Hél&è;ne AgeneauHél&è;ne Ageneau, diététicienne diplômée d'Etat

Parce que bien manger est une nécessité !

jeudi, 10 novembre 2016

Quelle crème fraîche acheter ?

Régulièrement lors de mes consultations, on me demande "la crème fraîche il vaut mieux la prendre à 5, 15 ou 30% de matière grasse ? Et vous vous achetez quoi ?".

J'aime beaucoup ce type de question, parce que tout le monde imagine que la diététicienne mange ses haricots verts vapeur avec une touche de crème fraîche allégée... et bien non. Ma réponse sur les produits allégés est toujours la même : pour alléger un produit on remplace généralement une partie de la matière grasse d'origine (naturelle quoi) par de l'eau et surtout des stabilisants car forcément l'eau ça tient beaucoup moins bien que la graisse, ça ne se mélange pas bien et personne n'aime les produits qui se déphasent.

Donc au lieu d'acheter un produit plutôt sain, naturel, pourquoi préféreriez-vous payer de l'eau et des produits issus de l'industrie chimique ?

Mon péché mignon c'est donc la bonne crème fraîche entière, genre celle d'Isigny, ou mieux, celle de votre petit producteur au marché. Le bon test : si la cuillère tient magistralement plantée dedans c'est que vous êtes sur la bonne voie.

Crème fraîche d'Isigny
Crème fraîche d'Isigny

Alors oui c'est gras, oui c'est riche en acide gras saturés (moins que le beurre en tout cas), mais notre alimentation requiert une bonne part de lipides, et il vaut mieux les apporter par des produits naturels, consistants et rassasiants que par de l'eau gélifiée enrichies en matières grasses.

Bref, c'est à consommer avec modération mais, sauf problème de santé particulier, la crème fraîche épaisse s'inscrit sans souci dans le cadre d'une alimentation équilibrée.

 

jeudi, 27 octobre 2016

Mousse légère coco/citron

Voici le dernier test culinaire. Après la mousse au chocolat au jus de pois chiche, voici une mousse coco/citron. A la base, j'étais partie pour faire une mousse au citron d'une recette de chez Marmiton. Il me fallait de la crème et du mascarpone. Les avis disaient qu'avec des blancs en neige à la place de la crème c'était mieux. Je me dis ok mais je remplace les œufs par le jus de pois chiche, pour voir ... Première dérive par rapport à la recette de base... Puis en cherchant le mascarpone dans mon frigo : je découvre que je n'en ai pas. Mais j'ai toujours envie de faire cette mousse car je suis en cuisine avec mon fils et qu'une fois l'atelier cuisine parti, c'est une véritable punition que d'arrêter (d'ailleurs nous on le prive de cuisiner c'est plus efficace que de le mettre au coin !!!). Me voilà donc en improvisation (alors que j'étais vraiment partie pour suivre la recette, je vous le jure ;-D). Pas de mascarpone, tant pis j'ai de la crème de coco et de l'huile de coco. On va essayer !

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Mousse coco citron

Mousse légère coco/citron pour 6 personnes, mode d'emploi : 

Ingrédients : Le jus de pois chiche d'une boîte de 200g, 20cl de crème de coco, 50-60g de sucre, 100ml de jus de citron, 4CS bombée de noix de coco râpée réduite en poudre, 2CS d'huile de coco rendue liquide. Zestes de citron pour décorer (facultatif)

La veille, idéalement, mettre le jus de pois chiche et la crème de coco au frais. Étape que je n'ai pas faite, étant donné l'improvisation. 

1ère étape : monter le jus de pois chiche en neige . Mettre le jus dans un saladier, ajouter une pincée de bicarbonate de soude et battre durant plusieurs minutes (5 à 10 environ). Il monte plus facilement si le jus et le saladiers sont bien froids. Une fois monté, réserver dans un plat.

2ème étape : faire une chantilly de coco. Mettre la crème de coco et la battre plusieurs minutes pour qu'elle mousse et monte/épaississe un peu. Comme ça ne montait pas (crème pas assez froide), j'ai ajouté de la poudre de coco rapé (préalablement mixée au robot pour faire une poudre fine).

3ème étape : Préparer l'appareil au citron. Mesurer 100ml de jus de citron, ajouter 50g de sucre et 2CS d'huile de coco liquide. 

4ème étape : Mélanger la crème coco avec l'appareil au jus de citron. Ajouter la mousse de pois chiche et l'incorporer doucement avec une maryse. 

