Hél&è;ne AgeneauHél&è;ne Ageneau, diététicienne diplômée d'Etat

Parce que bien manger est une nécessité !

Mot clé - régime

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jeudi, 14 mai 2009

Alli / Orlistat / Xenical : la nouvelle pillule miracle pour perdre du poids ?

On en parle partout « Alli » serait un nouveau produit révolutionnaire pour vous aider à maigrir !
Déjà, derrière ce genre d’affirmation il faut toujours se méfier. Tout ce qui a l’air trop beau pour être vrai… est rarement vrai !

Mais avant de se prononcer, rentrons un peu dans les détails.
Alli est le nom commercial de l’orlistat, un produit qui existe déjà depuis pas mal de temps, et qui est aussi disponible sous le nom de Xenical. La nouveauté ? Depuis janvier 2009 ce produit a reçu l’autorisation de vente libre, sans prescription d’un médecin.

Le principe de ce produit ? Il se rapproche du chitosan dont je vous ai déjà parlé il y a quelques mois dans mon article sur Fat-Absorber, à savoir empêcher l’absorption des graisses par l’organisme. Si vous aimez les détails, en pratique la molécule bloque une enzyme qui sert à la dégradation des graisses afin d’éviter leur assimilation. Du coup ces graisses sont éliminées dans les selles.

Je vous rassure l’intégralité des graisses n’est non plus éliminée, selon le dosage ça varie entre 25% et 30%. Donc en gros en mangeant 4 boules de glace, votre organisme n’assimile les graisses que de 3.

Le principe semble intéressant mais comme d’habitude certains points me font tiquer :
Tout d’abord il est principalement dédié aux personnes obèses où en fort surpoids, ceux dont l’IMC est supérieur à 28 k/m², ce qui représente par exemple 1m65 pour 77 kilos. Aujourd’hui la communication autour du produit semble laisser penser à une « pilule minceur pour tout le monde » (photo de pèse personne dans la salle de bains). En réalité il s’agit bien d’un médicament, et donc au même titre que les autres, à n’envisager que sur « besoin médical » avéré, qu’il soit en vente libre ou non.
Comme pour tout produit actif, les effets secondaires ne sont pas anodins : troubles digestifs et intestinaux - et je ne rentre pas dans les détails - on a vu plus agréable !

Par ailleurs il est recommandé d’avoir alors un régime hypocalorique. Comme pour le chitosan cela ne simplifie pas son utilisation ni l’évaluation de ses résultats : où est l’impact du médicament et celui du régime alimentaire ?

A l’arrêt du médicament, même si vous maintenez le « régime », il semblerait qu’une reprise de poids partielle soit inévitable. Si en plus vous arrêtez ce régime, que va-t-il se produire selon vous ?

Je ne suis pas anti médicaments, l’obésité est une maladie et mérite donc un traitement adéquat (médicamenteux ou non) mais attention à ne pas ne faire n’importe quoi et à croire que quelques comprimés pourront vous faire perdre les 5 kilos qui vous tiennent écarté de la taille 36.

Pour toutes ces personnes là, ce genre de médicament ne règle pas la gestion des compulsions ou tout autre trouble du comportement alimentaire puisque le régime ne fera que renforcer la restriction et n’incitera pas à travailler sur leurs causes ni dans la durée.

jeudi, 30 avril 2009

Vous pensez avoir le contrôle sur tout, même votre poids ? Erreur...

... c'est ce qu'on veut vous faire croire... dans de nombreux médias, à grand renfort de photos squelettiques et de régimes miracles tous meilleurs les uns que les autres.

Le message sous entendu est même carrément "Si vous arrivez à contrôler votre poids et votre silhouette vous serez un être estimable" (beau, riche et célèbre ? et dans le cas contraire ? ...)

Le poids ne peut pas être contrôlé mentalement à moins d'être au régime à vie. Autant vous dire qu'à moins d'être une star de ciné avec des millions à dépenser en coach nutrition, sport et en chirurgie esthétique, c'est difficilement faisable !

Je ne veux pas vous saper le moral au moment où vous vous apprêtez à remettre le maillot, mais il faut bien comprendre que si un diététicien peut mettre en place avec vous des exercices pour ajuster l'énergie ingérée par rapport à celle nécessaire pour votre corps, il ne sera pas magicien et n'aura pas la capacité à faire disparaître vos kilos d'un coup de baguette magique.

