaisse, du sel ou un bouillon cube, du poivre.

Laver et couper en très petits morceaux les endives et le poireaux. Laver et émincer également finement l'oignon. Dans une poêle, faire chauffer 2CS d'huile (Olive, Tournesol, ... selon vos goûts), ajouter l'oignon et le faire suer quelques minutes. Il doit devenir translucide. Ajouter ensuite les endives et le poireaux. Laisser cuire à feu moyen à doux durant 15-20 minutes en remuant régulièrement. Les endives vont rendre du jus et l'ensemble des légumes va cuire dedans. 

Couper les tranches de jambon en petits morceaux et les ajouter aux légumes. Saler ou émietter un bouillon cube, poivrer et goûter pour vérifier l'assaisonnement. Il est possible d'ajouter des épices comme du curry, du cumin, un mélange 4 épices, de la muscade, des épices à colombo ... Tout dépend de la sensibilité et des goûts de vos enfants. Pour ma part, j'ai mis un peu de curry.

Ajouter 1CS de crème épaisse et bien mélanger. L'ensemble endives/poireaux doit être complètement cuit avant de les mettre dans les cannellonis. Si 20 minutes n'est pas suffisant, laisser encore cuire 10 minutes. L'idée est que ces légumes soient les plus "fondants" possible.  

Un fois les légumes cuits, fourrer la préparation dans les cannellonis. A vous de voir comment. Personnellement mon cœur balance entre "à la petite cuillère" et "avec les doigts". Déposer ces dernier dans un plat à gratin préalablement huilé ou beurré. Une fois tous les cannellonis remplis, Verser les reste de jus de cuisson.

Ca n'est pas obligatoire mais c'est plus sympa ensuite de recouvrir de béchamel... Moi je fais une béchamel légère,c'est-à-dire, diluer 1CS de farine dans 250ml de lait dans une casserole et - sans cesser de remuer - faire chauffer à feu moyen jusqu'à ce que le mélange épaississe. Saler, ajouter de la muscade et verser sur les pâtes. Ajouter du gruyère râpé et faire cuire à four chaud (180-200°C) durant 30 à 45 minutes. 

Servir et jouer au jeu de "devinez ce qu'il y a dedans". Il vaut mieux faire goûter aux enfants, leur demander s'ils aiment et seulement après leur dire ce qu'il y a dans le plat.
Par contre, essayez d'éviter de mentir car cela n'aidera pas l'enfant à savoir ce qu'il aime vraiment ni à comprendre qu'il n'aime pas l'endive en gros morceaux mais que si elle est coupée et associée cela est bon. Il est nécessaire, d'après moi, d'apprendre aux enfants qu'on peut aimer un légume cuisiné d'une certaine manière mais que cela ne veut pas dire qu'ils aiment toutes les préparations faites avec ce même légume. Il est important de leur apprendre (et à vous de comprendre) qu'on ne leur demande pas une adhésion pleine et entière. Il ne sont pas obligés d'aimer "la courgette", c'est-à dire la courgette sous toutes ses formes. Il peuvent l'aimer en soupe et c'est tout. Cela leur permettra d'apprendre à ne pas rejeter tout plat à base de courgette parce que, par principe, comme il y a de la courgette, ça ne peut pas être bon. Cela leur permet d'apprendre les nuances et de les guider pour s'approprier leurs goûts : "j'aime ça de cette manière mais pas de celle-ci".

Quelques photos de la préparation :

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Et vous, que faites vous ? Donnez-moi vos recettes dans les commentaires.

J'aimerai bien savoir si vous avez des astuces du même genre.

jeudi, 20 décembre 2012

Comment contrer les défauts des légumes pour les faire aimer aux enfants ?

Comme je vous le disais dans un post précédent : sachez reconnaître les bons côté et les moins bons côtés des légumes afin de gommer les "mauvais" côtés et sublimer les bons.

Quels sont les aliments qui sont rejetés presque systématiquement par les enfants ? Et, pourquoi ? En vrac : épinard, céleri branche, salsifis, poireau, chou-fleur, choux de Bruxelles, navet, pâtisson, endive ... Les raisons principales : l'absence de goût, la texture désagréable (fil plein la bouche), l'amertume.

Comment les faire mieux aimer ? Contrer leurs défauts.

L'Amertume : le sucre cache bien ce goût qui est souvent intolérable chez les papilles neuves de nos chers têtes blondes. Un seul moyen : jouer avec le sucré/salé. Poêler des endives ou des navets OK, mais ensuite déglacer au vinaigre balsamique et ajouter du sucre ou du miel. Encore plus loin, dans l'endive c'est le trognon qui est le plus amer. Prenez alors l'habitude de le retirer systématiquement. Pour les navets, seuls les navets de fin de saison et plus tout jeunes ont un goût marqué dans l'amer. Consommez-en en début de saison (plutôt automne-hiver), les plus jeunes de préférence et vous aurez moins de travail de camouflage.