5ème étape : Dresser dans des ramequins et mettre au frais durant quelques heures. 

Bon appétit !

Voici donc une recette totalement improvisée, agréable à manger car légère en bouche et beaucoup moins calorique que la recette de base. 

La morale de l'histoire c'est qu'une fois de plus il ne faut pas hésiter à adapter les recettes en fonction de ce dont on dispose. Plus on le fait plus on arrive à le faire naturellement. "Pas de beurre ? Alors le beurre c'est quoi ? C'est avant tout du gras plutôt solide à température ambiante mais qu'on peut faire fondre en le chauffant pour le lier à autre chose... Qu'est-ce que j'ai qui pourrait amener au même résultat ? Ah l'huile de coco ça pourrait peut-être le faire ?..." Ça fonctionne pour beaucoup de choses à partir du moment où on accepte d'essayer. Au début il vaut juste mieux faire des petites portions histoire de ne pas devoir manger pendant une semaine un dessert vraiment raté.

 

jeudi, 13 octobre 2016

Evolution culinaire

nuages Andernos - Lège Cap Ferret
Nuages sur le Cap Ferret. Andernos, oct. 2016

Comme vous avez pu le constater, je suis moins assidue sur le blog ces derniers mois. Il est temps que je vous explique pourquoi. En septembre 2015, me mère a appris qu'elle avait un cancer du rein avancé car métastasé aux os ... Je vous laisse imaginer le choc sachant qu'elle mangeait bio, faisait du sport, ne fumait pas, n'était pas en surpoids ... bref aucun élément tangible justifiant cette saleté. 

Le choc passé et le naturel battant de la famille revenant, nous nous sommes tous mis à la soutenir et à chercher des "remèdes" des "trucs" pour l'aider à vivre les effets secondaires de son traitement. Je vous passe les détails mais cette épreuve m'a fait découvrir énormément de choses d'un point de vue diététique. Mon objectif à la base était de la soutenir et de lui donner quelques clés pour pouvoir manger avec plaisir, moins perdre du poids, adapter les textures à l'état de ses muqueuses, ... Parmis ces recherches, j'ai découvert l'alimentation cétogène pour aider/augmenter l'effet du traitement anti-angiogénique qu'elle avait.  

Parallèlement à cela, mon frère étant très féru d'alimentation macrobiotique, j'ai beaucoup échangé avec lui, discuté, argumenté, cherché à comprendre ... J'ai commencé à m'intéresser de plus près au végétarisme et véganisme. Le régime cétogène étant une sorte de traitement, il n'était pas question de le suivre, par contre cela m'a permis de découvrir certains aliments (graine de chia, huile de coco, farine de lupin, ...) et redécouvert la notion d'index glycémique que je connaissais mais n'utilisais pas tant que ça au quotidien. 

C'est impressionnant comme il existe une quantité phénoménale d'aliments, de bons aliments, dont nous avons à peine conscience tellement leur présence est faible dans nos supermarchés traditionnels dont les rayons croulent pourtant sous le nombre de références. J'aurai l'occasion d'en reparler, mais les flocons d'avoine, l'amarante, le sarazzin, le patisson, les blettes, très peu d'entre nous connaissons et utilisons ça au quotidien (et sachons les cuisiner correctement), pourtant tout le monde connait la collection complète des pétales et flocons Kellog's, c'est dommage !

Peu à peu, au fil des mois, je me suis mise à moins manger de viande/volaille, puis moins de poisson. J'ai longtemps acheté du jambon et des lardons, un peu les derniers vestiges de mon alimentation carnée, mais suite au reportage de cash investigation, j'ai finalement sauté les pas et ils ne sont désormais plus présents dans notre frigo. Bref, progressivement, je me suis mise à cuisiner plus de légumes secs, plus de légumes. J'ai utilisé des laits végétaux pour faire des crèmes maison et dinimuer un peu notre consommation de laitages. J'ai fais mes propres yaourts. Pas compliqué en soi à faire, mais cela me demande encore trop d'organisation. Je continue donc à en acheter ;-).

Parallèlement, j'ai poursuivi mes recherches avec mon conjoint sur le zéro déchet, l'impact de notre agriculture sur notre environnement, ... C'est un virage déjà bien amorcé depuis notre tour d'Europe en 2012 et petit à petit tout ça fait son chemin... à base d'essais, de tests, plus ou moins réussis, mais qui font qu'on en apprend toujours plus chaque jour. Et puis quand ça rate, généralement c'est l'occasion d'un bon fou rire !