Tous les diététiciens n'ont pas la même approche mais pour moi le but est avant tout d'améliorer la relation à l'aliment : apprendre à manger "bon et bien" et non pas "perdre du poids". Ça peut être une conséquence positive, mais ce n'est pas un résultat obligatoire. Un patient m'a récemment menacée de me faire un procès si je ne lui faisais pas perdre du poids !!! (je vous assure c'est vrai)

Avez-vous réellement envie de vous relancer une énième fois dans un plan "salade verte haricots vapeur" ? perdre 3 kilos, et en reprendre 5 en octobre après le stress de la rentrée ?

Les problèmes de fond n'auront pas été résolus et les règles alimentaires strictes ne tiennent pas face au quotidien. Votre patron vous pourrit la vie et vous reprenez des kilos au fil du temps ? Croyez-vous sincèrement qu'un régime alimentaire plus strict et rajoutant une contrainte à votre quotidien déjà pas simple à vivre vous aidera à améliorer votre relation à l'alimentation ?

Si avec de gros efforts vous remplacez vos chocolats par une consommation accrue de fruits soit disant plus "diététiques" je peux vous assurer que votre comportement alimentaire n'a pas changé même si la valeur énergétique a légèrement diminuée donc vous a amenée potentiellement à une perte de poids.

Dès que ce régime va s'arrêter une fois le poids perdu, que va t'il se passer ? Le comportement n'ayant pas été modifié, les "mauvaises habitudes" referont surface... et le généralement les kilos avec.

Bilan des courses ? vous aurez dépensé du temps, de l'énergie mentale, de l'argent (légumes frais, coach ou salle de sport, diététicien, ...) et vous aurez gagné une diminution de votre estime, des kilos et le droit de recommencer pour la prochaine saison "maillot de bain".

Alors oui, je pense qu'il faut accepter que la tête ne soit pas la toute puissante et que le corps ait son mot à dire, même si ça passe par une petite ou une non perte de certains kilos, et accepter de travailler sur les causes de la prise de poids plutôt que sur les conséquences visibles !

jeudi, 22 janvier 2009

Comment manger lentement peut vous aider à perdre du poids !

On focalise toujours sur ce qu'on a dans l'assiette : "il ne faut pas manger de ça", "je suis au régime donc tel aliment m'est interdit", "j'ai le droit à une portion de X grammes de tel aliment" ...  et on met bien trop souvent de côté le "comment on mange".


Pourtant pas besoin d'être médecin pour savoir qu'un sandwich avalé en quatrième vitesse devant un écran d'ordinateur au boulot ou un paquet de gâteaux enfilé en 5 minutes en rentrant après le boulot ne sont pas vraiment des comportements à conseiller. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'ils ne permettent pas au corps de s'exprimer.

Je vous ai déjà longuement parlé de satiété et de manière de manger, mais je constate que c'est toujours un point aussi délicat et qui n'est que très peu pris en compte dans les habitudes réelles des gens. Quand je vois comment mon billet sur le Nutella déchaîne les passions, ça démontre bien comment on peut arriver à diaboliser un aliment et totalement oublier la manière de le déguster.

