Hél&è;ne AgeneauHél&è;ne Ageneau, diététicienne diplômée d'Etat

Parce que bien manger est une nécessité !

jeudi, 24 juin 2010

Coachclub

Il y a quelques temps plusieurs de mes patients m'ont parlé d'un site de sport en ligne : "Coachclub". Intriguée, j'ai été voir ce site pour savoir ce qu'il en était. L'inscription gratuite et les 15 jours d'essai m'ont permis de tester ce site et les différents sports proposés.

Mon bilan :

C'est un site agréable et facile à appréhender. Les 15 jours de test sont vraiment appréciables afin de savoir si les cours vont plaire ou pas. Cette période d'essai permet aussi de vérifier sont "état" physique, à savoir : est-on capable physiquement de suivre les cours catégorisés comme "facile" ?

Pour ma part les sports testés ont été concluants. J'avais déjà fait du sport à la maison mais en ce qui me concerne ma motivation et ma constance à faire les exos, elles s'étiolaient rapidement. Là, au bout de 15 jours à raison d'un test à une fréquence de 2 à 3 fois par semaine, mon envie a perduré.

J'ai trouvé les cours conviviaux et motivant. Les remarques du type "vous allez bien ?" et les rires de gorge de la coach, bien que bizarres ... kitch ... je ne trouve pas le terme, entretiennent malgré tout la constance du mouvement. On n'est plus tout seul. Quand on aurait arrêté par baisse de tonus ou douleurs physiques, la coach remotive et permet un maintien de l'exercice.

Cette coach, quelque soit l'appréciation que l'on a d'elle (ou lui car il y a des hommes aussi), permet d'aller jusqu'au bout de la séance. Les explications sont claires, précises et arrivent à point nommé. La déculpabilisation à la réussite des exos y est également pour quelque chose. C'est bien agréable de s'entendre dire : "si vous n'y arrivez pas, faites ..." ou "ne vous inquiétez pas, si ..."

En plus, chaque programme est personnalisable et non figé : on peut changer de type de sport, d'objectif, de fréquence ... à tout moment.

Argument non négligeable : 1 an de cours illimité coûte moins de 85 euros ... si on choisi un abonnement d'un an ; sinon c'est bien moins cher. A Paris, je ne connais pas grand chose qui soit dans ce type de budget. Associations et Clubs de sport sont au moins 3 fois plus cher.

Bref, c'est une bonne alternative à la gym à la maison tout seul. Cela permet de faire du sport, même en hiver, lorsqu'on a pas envie de mettre le nez dehors.

Et vous ? L'avez-vous testé ? Qu'en pensez-vous ?

Billet non sponsorisé.

jeudi, 25 février 2010

faire du sport à pas cher et avec peu d'équipement

Régulièrement en consultation lorsque j'aborde le fait qu'il serait bien pour ma patiente d'envisager de faire un peu d'exercice physique, je rencontre souvent une forte résistance sous forme d'excuses "je n'ai pas de rameur chez moi" (ou n'importe quel autre instrument du même genre) ou encore "je n'ai pas les moyens de me payer un abonnement à une salle de sports".

Bien entendu, vous avez surement l'habitude avec moi, vous savez que ce genre d'excuse est avant tout une manière d'éviter de se remettre en question et de se lancer vraiment dans des actions concrètes. Il est bien plus simple de s'apitoyer sur sa situation que de réfléchir à des solutions concrètes, et pire encore : de les appliquer.

Mais loin de moi l'idée d'être dure et de critiquer cette attitude, elle est normale, et d'autant plus présente que la situation est peu agréable (il fait froid, on a plus envie d'un thé chaud en lisant un bouquin sur le canapé que d'aller se cailler dehors) et souvent psychologiquement difficile (se déshabiller en public entre un top modèle et une bombe sexuelle par exemple).

Alors concrètement comment rompre le cercle vicieux de l'excusite et se lancer dans un sport peu onéreux et simple à mettre en place.

Il suffit de commencer par le plus simple : le footing... n'importe quelle paire de baskets fait l'affaire pour commencer, pas d'horaires, pas de contraintes, pas d'abonnement, on peut difficilement faire plus simple. Je ne suis pas coach sportive, mais il suffit d'adapter le rythme et la durée de l'effort à votre forme physique (on commence petit et on augmente progressivement). Variez les parcours pour visiter votre ville/région en même temps. Néanmoins attention, c'est un sport qui a tendance à faire souffrir les articulations, notamment celles des genoux, et est donc à déconseiller si vous avez un surpoids assez important.