En janvier 2016, je me suis mise à cuisiner mes cosmétiques et nos produits ménagers. En avril, j'ai basculé et ai commencé à acheter quasi exclusivement des produits bio et si possible locaux. En mai, mon conjoint m'a offert des sacs en tissus magnifiques pour éviter d'utiliser des sacs plastiques au supermarché. Puis, en septembre, nous avons découvert une maraichaire locale qui nous livre désormais des fruits et légumes bio à des prix encore abordables. J'ai du arrêter la Ruche Qui Dit Oui à cause des prix trop stratosphériques pour notre budget. Les légumes de pleine saison à plus de 5€/kg ???. 

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Des sacs réutilisables

Alors nous ne sommes pas végétariens, lorsque nous sommes invités nous mangeons de la viande ou du poisson. Il y en aura d'ailleurs probablement de temps en temps encore à la maison pour certains plats intimements liés à la viande (un pot au feu vegétarien ??? très peu pour moi). Nous ne sommes pas "zéro déchet" car c'est très contraignant avec nos choix de vie actuels et c'est avant tout un processus de réduction petit à petit plutôt qu'un état qu'on peut obtenir du jour au lendemain. Nous ne sommes pas plus minces, plus beaux, plus ... :-D. Je dirais que nous sommes juste plus conscients. Conscients du chemin à continuer de parcourir pour aider notre planète, nos enfants... et les producteurs locaux. Conscients d'être incapables de révolutionner le monde mais d'avoir néanmoins une carte à jouer pour tendre doucement vers une amélioration. 

Pour finir ce billet fleuve, ma mère est décédée cet été à 59 ans. J'ai essayé de profiter des tous les moments possibles avec elle ces derniers mois. Elle nous laisse tout ce cheminement et l'envie de profiter de l'instant présent. Nous n'avons pas le temps de le laisser filer, de remettre à Demain. Alors, chaque jour, nous faisons un petit pas pour tendre vers ce qui nous semble une amélioration du monde et une vie la plus éthique possible. J'ai bien conscience que cela ne nous sauvera pas d'un cancer, et certainement de notre propre mort ... Mais comme dit Pierre Rabhi, le colibri fait sa part pour éteindre le feu. Nous tentons de faire notre part pour être en accord avec nous même.

jeudi, 14 avril 2016

Blancs neige à base de jus de pois chiche - mousse au chocolat végétalienne !

Hein, qu'est-ce qu'elle raconte encore la diététicienne ? Elle a pris un coup de soleil sur la tête ?

Ces derniers temps je m'intéresse pas mal aux recettes végétariennes et végétaliennes. A titre personnel je consomme encore des produits animaux de temps en temps mais j'expérimente beaucoup de choses, notamment pour proposer des informations précises à mes patients.

J'ai donc voulu tester une mousse au chocolat sans oeufs et végétalienne... Alors si je maîtrise le chocolat chantilly (incorporer du chocolat fondu dans de la crème liquide montée en neige), ce qui permet donc de se passer d'oeufs... mais grimper à l'étape "végétalienne" montait encore le niveau d'un cran.

C'est sans compter nos amis les pois chiches et surtout leur jus, qui contient une grande quantité d'albumine, l'élément qui rend les blancs d'oeufs mousseux !

Ni une ni deux je teste, j'ouvre ma boîte de conserves (on préfère celles en verre pour le contenu généralement de meilleure qualité [qu'on ne peut pas masquer derrière l'opacité de la boîte en acier] et l'absence certaine de bisphénol A dans le revêtement intérieur]), je mets les pois chiches de côté pour une autre préparation et verse le jus dans le saladier du batteur.

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Quelques minutes de fouet plus tard, le verdict tombe : c'est dingue, ça monte aussi bien que du blanc d'oeuf, c'est super ferme, blanc, brillant et ça n'a pas spécialement goût d'autre chose que de blanc d'oeuf !

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Il ne me reste plus qu'à incorporer délicatement mon chocolat fondu (200g pour 20cl de jus monté - choisissez un chocolat que vous appréciez, plutôt gras et pas trop fort en chocolat pour éviter de ressentir le besoin de rajouter du sucre) et le tour est joué.

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Direction le frigo pour quelques heures et c'est prêt à déguster.

