Hél&è;ne AgeneauHél&è;ne Ageneau, diététicienne diplômée d'Etat

Parce que bien manger est une nécessité !

jeudi, 2 mars 2017

Tout est bon dans le flocon : cookies aux flocons d'avoine

Aujourd'hui découvrons un peu plus un produit que nous utilisons trop peu : le flocon d'avoine.

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tout est bon dans le flocon

Oui je sais, en fait vous connaissez bien le flocon d'avoine, le truc hyper sec que les amateurs de lait humidifient pour leur petit déjeuner, ah oui le porridge, ouais bof, c'est pas votre truc. Ça globalement c'est ce que 90% de mes patientes évoquent lorsque je leur parle de cette céréale.

Mais ce qu'il faut savoir c'est que les flocons d'avoine peuvent servir d'ingrédient de base dans plein de recettes de pâtisserie. Aujourd'hui j'ai envie de partager avec vous mon improvisation autour de cookies aux flocons d'avoine. L'idée est de remplacer une partie de la farine blanche (index glycémique élevé) par une céréale peu transformée (le flocon est légèrement chauffé à la vapeur et aplati).

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Préparation des cookies aux flocons d'avoine

Une fois cuit, il n'y a plus qu'à déguster.

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un cookie aux flocons d'avoine

Les flocons apportent de la texture, du craquant par endroit, du moelleux à d'autres, bref, génial pour le cookie. Je n'ai pas de recette particulière à vous donner, prenez plutôt celle que vous avez l'habitude de réussir et commencez par remplacer un tiers de la farine par des flocons d'avoine, voire la moitié si vous êtes plus aventureux. Les pépites de chocolat ou les noix/noisettes concassées ont également tout à fait leur place. L'idée c'est comme toujours : expérimenter et s'amuser !

jeudi, 2 février 2017

La différence entre végétalien et vegan ?

Une question qu'on me pose régulièrement (pour ceux qui ont déjà bien assimilité la différence entre végétarien et végétalien) c'est donc quelle est la différence entre végétalien et ce mot étranger "vegan" qu'on voit de plus en plus ?

La réponse n'est pas simple. A la base "vegan" c'est juste le terme anglais pour végétalien, c'est à dire une personne qui ne mange et boit aucun produit issu des animaux (donc pas d'oeufs, de lait de vache, de fromage...).

En pratique il y a 2 points importants :

- Le terme vegan est très repris par le marketing, ça fait moderne, frais, ça va avec les concepts de nouvelles boutiques qui vous vendent à pris d'or du jus de céleri (Organic raw vegan smoothie c'est plus vendeur). Le végétalien c'est la maigrichonne pénible à inviter car on ne sait jamais quoi lui faire à manger, le vegan c'est la jeunette hype qui prend soin de sa santé. C'est pareil mais c'est nettement plus vendeur :-)

- Le point que je mettrais le plus en avant c'est que la personne qui se revendique "vegan" va souvent au delà de l'alimentation. Un désir de ne pas utiliser les animaux pour quoi que ça soit : cosmétiques bien entendu, mais aussi les vêtements par exemple. Vous pensez à la fourure ? C'est très classique mais finalement tellement minoritaire dans une garde robe. Rregardez plutôt du côté des sacs à main, ceintures ou encore des chaussures, le cuir il vient d'où ? Mais rassurez-vous, le cuir d'ananas (!) arrive...

 

jeudi, 12 janvier 2017

Le sectarisme alimentaire

J'aime bien ces billets avec des titres un peu incompréhensibles au premier abord, je vous imagine bien vous gratter la tête en vous disant "mais qu'est-ce que c'est encore que ce truc ? de quoi elle veut nous parler ?".

Le sectarisme alimentaire c'est l'appellation que j'ai choisie de donner à un constat que je fais souvent : plus quelqu'un a perdu de poids, en partant de très haut notamment, plus il a tendance à être rigide avec son alimentation, l'alimentation des autres et les aliments riches en sucre/graisse. Alors ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : tous les "anciens gros" ne sont pas comme ça, heureusement, mais disons qu'en prenant le problème à l'envers, lorsque j'entends quelqu'un me parler "d'aliments à bannir à vie", de "produits de me*de", ou encore et surtout de "c'est sûr qu'en mangeant comme ça il ne faut pas s'étonner qu'elle soit grosse", bizarrement ça provient plutôt d'anciens obèses que de personnes ayant toujours plus ou moins eu la ligne.