Bref il me semble nécessaire de faire un petit point sur le fait que prendre son temps pour manger et apprécier au quotidien ce qu'on mange est tout aussi important que ce qu'on mange réellement.
- Tout d'abord, pour faire simple, manger lentement ne peut pas faire de mal, c'est au moins l'occasion de se poser, de discuter ou de réfléchir, bref de prendre un peu de temps pour soi. Médicalement il n'y a aucune contre indication à manger (trop) lentement, c'est toujours ça de gagné ;-)
- Ensuite il faut prendre en compte le délai entre le moment où l'on commencer à manger (parce que notre cerveau nous dit qu'il à besoin de nourriture par la sensation de faim) et le moment où l'on perçoit les premiers signes de rassasiement (moins envie de manger) et le moment où c'est... trop tard. On parle d'un délai de 15 à 20 minutes en général. Si on résume : si vous mangez en moins d'un quart d'heure, vous jugez alors la quantité de nourriture uniquement de manière théorique et absolument pas en fonction de vos besoins réels (qui varient énormément d'un jour à l'autre, en fonction ce ce que vous avez mangé ou fait auparavant).
- Prendre son temps permet donc de manger à sa faim et sans sensation de culpabilité ni chercher à anticiper le lendemain. Ca prend un certain temps avant d'intégrer cette notion, mais par exemple quand j'étais étudiante, je me forçais à manger copieusement le matin alors que je n'avais absolument pas faim en me disant que c'était nécessaire pour faire face à la rude matinée qui m'attendais. C'était une erreur car j'anticipais des besoins qui n'étaient pas réels. En enfilant mon petit dej' sans me préoccuper de cette faim ou de cette satiété, finalement j'emmagasinais de l'énergie dont mon corps n'avait pas besoin.
- Prendre son temps c'est aussi prendre le risque d'arriver au milieu du plat de résistance en se disant "je n'ai plus faim". Là encore il faut du temps pour accepter de ne pas finir son assiette, de finir le repas ainsi "mince la salade va s'abîmer", "mais... je n'ai pas pris de dessert, c'est que je suis malade...". Vous verrez, petit à petit on s'y fait et surtout on prépare alors naturellement des quantités plus faibles sans avoir la culpabilité de se restreindre ou l'impression d'être au régime. Et en mangeant moins et de manière plus sereine... on perd du poids !
- Et je vous passe les détails de toute une autre flopée de bienfaits (meilleure digestion, plus de temps pour apprécier le goût des aliments, s'offrir des produits de meilleure qualité car on mange de plus faibles quantités...)

Bref l'équation peut sembler simpliste mais elle est réelle :
manger lentement = manger avec plus de plaisir + manger moins = perte de poids + déculpabilité

jeudi, 8 janvier 2009

The Biggest Loser !

Je ne suis pas très télé (je n'en ai pas chez moi) et donc encore moins télé étrangère, mais un peu par hasard, j'apprends l'existence d'une émission américaine (pas toute récente) appelée "The Biggest Loser", traduction littérale : "le plus gros perdeur de poids" mais aussi le jeu de mot à peine dissimulé "le plus gros est le perdant" !


Le principe de l'émission : réunir une sélection d'obèses et ultra obèses et les mettre dans un cadre bien strict afin qu'ils perdent le maximum de poids. On filme le tout à la sauce télé réalité et à la fin on mesure tout ça : celui qui a perdu le plus de poids remporte quelque chose comme 250 000 $.
Motivant me direz-vous ?
Insultant plutôt !
- Tout abord le simple fait de réunir dans une émission de ce genre des obèses est une nouvelle fois une stigmatisation : le gros est anormal, il faut le montrer du doigt, bien faire comprendre que c'est lui le problème et que c'est lui qui doit changer... on en profite également pour rassurer le "semi-gros" qui peut se dire "ah moi je ne suis pas aussi gros que ceux à la télé, je peux continuer à manger ma crème glacée devant la télé".
- Le parallèle vous semblera peut-être un peu direct, mais je pense vraiment qu'il y a un racisme anti-gros. Verriez-vous une émission avec uniquement des blacks et une présentatrice hurlant "allez-y vous pouvez devenir blanc !" ?
- Ensuite le concept de l'émission est basé sur des chalenges dont le seul but est évidemment de faire de l'audimat. J'en prends un au pif : faire 1 000 steps (vous savez monter descendre d'un petit tabouret). Peu importe la condition physique, les besoins de chacun, ... allez-y lancez-vous, faites du stepper jusqu'à ce que mort s'ensuive...
- Par ailleurs l'émission ne s'étalant pas sur des années, le but est donc de perdre du poids aussi rapidement que possible. Je vous ai déjà longuement parlé des méfaits d'une perte de poids trop rapide, là on est en plein dedans, on va vous montrer une perte de 150-200 kilos (oups erreur de conversion des lbs vers les kg)s 50-100 kgs (!!!) par contre l'émission s'arrête là et ne parlera pas des kilos repris dès l'arrêt de l'émission. Il n'y a pas de miracle, si il a fallu des centaines d'heures d'exercices, des haricots verts à l'eau et une surveillance 24h/24 pour arriver à un tel résultat, que pensez-vous qu'il va se passer dès que nos participants vont reprendre une activité "normale" avec un travail assis toute la journée, une fatigue le soir en rentrant et aucune envie de faire du sport ? Allez je me console en me disant qu'avec 250 000 dollars bien placés, le gagnant pourra peut-être s'aménager un emploi du temps plus souple (travailler à mi-temps) pour continuer ses exercices quotidiens.
- Enfin par le concept de "qui perd le plus (de poids) gagne" on favorise directement les excès de tous genres : déshydratation, jeune,... bref de la perte de poids idiote et très dangereuse. Et même s'il y a éventuellement toute une flopée de médecins sur le plateau, il n'y a personne à côté du spectateur qui se dit "ok, moi aussi j'arrête de manger et je vais maigrir".