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Et pour les moustaches de chocolat, ça fonctionne tout aussi bien ;-)

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Là où c'est fort, c'est qu'on peut utiliser ces blancs-neige pour absolument tout type de préparation où on utiliserait habituellement des blancs d'oeuf : meringues, macarons, gâteaux type savoie, ... bref tout est possible... et si vous ne dites rien, personne ne se rendra compte que ça n'a pas été préparé avec des oeufs.

jeudi, 4 février 2016

Peut-on s'amuser avec les aliments ?

jouer_escargot.jpgUne chose qui ressort de mes consultations, notamment avec les enfants et les adolescents (mais pas seulement), c'est que je ressens qu'ils voient l'alimentation comme quelque chose d'hyper sérieux. Il faut dire qu'on leur a répété à longueur de temps des messages probablement plus violents psychologiquement que les jeux auxquels ils jouent !!! "Faut pas manger ça", "les bonbons/gâteaux/... c'est interdit", "le sucre c'est un poison", "ça c'est trop salé", "si tu manges ça tu vas devenir obèse"... aie aie aie, l'alimentation diabolisée, symbole de tous les dangers.

Depuis toujours je pense que l'alimentation doit (re)devenir quelque chose de naturel, en se rapprochant des aliments bruts le plus possible, mais aussi en diversifiant ses sources, en essayant des nouveautés, en se faisant plaisir et surtout en mangeant avec tous ses sens, même si on sort parfois de l'équilibre parfait prôné un peu partout.

Si vous planifiez un régime alimentaire hyper strict pour vos enfants, avec brocoli et chou fleur vapeur à tous les étages, il ne faudra pas s'étonner de retrouver sous leur lit un emballage de paquet de bonbons acheté en douce.

L'important est donc de se mettre à la cuisine ensemble, de sentir les différentes épices, de découvrir des produits inconnus, d'essayer des associations, même les plus improbables, de goûter des légumes crus, même ceux "qui ne se mangent que cuits", puis cuits, de toucher, d'écrabouiller (pour les plus jeunes), de tenter des présentations ludiques, bref de considérer l'alimentation et la cuisine tels des activités, des jeux comme les autres.

Nous avons au moins 5 sens, utilisons-les !

jouer_poisson_pane.jpgPhotos Sandrine DL, hé oui c'est tout sauf équilibré, mais c'était drôle, et la salade verte servie après est passée comme une lettre à la poste !

Même chose pour le surimi de la photo précédente : c'est un produit que personnellement je n'aime pas trop pour son côté très très industriel... mais son utilisation ici a permis à de jeunes enfants de manger la mâche et les tomates avec plaisir dès le début car ils ne voulaient pas "détruire" l'escargot !

Dédramatisons un peu l'alimentation et amusons-nous.

jeudi, 7 janvier 2016

La sorcière de janvier

Janvier est à peine entamé, vous avez encore la mémoire olfactive de la bûche et profitez pleinement des boîtes de chocolat apportées par le Père Noël, quand un après-midi au boulot, alors que vous ne vous y attendiez pas, "bam", ça vous tombe dessus : l'alerte qui fâche, ce petit texto reçu sur votre portable : "n'oubliez pas votre rendez-vous demain à 17h avec votre diététicienne..."

Aie aie aie, je vous connais, vous prenez peur. Non, c'est pas possible, ça fait 3 semaines que vous n'avez pas approché un brocoli à moins de 10 mètres (là-bas au loin au fond du rayon que vous avez évité), vous savez par avance que vous n'avez pas perdu un gramme et que la tendance serait-même probablement à la hausse... hors votre corps ça n'est pas la bourse, quand ça monte ça n'est pas bon signe.

Bref, pour vous c'est plié, aucun intérêt d'aller s'humilier chez la diététicienne alors que vous n'avez fait aucun effort depuis la dernière fois, que vous allez vous faire sermonner pendant 45 minutes et ressortir avec le moral dans les chaussettes.

Stratégie d'attaque : hop s'éclipser du bureau sans que le chef ne vous repère, filer dans la cage d'escalier et vite appeller le secrétariat pour annuler cet horrible rendez-vous.
A l'issue de l'appel, vous avez l'impression qu'une rage de dents vient de se stopper net. Mouais, même pas sûr... je sens un soupçon de culpabilité... mais en tout cas vous êtes débarrassée, et ça, ça fait du bien.

Mais au fait, êtes-vous aussi sûre que ce rendez-vous avec la sorcière de janvier allait être dévastateur ?

Mettez-vous à ma place une seconde. Que pensez-vous que j'ai fait pendant les fêtes de noël ? Que je me suis isolée dans un temple zen à mâchouiller du brocoli vapeur et à boire du thé vert sans sucre à longueur de journée ? Tout comme vous, votre diététicienne (ou nutritionniste, qu'il soit homme ou femme) a mangé ses plats en sauce, à bu quelques verres, voire même grignoté des cacahuètes en quantité déraisonnable !!! Qui serait-elle pour juger que votre comportement, dicté par des décennies de traditions ?