Forcément vous commencez à me connaître, ça m'a travaillé les méninges : à première vue ça devrait être l'inverse, c'est "madame ultra mince" qui n'a jamais pris un gramme qui devrait avoir la verbe facile pour balancer sur "les grosses", pointer du doigt leur comportement : si elles grossissent c'est qu'elles mangent trop ou mal, sous entendu "contrairement à moi. Regardez-moi comme moi je mange bien et je suis belle". Mais en fait pour faire simple, les personnes qui n'ont pas ou peu de problème de poids n'ont pas grand chose à faire des problèmes de poids des autres. Par contre, ce sont plutôt les personnes qui ont dû elles-même faire de gros efforts pour perdre du poids qui pointent du doigt le comportement alimentaire des autres. En réalité c'est finalement plutôt logique, car si elles ont dû faire des efforts, parfois draconiens, il n'y a pas de raison que les autres n'en fassent pas... et si jamais les autres n'en font pas alors "il ne faut pas s'étonner de les voir grossir". Bref c'est justement parce que, elles, elles en ont bavé que les autres doivent :
A) soit en baver autant qu'elles, donc zéro chocolat, à mort le sucre...
B) soit souffrir parce qu'elles ne font rien contre leur prise de poids.

J'avoue que ça me fait toujours bizarre quand en consultation j'entends ces termes violents comme "bannir" (le nutella :-), "interdire" (les aliments plaisir), ... "plus jamais"...

Au travers cette attitude je perçois surtout une insécurité, une espèce de peur de la rechute. Derrière l'interdiction du nutella (pour tout le monde) il y a surtout le "si les autres en mangent, ça risque de me tenter et je ne veux plus me laisser tenter car je ne veux pas revenir au poids où j'étais avant de m'interdire tout ça". Il y a également le risque de constater que si jamais la personne perds du poids en continuant à manger du nutella ça mettra par terre sa théorie comme quoi c'est justement en bannissant tel ou tel aliment qu'elle a réussi à perdre du poids. Il y a en fait le poids des efforts réalisés pour arriver au poids auquel elles sont arrivées. "Ca serait franchement dégueulasse injuste si d'autres arrivaient au même résultat sans subir autant de contraintes que moi".

Finalement derrière le sectarisme alimentaire il y a avant tout un trouble du comportement alimentaire, une espèce d'instabilité où l'on sent que jusque là tout va bien parce que je tiens, je suis forte, je ne me laisse pas aller... mais jusqu'à quand ?

Ça n'est pas du tout un comportement apaisé vis à vis de l'alimentation ou de son propre poids. Généralement il suffit d'un grain de sable dans les rouages (problème au travail par exemple...) pour que tout lâche d'un coup et que les kilos maintenus sous contrôle strict jusqu'à présent repartent totalement dans le mauvais sens.

La prochaine fois que vous aurez envie de juger la manière de manger de quelqu'un d'autre que vous, surtout lorsque vous ne connaissez pas grand chose de l'historique - notamment de santé - de la personne ("la grosse à la cantine") commencez par vous demander pourquoi vous ressentez ça, pourquoi vous avez envie de caser telle personne ou tel aliment dans cette petite boîte bien pratique (mal, mauvais, pas bien), ça n'est pas forcément l'autre qui est en cause.

jeudi, 10 novembre 2016

Quelle crème fraîche acheter ?

Régulièrement lors de mes consultations, on me demande "la crème fraîche il vaut mieux la prendre à 5, 15 ou 30% de matière grasse ? Et vous vous achetez quoi ?".

J'aime beaucoup ce type de question, parce que tout le monde imagine que la diététicienne mange ses haricots verts vapeur avec une touche de crème fraîche allégée... et bien non. Ma réponse sur les produits allégés est toujours la même : pour alléger un produit on remplace généralement une partie de la matière grasse d'origine (naturelle quoi) par de l'eau et surtout des stabilisants car forcément l'eau ça tient beaucoup moins bien que la graisse, ça ne se mélange pas bien et personne n'aime les produits qui se déphasent.

