Hél&è;ne AgeneauHél&è;ne Ageneau, diététicienne diplômée d'Etat

Parce que bien manger est une nécessité !

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jeudi, 21 janvier 2010

L'approche diétético-coporelle pour sortir d'un TCA (Trouble du Comportement Alimentaire)

Après vous avoir parlé de Natalia Czerw (conseillère en image) il y a quelques temps, aujourd'hui j'ai envie de vous parler d'une autre de mes collègues Magali Nieto.

C'est une psychothérapeute spécialisée dans l'accompagnement des personnes souffrant de troubles alimentaires. Tout comme la mienne, son approche part du principe que le trouble alimentaire est un symptôme, qu’il a une fonction bien précise et beaucoup de choses à dire ! Magali Nieto allie un travail analytique et organique, qui va donc s’intéresser aux causes du trouble mais aussi à ce qu’exprime ou mémorise le corps. Retisser le lien entre le corps et l’esprit permet non seulement une prise de conscience des causes d'un problème de manière plus globale mais donne la possibilité de traiter le problème à la racine : « L'objectif de la thérapie est d'accompagner l’individu vers une appropriation simultanée de son corps, de sa psyché et de son esprit : s’interroger sur son désir, le reconnaître, affirmer ses besoins, poser les bases de son identité, faire la paix avec son corps et se sentir en sécurité dans son enveloppe, apprivoiser ses émotions, être « une bonne mère » pour soi, retrouver l’amour de soi même...finalement « ETRE ». 

Je trouve que c'est une méthode qui fonctionne très bien avec les personnes soufrant de TCA car ce sont des personnes "coupées", c'est-à-dire qui mentalisent tout ce qu'elles font et qui ne sentent plus ou presque plus leur corps. Cette approche leur permet donc d'aller vers une reconnexion vers soi et son corps et ainsi apprendre à s’exprimer autrement qu’en se maltraitant.

Certes une psychothérapie est souvent nécessaire afin de sortir du TCA., mais lorsqu'une personne souffrant de boulimie ou d'anorexie vient me voir en consultation et m'explique la douleur, la honte et la perte de contrôle face à son alimentation, son poids, ... je ne me vois pas lui dire, "Rentrez chez vous, faites une psychothérapie et revenez me voir quand ça ira mieux." La personne face à moi éprouve une réelle souffrance dans son quotidien, demande de l'aide et elle a déjà fait un pas énorme en venant dans mon bureau. Mais si mon patient ne ressent pas son corps, comment lui demander d’écouter ses sensations ?

C’est pourquoi il me semble très pertinent de combiner nos approches : Moi qui m'occupe de la partie émergée de l'iceberg à savoir le poids, la gestion des compulsions, des peurs et croyances alimentaires et Magali (ou un autre psychothérapeute) celle immergée, à savoir les causes du trouble et le ré-apprentissage du mode relationnel et émotionnel avec soi et les autres.

C'est en ça que le travail thérapeutique et le travail sur le comportement alimentaire sont complémentaires, et maximisent les résultats: nous sommes un corps ET un esprit !

jeudi, 22 octobre 2009

Le relooking pour travailler l'image de soi

Aujourd'hui j'ai envie de vous parler de Natalia Czerw. Je vous entends penser : Qui est donc cette personne ? Il s'agit d'une amie et collègue qui est conseillère en image (=une sorte de relookeuse). Alors pourquoi je veux vous parler d'elle ? Quel est le rapport avec la diététique ? 

En fait c'est simple. Nous sommes complémentaires dans le parcours vers le  "mieux-être" et nous travaillons de la même manière. De mon côté, j'accompagne mes patients vers une écoute de leurs besoins nutritionnels et une gestion de leurs besoins émotionnels de manière à ce qu'ils trouvent leur équilibre (alimentaire, pondéral ...) sans les obliger à manger ou leur interdire d'aliments. De son côté, elle accompagne ses clients à comprendre leur morphologie, leur gamme de couleur, leur style ... sans jamais rien leur imposer. Le but est qu'ils sentent si un style, un vêtement ... leur convient ou pas. Son rôle à elle est de leur éviter les "fautes de goûts" et de les accompagner dans ce cheminement.

De plus, après une perte de poids ou une prise de poids importante, il est difficile de reconnaître son corps. Le travail de l'image de soi permet, entre autre, de participer à la réappropriation de son corps. 

Par exemple, une femme enceinte voit son corps évoluer, s'arrondir pendant 9 mois. Ces changements sont tolérés car ils ont une signification et ça n'est pas figé dans le temps, on sait que ça n'est que pour une durée bien déterminée (=maximum 9 mois). Par contre, après l'accouchement, le corps n'est plus le même. D'abord, il est relâché, plus ou moins traumatisé (césarienne, épisiotomie ...). Ensuite, il peut ne plus "être comme avant". Le bassin est peut-être plus large, la texture de la peau n'est plus la même, les seins ne "tombent" comme avant, les zones de réserves (dont la cellulite) se sont développées ou accentuées ... Bref, avec les premiers mois de vie d'un enfant, l'écoute de soi est plus compliquée, le rythme de vie n'est plus le même ... autant de changements qui font qu'on peut ne plus se reconnaître. Le désir d'être "comme avant" ou alors la peur de ce qu'on voit dans la glace peuvent émerger. Dans ce cas, il est donc normal, voir vital, d'être accompagnée à la fois sur le plan nutritionnel et diététique de manière à l'aider à retrouver son poids de forme mais également sur le plan de l'image afin de restaurer une estime de soi, une confiance en soi et un mieux-être général.

Ceci n'est qu'un exemple mais ce travail d'équipe est également complémentaire pour des personnes étant en cours et après un amaigrissement, en rejet/ignorance de leur corps, ayant des troubles du comportement alimentaire, avec une confiance et une estime de soi détériorées, ...