Dirigeons nous donc vers quelque chose de moins exigeant pour le corps : la piscine. J'aurai pu dire natation mais ça évoque déjà plus la notion de compétition, on n'en est pas là, commencez par passer un moment agréable à faire quelques longueurs dans l'eau. Ca demande un peu plus d'organisation et il faut pouvoir affronter le regard des autres sur son corps un peu dénudé, mais les piscines ont souvent des amplitudes horaires très importantes et on trouve toujours un moment où les jeunettes bien foutues ont laissé place au cours d'aqua gym du troisième âge et où du coup les complexes sont restés au vestiaire. Côté investissement : un maillot et de 2 à 8 € la séance selon le lieu. Les cartes type "10 entrées" sont pratiques dans le sens où elles sont très abordables, ne vous forcent pas à la consommation mais vous incitent quand même un peu à revenir...

La piscine est un sport très doux, qui muscle sans "chocs" (par opposition à la course à pied) et qui relaxe également en même temps. Profitez-en pour vous accorder un petit moment agréable après la douche, tartinez-vous de beurre de karité par exemple, retrouvez le contact avec votre corps, c'est un facteur très important dans l'acceptation de soi, de son corps, alors ne le négligez pas.

Enfin il y a toutes sortes d'exercices plus ou moins physiques à faire à la maison. abdos, pompes, crunchs, ... il y a de tout mais attention, il est souvent facile de faire mal ces exercices et de risquer de se faire mal au dos, donc je recommanderai comme investissement minimum un DVD ou une vidéo faite par un coach respectable (si vous avez des suggestions à ce sujet, n'hésitez pas à le faire dans les commentaires). Sinon quelques recherches sur youtube ou dailymotion devraient vous apporter une masse significative de cours de tous genres pour vous motiver à vous bouger de manière efficace et pourquoi pas en rythme sur une musique entrainante.

Allez pour finir sur une note légère, des pompes bien physiques en vidéo, je sais pas pour vous mais moi même avec 10 ans d'entrainement il n'y a aucun risque que j'y arrive ;-)

jeudi, 20 août 2009

La diététique de mes vacances

Pour poursuivre sur la série "vacances à vélo" j'aimerai vous parler un peu de mon alimentation pendant le périple.

Au risque de vous choquer (mais qu'est-ce que c'est agréable), la base de mon alimentation pendant ces vacances c'est de chercher les aliments avec le plus de calories possibles ! Vous savez sur les étiquettes, l'indication X Kcal pour 100g... toute l'année nous cherchons les produits avec ce nombre le plus faible possible, nous cherchons à réduire les lipides, les glucides... et bien pour les vacances à vélo c'est totalement l'inverse, et me voici donc à la recherche de barres de céréales au dessus de 420 Kcal... le pied dans le supermarché :-)

Alors pourquoi donc chercher l'aliment le plus gras et le plus sucré ?

Tout simplement parce que chaque jour ce sont mes petits muscles qui tirent le vélo et sa remorque. Cela implique donc 2 choses :

  • plus le chargement est léger à tirer, mieux je me porte et moins je peste dans les montées. Donc il faut de la nourriture légère.
  • une activité sportive soutenue (entre 4 et 6h de pédalage chaque jour) consomme énormément d'énergie, donc il faut de la nourriture énergétique

Certes toutes les calories ne sont pas comparables et ce n'est pas une raison pour manger n'importe quoi, mais l'idée directrice reste malgré tout de trouver des aliments avec un rapport énergie/poids le plus intéressant possible.

Voici donc en vrac quelques aliments qui m'accompagnent derrière le vélo :

  • semoule et riz précuit
  • pâtes à cuisson rapide / idéalement complètes
  • muesli
  • fruits secs (abricots, figues, mélanges du type raisins/bananes/...) / compotes
  • mélanges de fruits oléagineux (amandes, noix de cajou, cacahuètes...)
  • soupes déshydratées (à base de pomme de terre)
  • cubes de bouillon (bouillon Kub)
  • charcuterie (plutôt type bresaola car ça ne craint pas le chaud)
  • fromages à pâtes pressées bien secs (la mimolette extra vieille est parfaite même si ce n'est pas ce que je préfère)
  • ...