Donc au lieu d'acheter un produit plutôt sain, naturel, pourquoi préféreriez-vous payer de l'eau et des produits issus de l'industrie chimique ?

Mon péché mignon c'est donc la bonne crème fraîche entière, genre celle d'Isigny, ou mieux, celle de votre petit producteur au marché. Le bon test : si la cuillère tient magistralement plantée dedans c'est que vous êtes sur la bonne voie.

Crème fraîche d'Isigny
Crème fraîche d'Isigny

Alors oui c'est gras, oui c'est riche en acide gras saturés (moins que le beurre en tout cas), mais notre alimentation requiert une bonne part de lipides, et il vaut mieux les apporter par des produits naturels, consistants et rassasiants que par de l'eau gélifiée enrichies en matières grasses.

Bref, c'est à consommer avec modération mais, sauf problème de santé particulier, la crème fraîche épaisse s'inscrit sans souci dans le cadre d'une alimentation équilibrée.

 

jeudi, 27 octobre 2016

Mousse légère coco/citron

Voici le dernier test culinaire. Après la mousse au chocolat au jus de pois chiche, voici une mousse coco/citron. A la base, j'étais partie pour faire une mousse au citron d'une recette de chez Marmiton. Il me fallait de la crème et du mascarpone. Les avis disaient qu'avec des blancs en neige à la place de la crème c'était mieux. Je me dis ok mais je remplace les œufs par le jus de pois chiche, pour voir ... Première dérive par rapport à la recette de base... Puis en cherchant le mascarpone dans mon frigo : je découvre que je n'en ai pas. Mais j'ai toujours envie de faire cette mousse car je suis en cuisine avec mon fils et qu'une fois l'atelier cuisine parti, c'est une véritable punition que d'arrêter (d'ailleurs nous on le prive de cuisiner c'est plus efficace que de le mettre au coin !!!). Me voilà donc en improvisation (alors que j'étais vraiment partie pour suivre la recette, je vous le jure ;-D). Pas de mascarpone, tant pis j'ai de la crème de coco et de l'huile de coco. On va essayer !

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Mousse coco citron

Mousse légère coco/citron pour 6 personnes, mode d'emploi : 

Ingrédients : Le jus de pois chiche d'une boîte de 200g, 20cl de crème de coco, 50-60g de sucre, 100ml de jus de citron, 4CS bombée de noix de coco râpée réduite en poudre, 2CS d'huile de coco rendue liquide. Zestes de citron pour décorer (facultatif)

La veille, idéalement, mettre le jus de pois chiche et la crème de coco au frais. Étape que je n'ai pas faite, étant donné l'improvisation. 

1ère étape : monter le jus de pois chiche en neige . Mettre le jus dans un saladier, ajouter une pincée de bicarbonate de soude et battre durant plusieurs minutes (5 à 10 environ). Il monte plus facilement si le jus et le saladiers sont bien froids. Une fois monté, réserver dans un plat.

2ème étape : faire une chantilly de coco. Mettre la crème de coco et la battre plusieurs minutes pour qu'elle mousse et monte/épaississe un peu. Comme ça ne montait pas (crème pas assez froide), j'ai ajouté de la poudre de coco rapé (préalablement mixée au robot pour faire une poudre fine).

3ème étape : Préparer l'appareil au citron. Mesurer 100ml de jus de citron, ajouter 50g de sucre et 2CS d'huile de coco liquide. 

4ème étape : Mélanger la crème coco avec l'appareil au jus de citron. Ajouter la mousse de pois chiche et l'incorporer doucement avec une maryse. 

5ème étape : Dresser dans des ramequins et mettre au frais durant quelques heures. 

Bon appétit !

Voici donc une recette totalement improvisée, agréable à manger car légère en bouche et beaucoup moins calorique que la recette de base. 