Non, ce premier rendez-vous de janvier c'est justement l'occasion de faire le point, de voir ce qui s'est passé, de vous aider à traverser cette période qui a pu être mouvementée voire chamboulée, d'un point de vue alimentation bien sûr (quantité, fréquence, richesse, ...) mais aussi psychologique, car je le sais bien, pour beaucoup d'entre vous cette période est synonyme de difficultés à s'accepter, à s'autoriser, à ne pas regretter, ...

Je n'ai pas de bâton, je ne fais pas mal, je suis là pour vous accompagner et vous aider, et certainement pas pour vous sermonner ou vous engueuler du plaisir que vous avez pris à reprendre une part de la terrible bûche au chocolat de tata Bernadette qu'elle réussit chaque année de mieux en mieux, avec ce chocolat grand cru ramené de son dernier voyage au Pérou.

Donc comme j'ai l'habitude de le dire : faites-vous honneur, respectez-vous ! Il n'y a aucune raison d'annuler ce rendez-vous parce que vous n'avez pas strictement suivi les règles de conduites que vous aviez imaginé !

jeudi, 16 juillet 2015

Tarte aux abricots facile et rapide

Mon fils de 18 mois est très actif et curieux. C'est d'ailleurs l'une des raisons qui explique le fait que je poste très peu en ce moment ;-)

Alors pour éviter les bêtises dès que je suis en cuisine, je l'initie doucement. Du coup, nous cuisinons beaucoup ensemble et il adore ça. Voici donc le fruit de notre recette à 4 mains : 

Pour confectionner une tarte pour 6-8 personnes, il vous faut : 

- une pâte à tarte (sablée ou brisée) toute prête (ou encore mieux : la faire soit-même)

- 1kg d'abricot

- 3 CS de sucre en poudre

- 6CS de flocons d'avoine

- 4CS de noix de coco râpée

- des pépites de chocolats

La réalisation : 

Dérouler le fond de tarte dans un moule. Piquer à la fourchette. Étaler sur le fond de tarte les flocons d'avoine et la noix de coco puis 2CS de sucre. Nettoyer, dénoyauter et couper les abricots. Les déposer sur la couche de coco/flocons/sucre. Saupoudrer la dernière cuillère de sucre sur les abricots. Ajouter les pépites de chocolat et quelques noisettes de beurre salé si ça vous tente. Enfourner dans un four chaud à 180°C et laisser cuire 30 minutes. Laisser refroidir et déguster tiède ou froid selon vos préférences.

Pour info mon fils a : saupoudré la coco, flocons d'avoine et sucre en poudre, retiré tous les noyaux des abricots et piqué le fond de tarte. Ensuite il a joué avec les noyaux et un saladier en plastique (je mets dans le saladier, je le vide ... il adore et ça peut durer un moment :-) pendant que je positionnais les abricots sur la tarte. 

Un bon atelier cuisine avec des enfants lorsqu'il fait trop chaud pour sortir (ou trop froid en hiver si on change de fruits ;-)). 

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Alors forcément ça n'est pas super joli (surtout la pâte toute prête, j'ai un peu honte) mais l'alimentation est aussi une affaire de compromis. C'est un point que je rappelle souvent en consultation : il vaut mieux faire un peu que rien du tout sous prétexte que ça ne sera pas parfait (c'est valable tout aussi bien pour un pot au feu où on met un peu tout en vrac dans une cocotte qu'une salade "césar" avec surtout des légumes au pif en fonction de ce qui reste dans le frigo).

jeudi, 12 février 2015

Madeleines au chocolat : mais comment faire ?

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Parfois on se sent un peu bête quand après avoir trempé des madeleines dans une casserole de chocolat, ça ne rend pas du tout comme ce à quoi on s'attendait et encore moins aux madeleines de son enfance.

Il y a quelques jours, par le plus grand des hasards, j'ai eu la réponse : après cuisson des madeleines, on les démoule, on nettoie un peu le moule si il faut et ensuite il suffit de tapisser les moules avec un peu de chocolat et remettre les madeleines à leur place en les enfonçant un peu si besoin pour bien étaler le chocolat partout. On met au frais quelques minutes pour que le chocolat durcisse bien avant de les démouler.

Le résultat est nickel, j'ai enfin retrouvé ce que je cherchais !