L'Absence de goût : ce qui donne du goût, c'est le gras car il plaque les saveurs sur nos papilles. La salive étant constituée majoritairement d'eau et si on se souvient de ses cours de chimie du lycée (je sais c'est un peu loin), on sait que l'eau et le gras ne se mélangent pas sans un adjuvant spécial. Partant de ce principe, un aliment constitué d'eau restera moins longtemps en bouche qu'un autre qui contiendra du gras. Concrètement, des haricots verts vapeur auront moins de saveurs que les mêmes qui sont ensuite poêlés dans une noix de beurre. Ce n'est pas anti-diététique, c'est juste de la chimie. Du coup, pour contrer le manque de goût usez de beurre, de crème, d'huiles, de noix, noisettes, ... en plus des épices et herbes aromatiques.

La Texture désagréable : un seul moyen, modifier la texture. Plus clairement, mixez, moulinez ... et passez le tout au chinois, au tamis, à la passoire ... Si cela est compliqué, pensez miniature. Un poireau à la vinaigrette ou coupé en gros tronçons dans un pot-au-feu, va être moins bien accueilli qu'un poireau émincé finement et cuisiné dans du beurre (fondue de poireau, tarte aux poireaux). Pensez également : jeune. Les fibres des légumes deviennent plus dures chez les vieux légumes. Au contraire, les légumes jeunes (souvenez vous des premières carottes, premiers petits pois ...) ont des fibres plus douces, plus molles. Leur texture sera donc moins repoussante ou du moins moins présente.

Et vous, quelles sont vos astuces pour faire aimer les aliments qui ont une mauvaise presse ? 

jeudi, 22 novembre 2012

Aliments insipides ? Une solution : les associer !

haricots-verts.jpgQui n'a pas fait la moue, adulte ou enfant, en voyant arriver une assiette d'épinard à l'eau, de courgette bouillie, de salsifis vapeur ? Peut-on pour autant dire que ces aliments sont mauvais ? Non, pas vraiment. Tous les goûts sont dans la nature bien sûr, mais il se trouve aussi plus simplement que certains aliments, seuls, ne véhiculent pas beaucoup de saveurs et que certaines cuissons ne sont pas toujours appropriées.

Je m'explique plus clairement. Reprenons l'exemple des courgettes. Ce légume n'a pas un goût très prononcé. Si on le cuit à l'eau, étant donné que lui même en contient beaucoup et que les lipides y sont naturellement absents, les saveurs partent dans l'eau de cuisson. A la fin, dans l'assiette, il ne reste donc  plus que l'enveloppe. Malgré l'adjonction de sel ou d'épices, le résultat final sera bien souvent médiocre, ou tout simplement sans intérêt. Sachant cela, on évitera donc la cuisson à l'eau pour cet aliment seul. En revanche, mélangé, et en veillant à utiliser également l'eau de cuisson, comme dans un potage ou pour la réalisation d'une purée courgette/pomme de terre, cette cuisson pourra être maintenue. Pour le reste, on optera majoritairement pour une cuisson à la poêle, au four, au micro-onde sans eau ajoutée. 

En gros, ce que je suis en train d'essayer de vous dire, c'est que la cuisine de légumes c'est un peu comme savoir quelle coupe de vêtement convient mieux à quelle style de silhouette. Si on souhaite se mettre en valeur, on choisira de préférence des couleurs qui nous flattent, des coupes qui nous amincissent, grandissent, grossissent ... en fonction de l'effet recherché. Il en est de même pour la cuisine. Il s'agit de trouver le mode de cuisson, les herbes et épices, les autres ingrédients de la recette qui mettront l'ensemble de nos papilles en pâmoison. C'est exactement l'effet recherché chez les parents qui essayent de faire manger des légumes à leurs enfants. On essaye de mettre en valeur l'aliment "disgracieux" afin de faire en sorte que l'ensemble du plat soit bon en bouche. 

Apprenez donc à reconnaître les bons côté et les moins bons côtés des légumes afin de gommer les "mauvais" côtés et sublimer les bons. Un point important car il sous-entend : ne pas consommer l'aliment "disgracieux" seul. C'est l'association qui va le sublimer. 

Reprenons l'exemple de la courgette. Précuite à l'eau bouillante salée (dite "à l'anglaise") puis consommée en gratin, avec une béchamel à la muscade, des lardons fumés et du fromage, la courgette sera beaucoup mieux mise en valeur que toute seule cuite à l'eau et mangée telle quelle. 

Pour les épinards, les salsifis, les navets, la polenta ... Je suis sûre que vous avez pleins d'idées pour les sublimer. Si vous souhaitez les partager, n'hésitez pas. La suite est à vous.

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