La morale de l'histoire c'est qu'une fois de plus il ne faut pas hésiter à adapter les recettes en fonction de ce dont on dispose. Plus on le fait plus on arrive à le faire naturellement. "Pas de beurre ? Alors le beurre c'est quoi ? C'est avant tout du gras plutôt solide à température ambiante mais qu'on peut faire fondre en le chauffant pour le lier à autre chose... Qu'est-ce que j'ai qui pourrait amener au même résultat ? Ah l'huile de coco ça pourrait peut-être le faire ?..." Ça fonctionne pour beaucoup de choses à partir du moment où on accepte d'essayer. Au début il vaut juste mieux faire des petites portions histoire de ne pas devoir manger pendant une semaine un dessert vraiment raté.

 

jeudi, 13 octobre 2016

Evolution culinaire

nuages Andernos - Lège Cap Ferret
Nuages sur le Cap Ferret. Andernos, oct. 2016

Comme vous avez pu le constater, je suis moins assidue sur le blog ces derniers mois. Il est temps que je vous explique pourquoi. En septembre 2015, me mère a appris qu'elle avait un cancer du rein avancé car métastasé aux os ... Je vous laisse imaginer le choc sachant qu'elle mangeait bio, faisait du sport, ne fumait pas, n'était pas en surpoids ... bref aucun élément tangible justifiant cette saleté. 

Le choc passé et le naturel battant de la famille revenant, nous nous sommes tous mis à la soutenir et à chercher des "remèdes" des "trucs" pour l'aider à vivre les effets secondaires de son traitement. Je vous passe les détails mais cette épreuve m'a fait découvrir énormément de choses d'un point de vue diététique. Mon objectif à la base était de la soutenir et de lui donner quelques clés pour pouvoir manger avec plaisir, moins perdre du poids, adapter les textures à l'état de ses muqueuses, ... Parmis ces recherches, j'ai découvert l'alimentation cétogène pour aider/augmenter l'effet du traitement anti-angiogénique qu'elle avait.  

Parallèlement à cela, mon frère étant très féru d'alimentation macrobiotique, j'ai beaucoup échangé avec lui, discuté, argumenté, cherché à comprendre ... J'ai commencé à m'intéresser de plus près au végétarisme et véganisme. Le régime cétogène étant une sorte de traitement, il n'était pas question de le suivre, par contre cela m'a permis de découvrir certains aliments (graine de chia, huile de coco, farine de lupin, ...) et redécouvert la notion d'index glycémique que je connaissais mais n'utilisais pas tant que ça au quotidien. 

C'est impressionnant comme il existe une quantité phénoménale d'aliments, de bons aliments, dont nous avons à peine conscience tellement leur présence est faible dans nos supermarchés traditionnels dont les rayons croulent pourtant sous le nombre de références. J'aurai l'occasion d'en reparler, mais les flocons d'avoine, l'amarante, le sarazzin, le patisson, les blettes, très peu d'entre nous connaissons et utilisons ça au quotidien (et sachons les cuisiner correctement), pourtant tout le monde connait la collection complète des pétales et flocons Kellog's, c'est dommage !

Peu à peu, au fil des mois, je me suis mise à moins manger de viande/volaille, puis moins de poisson. J'ai longtemps acheté du jambon et des lardons, un peu les derniers vestiges de mon alimentation carnée, mais suite au reportage de cash investigation, j'ai finalement sauté les pas et ils ne sont désormais plus présents dans notre frigo. Bref, progressivement, je me suis mise à cuisiner plus de légumes secs, plus de légumes. J'ai utilisé des laits végétaux pour faire des crèmes maison et dinimuer un peu notre consommation de laitages. J'ai fais mes propres yaourts. Pas compliqué en soi à faire, mais cela me demande encore trop d'organisation. Je continue donc à en acheter ;-).

Parallèlement, j'ai poursuivi mes recherches avec mon conjoint sur le zéro déchet, l'impact de notre agriculture sur notre environnement, ... C'est un virage déjà bien amorcé depuis notre tour d'Europe en 2012 et petit à petit tout ça fait son chemin... à base d'essais, de tests, plus ou moins réussis, mais qui font qu'on en apprend toujours plus chaque jour. Et puis quand ça rate, généralement c'est l'occasion d'un bon fou rire !