Non vous avez bien lu, pas de tomates fraîches (pleines d'eau donc très lourdes, fragiles et peu énergétiques), pas de fruits frais non plus !

Il ne faut pas être parano et croire que 15 jours sans vos "5 fruits et légumes par jour" vont réduire à néant tous vos efforts alimentaires de l'année ou vous amener des carences alimentaires irrattrapables. L'important c'est toujours d'avoir une alimentation adaptée à vos besoins. En l'occurrence mon activité quotidienne explose tous les plafonds par rapport à ma vie sédentaire et si je veux arriver jusqu'à la fin de ma journée sans tomber dans les pommes il me faut une quantité de calories qui me ferait peur et que je serais incapable d'ingurgiter le reste de l'année (hier matin par exemple, j'ai mangé une demi baguette avec 2/3 d'une tablette de chocolat.. à peine 2h après le petit déjeuner... et ce n'était pas de la gourmandise !). Ne croyez pas non plus que justement cette activité va pomper à fond dans les graisses stockées (quelles graisses d'abord ? :-) Là encore, 15 jours d'une telle activité sont surtout radicaux dans votre tête. Certes vous puiserez un peu d'énergie stockée, mais il faut avant tout une bonne alimentation qui réponde au besoin du jour. Si vous partez avec l'idée d'augmenter massivement vos besoins (par le sport) sans toucher à votre alimentation en vous disant que votre corps puisera la différence dans vos réserves, vous allez tenir 3 jours et commencer à être fatiguée, à avoir moins envie de pédaler, ... et finalement à mettre le vélo dans le train pour rejoindre Marseille en quelques petites heures et finir à vous dorer sur la plage un cocktail à la main. C'est très agréable aussi mais très éloigné de votre idée de départ !

Marseille approche d'ailleurs à grands pas (à grandes roues :-). avec à priori si tout va bien une bonne journée d'avance. Cela permet de ralentir un peu le rythme en roulant principalement le matin et en se reposant à l'abri du soleil l'après midi car ici près d'Avignon, la canicule bat son plein.

Tout est toujours aussi agréable même si la portion Lyon->Avignon n'est pas aussi bien aménagée pour les vélos qu'elle devrait l'être (il y a un projet d'aménagement qui aurait dû être bouclé depuis au moins un an mais qui n'est pas près de l'être).

Et comme hier soir c'était le grand ravitaillement de nourriture, ce midi au déjeuner il y aura quelques produits frais. C'est marrant comme - dans un contexte totalement différent - on redécouvre les aliments et on se fait une fête d'un peu de jambon blanc, d'un yaourt ou d'une pâtisserie fraîche.

jeudi, 13 août 2009

Vacances à vélo - première étape

Chose promise chose due, me voilà donc en direct de Decize, ville de la Nièvre, a quelque chose comme 200 km au nord ouest de Lyon après... 400 km de tandem...

Jusqu'à présent c'est le pied, et il n'y a pas de raison que ça ne continue pas. Il y a pas mal de petites astuces qu'il a été intelligent de prévoir à l'avance : par exemple la sortie de Paris avec des plans très précis et avoir récupéré des cartes adaptées à chaque zone (en île de France il vaut mieux avoir une très bonne précision pour bien prendre la petite route blanche plutôt que de se retrouver sur la nationale surchargée et dangereuse).

Côté forme tout va bien. Le trajet comporte des difficultés auxquelles mes mollets ne sont pas très adaptés (j'aime bien quand c'est plat) et il y a eu quelques passages difficiles avant Auxerre, mais il suffit d'y aller calmement et de ne jamais oublier que c'est le chemin qui est important, pas la destination. Marseille n'est finalement qu'un prétexte pour avoir une direction et une motivation (voir la mer / arriver avant le 24 août) mais c'est chaque moment de la journée qu'il convient d'apprécier. Les hauteurs donnent souvent un point de vue dégagé sur les alentours et ce sont généralement des vues à couper le souffle. Ca se mérite mais c'est vraiment très agréable.