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jeudi, 29 janvier 2015

la faim et le vide

Alors ça c'est un titre bizarre : faim, vide, qu'est-ce qu'elle raconte ?!?

Au fil du temps, de l'expérience, j'ai réussi à mettre des mots sur certains ressentis... car en consultation il y a bien entendu les mots, mais aussi le langage corporel, les sous-entendus, les non-dits, bref beaucoup de signaux qui me sont transmis et que j'arrive plus ou moins à décrypter... Parfois il me faut un peu de temps, il me faut retrouver les mêmes sensations avec d'autres patients ou partager avec d'autres professionnels de santé pour enfin arriver à décrypter certains messages pas évidents.

Aujourd'hui je vais donc vous parler du "vide".

Certaines de mes patientes ont du mal avec l'idée d'attendre d'avoir faim avant de manger. Ca a l'air pourtant basique, mon fils y arrive depuis sa naissance : "faim -> pleurer -> manger -> ah ça va mieux". Même la nuit, il s'en fiche que je dorme ou pas :-) Mais avec le temps, avec la vie, avec le formatage pour correspondre aux attentes des autres, la bienséance, petit à petit on se fait une carapace, on apprend à mettre de côté ses sensations. Pour beaucoup d'entre nous on mange "parce que c'est l'heure". C'est malheureux, mais relativement facile à travailler quand on accepte de réécouter un peu ses sensations.

Mais certaines personnes mangent non plus par simple habitude, mais parce que le vide est insupportable pour elles. Le vide c'est deux choses : physiquement c'est l'estomac vide qui gargouille et dont on n'a pas envie d'affronter le ressenti désagréable, mais psychologiquement c'est surtout le fait d'être seule, de rentrer chez soi le soir sans grand programme, sans envie particulière, sans amis ou famille autour de soi.

Et lorsqu'on est dans cette situation, une solution très simple pour remédier au vide c'est de se mettre à manger. Non plus par faim, pas non plus par habitude mais parce qu'en ingérant de la nourriture on essaye de combler un creux, un vide dans sa vie qu'on ne réussit pas à combler.

On pourrait se dire : pourquoi pas, "si ça l'occupe" je ne vois pas où est le mal... Le problème c'est qu'en se remplissant d'aliments on comble le problème à court terme (ça prend en effet du temps de cuisiner puis de manger)... mais malheureusement ça ne comble pas le vide de sa vie. On rentre le lendemain toujours aussi déprimé à l'idée de passer cette soirée seule, on mange toujours plus en espérant combler ce trou mais rien ne se passe. Du coup le calcul est simple, on mange plus, notamment bien plus que nos besoins physiques... et on grossit.

J'ai des patientes qui nient la dépression et l'aspect social et ne se focalisent que sur le poids "je ne comprends pas, je me fais des bons petits plats le soir, je cuisine, j'ai un bon coup de fourchette mais je fais attention à ne pas manger trop riche..." en creusant, en discutant, je ressens surtout cette solitude, cette fatigue : souvent un travail qui ne leur plait pas, une situation familiale compliquée, pas de vie sociale... et alors que la solution est probablement plus de l'ordre du "s'inscrire pour faire du bénévolat dans une association" elles s'acharnent à vouloir faire un régime pour perdre du poids.

Je pense que notre travail en tant que diététiciennes n'est alors absolument pas de chercher à calculer si son repas est trop riche ou pas, ce qui reviendrait à soigner les symptômes mais pas la cause du problème. Notre but est alors d'orienter vers des solutions adaptées à cette personne qui amèneront ensuite à une modification naturelle du comportement alimentaire.

Comme je le disais plus haut, notre patiente dépressive prise en exemple aura bien plus intérêt à aller s'inscrire au yoga, mettre en place une sortie par semaine avec des collègues, s'investir dans une association, aller lire des bouquins à des enfants hospitalisés ou toute autre activité qui ira avec ses envies et ce qu'elle pense possible. Et je peux vous assurer pour avoir travaillé ces points avec nombre de patientes, que ça comble bien mieux un vide que n'importe quel aliment !

Nouveauté : Consultation diététique en ligne

Ca fait quelques temps que je teste ça, mais ça y est je suis fière d'officialiser l'information sur le blog : vous pouvez désormais prendre un rendez-vous avec moi même si vous habitez à l'autre bout du monde !