En janvier 2016, je me suis mise à cuisiner mes cosmétiques et nos produits ménagers. En avril, j'ai basculé et ai commencé à acheter quasi exclusivement des produits bio et si possible locaux. En mai, mon conjoint m'a offert des sacs en tissus magnifiques pour éviter d'utiliser des sacs plastiques au supermarché. Puis, en septembre, nous avons découvert une maraichaire locale qui nous livre désormais des fruits et légumes bio à des prix encore abordables. J'ai du arrêter la Ruche Qui Dit Oui à cause des prix trop stratosphériques pour notre budget. Les légumes de pleine saison à plus de 5€/kg ???. 

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Des sacs réutilisables

Alors nous ne sommes pas végétariens, lorsque nous sommes invités nous mangeons de la viande ou du poisson. Il y en aura d'ailleurs probablement de temps en temps encore à la maison pour certains plats intimements liés à la viande (un pot au feu vegétarien ??? très peu pour moi). Nous ne sommes pas "zéro déchet" car c'est très contraignant avec nos choix de vie actuels et c'est avant tout un processus de réduction petit à petit plutôt qu'un état qu'on peut obtenir du jour au lendemain. Nous ne sommes pas plus minces, plus beaux, plus ... :-D. Je dirais que nous sommes juste plus conscients. Conscients du chemin à continuer de parcourir pour aider notre planète, nos enfants... et les producteurs locaux. Conscients d'être incapables de révolutionner le monde mais d'avoir néanmoins une carte à jouer pour tendre doucement vers une amélioration. 

Pour finir ce billet fleuve, ma mère est décédée cet été à 59 ans. J'ai essayé de profiter des tous les moments possibles avec elle ces derniers mois. Elle nous laisse tout ce cheminement et l'envie de profiter de l'instant présent. Nous n'avons pas le temps de le laisser filer, de remettre à Demain. Alors, chaque jour, nous faisons un petit pas pour tendre vers ce qui nous semble une amélioration du monde et une vie la plus éthique possible. J'ai bien conscience que cela ne nous sauvera pas d'un cancer, et certainement de notre propre mort ... Mais comme dit Pierre Rabhi, le colibri fait sa part pour éteindre le feu. Nous tentons de faire notre part pour être en accord avec nous même.

jeudi, 14 avril 2016

Blancs neige à base de jus de pois chiche - mousse au chocolat végétalienne !

Hein, qu'est-ce qu'elle raconte encore la diététicienne ? Elle a pris un coup de soleil sur la tête ?

Ces derniers temps je m'intéresse pas mal aux recettes végétariennes et végétaliennes. A titre personnel je consomme encore des produits animaux de temps en temps mais j'expérimente beaucoup de choses, notamment pour proposer des informations précises à mes patients.

J'ai donc voulu tester une mousse au chocolat sans oeufs et végétalienne... Alors si je maîtrise le chocolat chantilly (incorporer du chocolat fondu dans de la crème liquide montée en neige), ce qui permet donc de se passer d'oeufs... mais grimper à l'étape "végétalienne" montait encore le niveau d'un cran.

C'est sans compter nos amis les pois chiches et surtout leur jus, qui contient une grande quantité d'albumine, l'élément qui rend les blancs d'oeufs mousseux !

Ni une ni deux je teste, j'ouvre ma boîte de conserves (on préfère celles en verre pour le contenu généralement de meilleure qualité [qu'on ne peut pas masquer derrière l'opacité de la boîte en acier] et l'absence certaine de bisphénol A dans le revêtement intérieur]), je mets les pois chiches de côté pour une autre préparation et verse le jus dans le saladier du batteur.

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Quelques minutes de fouet plus tard, le verdict tombe : c'est dingue, ça monte aussi bien que du blanc d'oeuf, c'est super ferme, blanc, brillant et ça n'a pas spécialement goût d'autre chose que de blanc d'oeuf !

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Il ne me reste plus qu'à incorporer délicatement mon chocolat fondu (200g pour 20cl de jus monté - choisissez un chocolat que vous appréciez, plutôt gras et pas trop fort en chocolat pour éviter de ressentir le besoin de rajouter du sucre) et le tour est joué.

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Direction le frigo pour quelques heures et c'est prêt à déguster.