Ce midi à déjeuner, ça sera les fonds de sacoches : des pâtes avec une sauce déshydratée normalement prévue pour de la viande, mais c'est la joie des vacances et des expérimentations culinaires (il faudra que je vous en reparle). Le garde manger est presque vide, mais normalement à Mâcon ça ne devrait pas être trop compliqué de trouver un supermarché pour ravitailler en masse avec des produits adaptés (ce n'est pas toujours évident dans les petits bleds traversés ces derniers jours).

Côté météo, RAS, qu'il fasse beau ou gris c'est assez simple de s'adapter. Quand il fait très chaud il suffit de décaler un peu la journée : lever très tôt, grosse pause le midi et reprise (ou non) en fin d'après-midi. Par ailleurs en pratique c'est assez agréable de rouler même s'il fait chaud car ça fait de l'air. Si le temps est moins chaud (et tant qu'il ne pleut pas trop) il est possible de rouler toute la journée à n'importe quel moment, bref rien de très contraignant !

Voilà, j'espère que ça vous donne envie d'ajouter ce genre de vacances à la liste de vos idées pour la prochaine fois. Pour ceux qui me connaissent (mes patients) vous avez pu constater que du haut de mon mètre cinquante trois, je ne suis pas une force de la nature ni une brute de muscles :) et pourtant je peux vous rassurer et vous assurer qu'avancer chaque jour de plusieurs dizaines de kilomètres n'est pas un problème, et ce même plusieurs jours d'affilée ! En réalité c'est même plutôt difficile de rester plusieurs jours au même endroit tant l'envie de continuer la progression est forte.

Et n'allez pas me dire que c'est une histoire d'âge et qu'en vieillissant ça devient impossible ! Mes parents ont fait le canal de Nantes à Brest à vélo il y a quelques années (et ce n'est pas aussi plat que le mot canal laisserait penser) à 50 ans. Bien souvent ils ont fait des étapes plus longues que ce que je je fais avec pourtant un paquet d'années de moins.

Allez la tente ne va pas se plier toute seule, j'y retourne pour une nouvelle journée au grand air sous un soleil tellement radieux que j'en fais une allergie !

jeudi, 6 août 2009

Une diététicienne hors de Paris - un peu de mes vacances

Une fois n'est pas coutume, je vais un peu vous parler de moi (et non pas de mes patients), car j'ai envie de partager une petite tranche de mes vacances avec vous.

On me demande souvent comment une diététicienne peut passer ses vacances ? à manger des salades sans vinaigrette et des haricots verts ? Oh que non...

Cette année au programme, des vacances sportives à vélo (en tandem même)...

Ce n'est pas tous les ans, mais régulièrement j'aime enfourcher mon vélo pour aller traverser un morceau de France ou d'Europe. Après un Nantes->Dax, un Bordeaux->Montpellier, un Paris->Den Helder (nord des Pays-Bas)->Paris, cette année ça sera un Paris->Marseille.

Cela fait environ 1 000 km sur une quinzaine de jours, soit un peu plus de 60 km par jour.

Alors comme ce n'est pas la première fois, je sais ce que les gens pensent autour de moi : "elle est folle", "moi je ne pourrais jamais", "je n'en serai pas capable" ... eh bien je peux vous assurer que vous avez tort !

Hormis si vous êtes très vieux ou souffrez d'une maladie handicapante, ce genre de vacances n'a strictement rien à voir avec une quelconque forme physique, endurance, préparation... mais juste une seule chose : l'envie !

C'est bien simple, lors de mon premier périple à vélo j'étais comme vous, j'avais un peu peur de ma résistance face à l'effort. Étant assez peu sportive et relativement sédentaire (la vie parisienne quoi) j'ai donc acheté sur ebay un vélo d'appartement (on en trouve pour une bouchée de pain). Je me suis imposée un petit programme totalement anarchique et aléatoire histoire de faire autour d'une cinquantaine de km par semaine les 2 mois précédent le départ.

Bilan ? Sur le moment j'étais sûre que ça avait été très important et heureusement que j'avais eu cette préparation.

3 ans plus tard, Bordeaux->Montpellier... sur 10 jours. Le timing était un peu serré, à peu près autant que la préparation un peu improvisée... donc 0 km de vélo d'appartement... à peu près autant que le nombre de km de vrai vélo que j'avais fait sur Paris au cours de l'année.