Je ne devrais pas faire de pub pour l'émission, mais si vous aussi vous voulez prendre peur, je vous invite à regarder quelques extraits vidéos sur la page du site de la NBC : http://www.nbc.com/The_Biggest_Loser/video/ édifiant !

jeudi, 13 novembre 2008

Micro Regime : encore un régime protéiné de l'espace

Il y a quelques temps j'ai reçu un courrier de la part d'une société vantant les mérites d'un concept soit-disant nouveau : le micro régime !

Le concept n'est en fait pas récent mais force est de constater qu'il revient très fort et cette fois à grand renfort de couleurs flashy et de photos appétissantes... et de sachets protéinés.

Le marketing est super étudié, la société en question m'écrit à moi personnellement ("chère consœur", on s'adresse bien à moi spécialiste de la nutrition et pas au grand public comme c'est souvent le cas), on me vante les mérites de ce régime, on me mâche le travail pour m'indiquer comment je peux prescrire ce régime tout en restant une diététicienne "respectable", bref le discours est très étudié, tout est fait pour que je conseille ce régime à mes patients lors de mes séances !

Malheureusement cette société n'a comme toujours qu'une seule volonté : derrière des graphiques de chute de poids, il s'agit surtout de faire grimper les ventes de leurs sachets protéinés... qui coûtent très cher et vous isolent dans votre alimentation : "chéri ce soir tu as des pâtes à la carbonara et moi un bon sachet de poudre délayée dans de l'eau"... Je ne sais pas pour vous mais rien que ce simple pré-requis m'oblige à exclure ce type d'alimentation... peut-on d'ailleurs encore parler d'alimentation ??? Et si vous voulez en savoir plus, je vous invite à lire ou relire mon billet sur les méfaits de la diète protéinée.

Bref une fois encore je ne serais pas prescriptrice de ce genre de solution miracle... pour les miracles vous n'êtes pas à la bonne porte ;-)

jeudi, 19 juillet 2007

Du volume dans l'assiette !

Les personnes au régime se reconnnaitront : comment ne pas avoir envie de manger plus lorsqu'on voit dans son assiette les 100g de viande "autorisée", les 100g de féculents cuits... Alors un bon moyen de passer cette épreuve parfois nécessaire : tromper, déjouer nos impressions.

D'abord, cuisiner des aliments de coloris différents et que vous aimez. Par ailleurs, ne pas hésiter à utiliser des aliments volumineux : le plus connu est la salade mais il en existe bien d'autres. Sinon, travaillez la diposition dans votre assiette de manière à vous faire saliver. Pour cela utilisez des ustensiles comme des cercles ou des ramequins afin de créer du volume dans l'assiette.

Par exemple : mettez tout autour de l'assiette de la salade. Au centre déposez délicatement un cercle que vous remplirez d'une salade de riz et petits légumes par exemple. Retirez doucement le cercle. Au sommet disposez 3 à 4 crevettes décortiquées, comme le sommet d'une pyramide. Enfin ajoutez quelques brins de ciboulette en diagonale de l'assiette et adossés aux crevettes.


Un exemple de salade utilisant cette technique ? Salade, crevettes, pamplemousse, poulet, avocat.




jeudi, 24 mai 2007

Satiété

Cette semaine j'aimerai vous parler d'un fait toujours très largement sous-estimé lorsqu'on aborde le domaine des régimes, de la nutrition et de la diététique : la satiété.

La satiété c'est tout simplement lle moment où a sensation de faim disparaît au cours du repas, le moment où on est rassasié.