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Et pour les moustaches de chocolat, ça fonctionne tout aussi bien ;-)

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Là où c'est fort, c'est qu'on peut utiliser ces blancs-neige pour absolument tout type de préparation où on utiliserait habituellement des blancs d'oeuf : meringues, macarons, gâteaux type savoie, ... bref tout est possible... et si vous ne dites rien, personne ne se rendra compte que ça n'a pas été préparé avec des oeufs.

jeudi, 4 février 2016

Peut-on s'amuser avec les aliments ?

jouer_escargot.jpgUne chose qui ressort de mes consultations, notamment avec les enfants et les adolescents (mais pas seulement), c'est que je ressens qu'ils voient l'alimentation comme quelque chose d'hyper sérieux. Il faut dire qu'on leur a répété à longueur de temps des messages probablement plus violents psychologiquement que les jeux auxquels ils jouent !!! "Faut pas manger ça", "les bonbons/gâteaux/... c'est interdit", "le sucre c'est un poison", "ça c'est trop salé", "si tu manges ça tu vas devenir obèse"... aie aie aie, l'alimentation diabolisée, symbole de tous les dangers.

Depuis toujours je pense que l'alimentation doit (re)devenir quelque chose de naturel, en se rapprochant des aliments bruts le plus possible, mais aussi en diversifiant ses sources, en essayant des nouveautés, en se faisant plaisir et surtout en mangeant avec tous ses sens, même si on sort parfois de l'équilibre parfait prôné un peu partout.

Si vous planifiez un régime alimentaire hyper strict pour vos enfants, avec brocoli et chou fleur vapeur à tous les étages, il ne faudra pas s'étonner de retrouver sous leur lit un emballage de paquet de bonbons acheté en douce.

L'important est donc de se mettre à la cuisine ensemble, de sentir les différentes épices, de découvrir des produits inconnus, d'essayer des associations, même les plus improbables, de goûter des légumes crus, même ceux "qui ne se mangent que cuits", puis cuits, de toucher, d'écrabouiller (pour les plus jeunes), de tenter des présentations ludiques, bref de considérer l'alimentation et la cuisine tels des activités, des jeux comme les autres.

Nous avons au moins 5 sens, utilisons-les !

jouer_poisson_pane.jpgPhotos Sandrine DL, hé oui c'est tout sauf équilibré, mais c'était drôle, et la salade verte servie après est passée comme une lettre à la poste !

Même chose pour le surimi de la photo précédente : c'est un produit que personnellement je n'aime pas trop pour son côté très très industriel... mais son utilisation ici a permis à de jeunes enfants de manger la mâche et les tomates avec plaisir dès le début car ils ne voulaient pas "détruire" l'escargot !

Dédramatisons un peu l'alimentation et amusons-nous.

jeudi, 7 janvier 2016

La sorcière de janvier

Janvier est à peine entamé, vous avez encore la mémoire olfactive de la bûche et profitez pleinement des boîtes de chocolat apportées par le Père Noël, quand un après-midi au boulot, alors que vous ne vous y attendiez pas, "bam", ça vous tombe dessus : l'alerte qui fâche, ce petit texto reçu sur votre portable : "n'oubliez pas votre rendez-vous demain à 17h avec votre diététicienne..."

Aie aie aie, je vous connais, vous prenez peur. Non, c'est pas possible, ça fait 3 semaines que vous n'avez pas approché un brocoli à moins de 10 mètres (là-bas au loin au fond du rayon que vous avez évité), vous savez par avance que vous n'avez pas perdu un gramme et que la tendance serait-même probablement à la hausse... hors votre corps ça n'est pas la bourse, quand ça monte ça n'est pas bon signe.

Bref, pour vous c'est plié, aucun intérêt d'aller s'humilier chez la diététicienne alors que vous n'avez fait aucun effort depuis la dernière fois, que vous allez vous faire sermonner pendant 45 minutes et ressortir avec le moral dans les chaussettes.

Stratégie d'attaque : hop s'éclipser du bureau sans que le chef ne vous repère, filer dans la cage d'escalier et vite appeller le secrétariat pour annuler cet horrible rendez-vous.
A l'issue de l'appel, vous avez l'impression qu'une rage de dents vient de se stopper net. Mouais, même pas sûr... je sens un soupçon de culpabilité... mais en tout cas vous êtes débarrassée, et ça, ça fait du bien.