Je fais donc des consultations en vidéo (image et son) et vous pouvez prendre rendez-vous à tout moment, tout est automatisé (sauf la consultation bien sûr :-). Vous choisissez votre créneau horaire, renseignez vos informations personnelles, réglez la séance via carte bancaire et le jour venu nous nous retrouvons à l'heure du rendez-vous sur une page web spécifique qui nous permet de nous voir et de nous entendre. C'est bien moi, Hélène Ageneau, diététicienne diplômée, qui serait derrière la webcam, pas de surprise !

Les premiers résultats sont encourageants puisque la première consultation que j'ai faite s'est passée avec une patiente... expatriée... aux États-Unis et ça a fonctionné absolument sans le moindre souci, une belle réussite !

Comme toujours lorsqu'on dépend de la technique, il est recommandé d'avoir un ordinateur qui fonctionne, avec un navigateur internet à jour, une connexion internet stable, une webcam, un micro et un casque (ou des enceintes) qui marchent... bref si vous pouvez tester avant la consultation, par exemple que Skype fonctionne avec vos amis, vous serez rassurée et vous aurez de bonnes bases pour attaquer la consultation en ligne. Mais en général aucun souci et dans le pire des cas je vous appelle par téléphone afin que le son soit nickel.

A bientôt en vrai ou via webcam !

Pour prendre rendez-vous c'est ici


jeudi, 15 janvier 2015

Cuisiner c'est pas compliqué

riz-brocoli-saucisse.jpgOn a toujours fait croire que cuisiner c'était quelque chose de complexe, qui prend du temps, qui nécessite une recette, des essais, ... et ça n'est pas la vague d'émissions télé sur la cuisine qui arrange les choses : "vous avez 3 heures pour faire un gâteau parfait", "2 heures pour un plat d'exception".... STOOOOOOOOOOOP...

Moi j'aime bien aussi "vous avez 17 minutes pour un diner tout bête mais un minimum équilibré sachant que vous devrez inclure dans ce temps un changement de couche, répondre à un coup de fil d'une copine et faire la vaisselle car la casserole sur laquelle vous comptiez est restée dans l'évier depuis hier soir !"

Non mais c'est vrai, on n'est pas tous des top chefs en puissance, dans une immense cuisine de rêve, avec un commis pour la pluche et un autre qui nettoie tout :)

Bon faisons du concret autour de ce constat simple : légumes et féculents n'ont pas des temps de cuisson très éloignés...

Mise en pratique :

1/ faire bouillir un grand volume d'eau, y mettre un peu de sel.

2/ pendant que l'eau chauffe, détailler un brocoli (frais) en fleurettes (le couper en morceaux quoi).

3/ mettre la quantité de riz qui vous plait dans l'eau bouillante puis y ajouter les brocolis.

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4/ si ça vous dit, utilisez le temps pendant lequel ça cuit (une dizaine de minutes) pour gérer la couche, la copine... ou pour améliorer un peu la recette, genre émincer (couper) un oignon et mettre les morceaux dans l'eau aussi.

5/ égouttez et mangez. Si personne ne vous regarde et que vous avez très faim, vous pouvez même manger directement dans la casserole !

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- Au lieu de saler l'eau au départ vous pouvez ajouter un peu de sauce soja après l'égouttage. Si vous n'avez pas de couche à changer ou de copine au téléphone vous pouvez en profiter pour faire revenir des lardons ou des rondelles de saucisse dans une poêle ou faire une petite omelette pendant que le riz/les légumes cuisent.

- Vous pouvez remplacer le riz par des pâtes, les brocolis frais par des surgelés (reportez-vous alors au temps de cuisson conseillé sur les emballages). Selon la saison vous pouvez aussi remplacer les brocolis par des carottes, des petits pois frais, ...

- Avec l'expérience vous deviendrez maitres et maitresses du temps de cuisson, pour savoir à quel moment mettre quels aliments, genre commencer la cuisson du riz, faire cuire 5 minutes puis seulement alors ajouter un légume qui cuit vite (des tomates ?)

Ainsi de suite, vous voyez on peut sortir un plat sympa, équilibré (légumes, féculents, protéines, ...) sans y passer trois plombes. Ça laisse ensuite plus de temps pour bouquiner, papoter autour d'une tisane, écrire un billet de blog...

Je pense qu'il y a un temps pour tout, j'adore passer 3 heures pour faire ce fameux gâteau parfait, mais le soir en semaine, il y a des jours où j'ai surtout faim et besoin de sustenter cette faim, et je vous assure qu'il y a des moyens de faire ça plutôt correctement (n'en déplaise aux puristes), sans y passer 3 heures ni passer par la case plat tout prêt.