Bilan ? Comme la première fois, aucun problème particulier, je transpire (et râle pas mal) quand ça monte, souris comme une gamine dans les descentes... bref préparation ou pas le tout est d'avancer à son rythme, en fonction de son envie, ses possibilités,...

2 ans plus tard, 1866 km en 26 jours... et toujours 0 préparation. Une nouvelle fois, aucun souci.

Et c'est là que je veux en venir, ce genre de vacances c'est avant tout un état d'esprit global :

  • retour à la nature, vivre avec des choses simples (vélo, balades, bivouac, nourriture basique, ...)
  • profiter de ces moments pour l'oisiveté : certes on fait du sport mais la sieste le long d'un canal c'est royal. Il ne faut pas oublier que ce sont des vacances !

Et au bout d'un moment on se prend au jeu, on s'allège (matériel), on trouve son propre rythme, ça peut être se réveiller à 6h du matin et se coucher à 21h, ou encore avoir finalement envie de pousser un peu plus loin que prévu et faire 10 km de plus pour dormir dans un vrai camping avec le luxe d'une douche ou la satisfaction d'avoir battu un record...

Bref comme je le répète souvent pour l'alimentation, on retrouve ici les mêmes composantes, à savoir "être à l'écoute de soi", redécouvrir quels sont ses besoins vitaux (alimentation, sommeil, ...), ses envies (pédaler, se reposer...) et c'est donc ce que j'apprécie vraiment dans ces vacances, loin des tracas, loin des contraintes, juste à s'écouter. Et c'est dans ces conditions qu'à la fin du séjour quand on fait les calculs, on a parcouru 60 km par jour, préparation ou pas, tout simplement parce qu'on avait envie de se lever pour pédaler, envie de découvrir des nouveaux paysages, envie de se coucher dans un lieu totalement différent de celui où on s'est réveillé...

Allez, je retourne à mes préparatifs car samedi j'enfourche le tandem. Si la technologie est avec moi, j'espère pouvoir vous poster un billet jeudi prochain en direct d'une forêt ou d'un champ de blé ! En attendant, bonnes vacances à toutes et à tous.

jeudi, 8 mai 2008

Les beaux jours arrivent ...

Avec les beaux jours, le printemps qui s'installe, on sort nos débardeurs, nos jupes, ... bref nos habits d'été. On a envie de fraîcheur, de crudités, de vitamines ...On sent que le temps change et qu'on sort de l'hiver triste, grisâtre et froid.

C'est aussi le moment où on commence à s'apercevoir que les jours rallongent. Les terrasses des cafés se remplissent, les lunettes de soleil sortent de leurs étuis, les gens déambules dans les rues, se promènent et profitent, presque étonnés, du retour du soleil ...

Tout ça pour vous dire que c'est aussi le bon moment pour sortir et en profiter pour bouger. Refaire un peu d'activité physique ... en plein air. Bref se dérouiller, s'étirer, se lâcher après un ralentissement de nos rythmes, presque une hibernation due à cet hiver qui n'en finissait plus.

Toutes sortes de sport s'offrent à vous, ne vous inquiétez pas il y en aura pour tous les goûts :-)

Ceux qui aiment les sport collectifs : c'est le moment pour organiser des parties de foot, basket, volley et autres sports de ce type dans les parcs, les places ou sur de grands espaces verts. Pourquoi pas organiser tout ça autour d'un pique nique ? C'est un bon moyen pour (re)découvrir les différents parcs de votre ville.

Ceux qui préfèrent les activités plus individuelle : plus aucune excuse pour ne pas faire de vélo (les parisiens ou lyonnais ont en plus la chance d'avoir des vélos en libre service : vélib' parisiens, vélo'v lyonnais ou futurs nouveaux bicloo nantais). Il existe toujours les balades nocturnes en rollers si vous souhaitez un parcours encadré (en vélo également). En plus, là encore, c'est un très bon moyen pour découvrir ou redécouvrir Paris ou toute autre ville.

Et si vous marchiez d'un bon pas pour aller au travail ou du moins que vous marchiez sur une partie de votre trajet en sortant quelques stations de métro/bus plus tôt ?

Et pour les plus courageux, pourquoi ne pas commencer dès maintenant la pratique de vos étirements et autres gym douces le matin dans un parc. Pas besoin d'attendre Paris Plage, ni la foule qui va avec !