Mais au fait, êtes-vous aussi sûre que ce rendez-vous avec la sorcière de janvier allait être dévastateur ?

Mettez-vous à ma place une seconde. Que pensez-vous que j'ai fait pendant les fêtes de noël ? Que je me suis isolée dans un temple zen à mâchouiller du brocoli vapeur et à boire du thé vert sans sucre à longueur de journée ? Tout comme vous, votre diététicienne (ou nutritionniste, qu'il soit homme ou femme) a mangé ses plats en sauce, à bu quelques verres, voire même grignoté des cacahuètes en quantité déraisonnable !!! Qui serait-elle pour juger que votre comportement, dicté par des décennies de traditions ?

Non, ce premier rendez-vous de janvier c'est justement l'occasion de faire le point, de voir ce qui s'est passé, de vous aider à traverser cette période qui a pu être mouvementée voire chamboulée, d'un point de vue alimentation bien sûr (quantité, fréquence, richesse, ...) mais aussi psychologique, car je le sais bien, pour beaucoup d'entre vous cette période est synonyme de difficultés à s'accepter, à s'autoriser, à ne pas regretter, ...

Je n'ai pas de bâton, je ne fais pas mal, je suis là pour vous accompagner et vous aider, et certainement pas pour vous sermonner ou vous engueuler du plaisir que vous avez pris à reprendre une part de la terrible bûche au chocolat de tata Bernadette qu'elle réussit chaque année de mieux en mieux, avec ce chocolat grand cru ramené de son dernier voyage au Pérou.

Donc comme j'ai l'habitude de le dire : faites-vous honneur, respectez-vous ! Il n'y a aucune raison d'annuler ce rendez-vous parce que vous n'avez pas strictement suivi les règles de conduites que vous aviez imaginé !

jeudi, 16 juillet 2015

Tarte aux abricots facile et rapide

Mon fils de 18 mois est très actif et curieux. C'est d'ailleurs l'une des raisons qui explique le fait que je poste très peu en ce moment ;-)

Alors pour éviter les bêtises dès que je suis en cuisine, je l'initie doucement. Du coup, nous cuisinons beaucoup ensemble et il adore ça. Voici donc le fruit de notre recette à 4 mains : 

Pour confectionner une tarte pour 6-8 personnes, il vous faut : 

- une pâte à tarte (sablée ou brisée) toute prête (ou encore mieux : la faire soit-même)

- 1kg d'abricot

- 3 CS de sucre en poudre

- 6CS de flocons d'avoine

- 4CS de noix de coco râpée

- des pépites de chocolats

La réalisation : 

Dérouler le fond de tarte dans un moule. Piquer à la fourchette. Étaler sur le fond de tarte les flocons d'avoine et la noix de coco puis 2CS de sucre. Nettoyer, dénoyauter et couper les abricots. Les déposer sur la couche de coco/flocons/sucre. Saupoudrer la dernière cuillère de sucre sur les abricots. Ajouter les pépites de chocolat et quelques noisettes de beurre salé si ça vous tente. Enfourner dans un four chaud à 180°C et laisser cuire 30 minutes. Laisser refroidir et déguster tiède ou froid selon vos préférences.

Pour info mon fils a : saupoudré la coco, flocons d'avoine et sucre en poudre, retiré tous les noyaux des abricots et piqué le fond de tarte. Ensuite il a joué avec les noyaux et un saladier en plastique (je mets dans le saladier, je le vide ... il adore et ça peut durer un moment :-) pendant que je positionnais les abricots sur la tarte. 

Un bon atelier cuisine avec des enfants lorsqu'il fait trop chaud pour sortir (ou trop froid en hiver si on change de fruits ;-)). 

Tarte-aux-abricots-rapide.jpg

Alors forcément ça n'est pas super joli (surtout la pâte toute prête, j'ai un peu honte) mais l'alimentation est aussi une affaire de compromis. C'est un point que je rappelle souvent en consultation : il vaut mieux faire un peu que rien du tout sous prétexte que ça ne sera pas parfait (c'est valable tout aussi bien pour un pot au feu où on met un peu tout en vrac dans une cocotte qu'une salade "césar" avec surtout des légumes au pif en fonction de ce qui reste dans le frigo).

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