Cette notion est souvent peu prise en compte, que ce soit lors de la préparation d'un repas (quantités) ou lors de sa dégustation. C'est pourtant un point clé de tout régime alimentaire : être à l'écoute de son corps afin de ne manger ni trop peu... ni trop ! L'organisme est remarquablement bien fait et renvoie tout seul des informations lorsqu'il considère qu'il a emmagasiné suffisamment d'énergie.

En pratique la sensation de satiété est toujours décallée par rapport à l'ingestion des aliments, c'est-à-dire que vous pouvez continuer à ingurgiter des kilos de nourriture très rapidement et au moment où vous ressentirez cette sensation de "ça y est je n'ai plus faim" il sera alors trop tard. Le plat consommé les 10 dernières minutes ne servira à rien dans la mesure où le corps considère qu'il a son stock d'énergie pour les heures à venir... je vous laisse imaginer ce qui se passe pour ce qui est considéré comme "en trop"... une légère tendance au stockage... ;-) et c'est justement ce que nous souhaitons éviter !

C'est pour celà qu'il est très important :

- de se servir des petites quantités et de se resservir seulement si vous avez encore faim. Les restes peuvent être très facilement utilisés dans les préparations des jours qui suivent. Sinon il y a toujours possibilité de congeler le surplus.

- d'attendre un peu avant de vous resservir si vraiment vous avez faim.

- de prendre son temps pour déguster son repas afin d'arrêter dès que l'on sent qu'on a suffisamment mangé.

jeudi, 29 mars 2007

Diète protéinée, qu'en penser ?

Cette question qui a tendance à revenir en effet régulièrement dans mes consultations, mes patients ayant entendu parler à droite et à gauche de cette approche aux résultats extraordinaires... et je la retrouve ces jours-ci sur le forum. Je crois donc qu'il est nécessaire d'éclaircir un peu le sujet.

Vous avez déjà une amorce de réponse dans le titre de ce site : "equilibre au quotidien".
La diététique c'est avant tout un art de vivre : faire jour après jour les choix qui s'imposent afin de conserver certes la ligne, mais aussi un plaisir de vivre, de manger, des relations sociales, ...
Bref pour résumer, le sachet protéiné c'est un peu l'anti-diététique, la solution d'apparente facilité pour perdre du poids rapidement... rien de très bon à l'horizon, on sait toutes comment finissent les soient-disant solutions miracles !

Mais tout n'est pas à jeter à la poubelle pour autant :
Tout d'abord l'idée d'un régime alimentaire hyper protéiné (donc riche en protéines mais surtout (en conséquence) pauvre en lipides et glucides) est un bon moyen pour amorcer une perte de poids. C'est très motivant de commencer par perdre quelques petits kilos lorsqu'on se dit enfin "c'est décidé, je prends soin de moi et de mon alimentation !".
Néanmoins ce type d'alimentation est tout à fait réalisable avec des aliments courants : un petit déjeuner avec un oeuf, du jambon blanc, un yaourt... est beaucoup plus naturel qu'un sachet de poudre. Certes le sachet à un très fort impact psychologique, on l'associe à un "médicament" issu de la recherche d'un grand laboratoire, forcément efficage. Mais au delà de l'effet placébo, autant manger des produits sains, dont on connait la composition ou la fabrication.
Le second paramètre est comme je l'écrivais plus haut la sociabilité : comment faire lorsque vous dînez chez des amis ou en invitez chez vous ? et au restaurant ? Là encore, si vous savez quels aliments contiennent des protéines, comment les associer, vous serez sauvées... à moins que vous n'osiez sortir votre sachet sur la table du resto et commander un grand verre d'eau :-)

Pour conclure, j'aimerai faire un avertissement : la "diet protéinée" ça ne se fait pas à la légère, un surplus de protéines induit une augmentation importante de l'activité rénale ce qui peut poser des problèmes chez certaines personnes ainsi que dans la durée. Il faut donc utiliser cette méthode sur des périodes courtes et être encadré. Il est à noter que l'alimentation "à la française" avec 2 portions de viande ou de poisson ou de volaille est déjà hyperprotéinée.  Imaginez alors ce que vous faites subir à vos reins en ne mangeant que ça !

Une fois encore ce n'est pas une solution de long terme, ce n'est pas une alimentation équilibréé, ce n'est nullement nécessaire... commencez plutôt par apprendre l'équilibre alimentaire c'est beaucoup plus sain et efficace à long terme.