Aller en plus c'est "à volonté" :-) donc on aurait tort de s'en priver. C'est tellement bon pour le moral !

jeudi, 12 avril 2007

Magie blanche pour maigrir !!!

Hier en consultant les statistiques de mon site, je découvre à mon plus grand étonnement que quelqu'un est arrivé sur une de mes pages en ayant tapé "magie blanche pour maigrir" dans Google !

Blanche étant l'arrêt de métro le plus proche de mon cabinet je pense que c'est la raison de ce résultat. Néanmoins je suis assez intriguée par les croyances qui peuvent parfois entourer la diététique. "Maigrir" et "magie" dans la même phrase cela me semble pourtant tellement éloigné !

Au risque d'en décevoir certaines, la perte de poids est rarement due au hasard, pas plus que la prise de poids. Les raisons sont parfois plus complexes et très éloignées de celles que l'on suppose, mais dans l'ensemble il n'y a rarement de surprise.

J'aimerai vous parler d'une patiente qui est venue me voir un jour, elle avait "tout essayé", tous les régimes, tous les coupes faim, tous les aliments, puis finalement avait abandonné les méthodes "pseudo-médicales" pour manger simplement très équilibré. Rien à faire elle était toujours largement au dessus du poids qu'elle souhaitait et prenait régulièrement quelques centaines de grammes.

Après avoir fait une enquête sur son alimentation réelle (beaucoup oublient souvent de me mentionner le paquet de petits gâteaux devant la télé ou l'apéro en rentrant, allez savoir pouquoi ? :-) mais je ne leur en veut pas), je m'intéressais alors à son rythme de vie et ses ressentis, je me suis rendu compte que j'avais en face de moi une personne extrêmement stressée, qui prenait à peine 15 minutes le midi pour avaler une tranche de pain, un yaourt et une pomme et qui souffrait de trop longs trajets en transports en commun...

J'ai procédé à un rééquilibrage certes de son alimentation, mais aussi de son rythme de vie. Je l'ai incitée à manger plus le midi et en prenant plus de temps. Elle était très sceptique :"comment manger plus allait bien pouvoir lui faire perdre du poids ?". Les résultats ne se firent pas attendre, quelques semaines plus tard en la voyant entrer dans mon cabinet je savais à son sourire que j'avais gagné mon pari.

Nous avons également mis au point ensemble quelques règles : sortir quelques stations plus tôt du métro et terminer le trajet à pied, prendre le vélo les jours où il fait beau pour aller travailler, ... là encore les résultats furent très encourageants, au niveau poids bien sûr, mais pas seulement, j'avais surtout en face de moi une personne beaucoup plus épanouie et 100 fois moins stressée. La marche quotidienne après le boulot - même modeste - lui permet désormais d'évacuer une bonne partie du stress de sa journée, de lui éviter la tentation de se jeter sur une tablette de chocolat en arrivant (certe elle y résistait avant, mais au prix d'une grande frustration)...

Soyez-en sûrs, il n'y a pas une goutte de magie dans tout cela !

mercredi, 7 mars 2007

Le poids, le gras et le muscle

Même si ce titre sonne un peu titre de film, Rien à voir avec Le Bon la Brute et le Truand, encore que...

Depuis quand le sport fait perdre du poids ?

Jamais !

Il y a comme ça des mythes qui ont la vie dure, combien de "vas-y fait du sport, tu vas perdre 10 kilos" j'ai entendu conseiller autour de moi. Le sport permet une fonte des réserves graisseuses au profit du muscle. Cela permet de se sculpter une silhouette plus agréable, de rendre ferme des zones qui ne le sont pas... mais en aucun cas celà amène une diminution du poids.

Pire : les muscles sont plus denses (donc lourds) que la graisse. Avec une activité sportive régulière, on perd donc par exemple 2 tailles de pantalon... tout en prenant 1 kilo !

Le sport est indissociable de l'équilibre alimentaire. Une activité sportive régulière est plus que conseillée mais n'attendez pas de cette activité des signes visibles sur une balance. Les signes sont visibles devant la glace, sous vos doigts, dans votre tête (bien-être) et surtout à l'intérieur de votre corps : votre coeur ne vous dira jamais assez merci !