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jeudi, 11 décembre 2014

La peur du rendez-vous !

Il y a quelques jours, j'ai une une grande surprise, j'avais rendez-vous avec une patiente (son premier rendez-vous) qui n'est pas venue. Seule dans mon cabinet, je la rappelle et finalement obtiens l'explication : "j'ai vraiment envie de perdre du poids, j'ai pris une demi-journée de congé pour venir vous voir mais au moment de venir j'ai eu un gros coup de stress, j'ai eu peur, et je n'ai pas réussi à venir."

Ben ça alors, je ne m'y attendais pas. Après pourtant des années de pratique j'avoue qu'il est déstabilisant de constater que les problèmes de poids ont rejoints ceux des dents. A force de messages déstabilisants dans tous les sens, ça y est, le diététicien a de commun avec le dentiste "qu'il va faire mal".

Alors j'en profite pour dire qu'en 2014 ce ne sont plus les dentistes qui font mal mais les dents avant d'aller consulter lesdits dentistes. Ils ont tout l'attirail d'anesthésiques pour "qu'aller chez le dentiste" ne soit plus douloureux.

Revenons-en aux diététiciens... donc si je comprends bien nous faisons mal à nos patients... ça n'est probablement pas faux, pas des douleurs physiques bien sûr (je précise au cas où :-) mais de plus en plus le travail diététique ne concerne plus les calories ingérées mais le pourquoi nous mangeons. De plus en plus l'alimentation devient indissociable du rythme de vie, et quand on regarde notre manière de (mal) manger, qu'on cherche à la remettre en cause, c'est souvent toute notre manière de vivre et de consommer que nous mettons dans la balance. Le stress du travail, la trop courte pause déjeuner, les obligations professionnelles (resto d'affaire tous les midis par exemple, avec des "attentes" des personnes avec qui vous êtes), le temps de transport qui empiète sur celui passé en famille ou à pouvoir cuisiner... et quand on commence à toucher à tout ça, oui ça peut faire mal. Pour avancer il faut parfois bousculer certaines choses, se remettre en question, accepter de bouger là où au départ on n'a pas trop envie, risquer et accepter de choquer les autres... "calories et psychologie", ça ferait un bon titre de bouquin :-)

Bref j'ai bien compris, je le constate tous les jours et je vous en ai déjà longuement parlé, que derrière un rendez-vous "pour perdre du poids" il y a potentiellement énormément de choses à prendre en compte... et qu'un travail complexe et souvent pluridisciplinaire est de plus en plus souvent nécessaire pour aller dans la direction du bien être de mes patientes.

Là où c'est nouveau pour moi c'est de constater que ce travail fasse tellement peur qu'on en vienne à carrément ne pas venir au rendez-vous pour lequel on a déjà fait ce qui me semble le plus dur : décrocher son téléphone pour prendre le rendez-vous (comme pour le dentiste).

Voici la suite de l'histoire : j'ai expliqué à ma patiente que je comprenais, qu'en effet ça n'était pas quelque chose de simple, et je lui ai conseillé de prendre un peu de temps, d'y réfléchir et de me rappeler lorsqu'elle se sentirait prête.

Cette patiente à rappelé quelques jours plus tard, à repris rendez-vous (via mon secrétariat)... et de nouveau m'a posé un lapin.

Là je n'ai pas grand chose à ajouter. Je suis déçue pour elle, comme je l'ai déjà évoqué il y a quelques temps ça n'est pas tant mon temps perdu que l'estime de ma patiente qui compte. 2 échecs consécutifs, je ne vais pas m'acharner car ça n'est pas à moi de faire ce travail, mais je ne peux pas m'empêcher de souffrir pour elle. Elle doit se sentir mal, elle n'osera probablement pas me rappeler car morte de honte, alors que je suis sûre que c'est quelqu'un de bien.

Voilà pour cette histoire, je vous raconterai si jamais il y a une suite.

Quels enseignements en tirer ?

Tout d'abord je suis déçue du poids (sans jeu de mot) qu'on met sur les épaules des femmes (et des hommes de plus en plus) au niveau de leur rondeurs. D'un côté on vante le bien manger, de l'autre on tiraille sur le temps disponible et les moyens financiers pour obtenir ce bien manger. Les messages sont partout contradictoires, par exemple ce fameux "faites-vous plaisir / attention à ne pas manger trop gras-sucré-salé / photos de mannequins anorexiques dans les pubs". Je vous invite à lire ce qu'Olivier avait écrit il y a quelques mois ici-même. Il y a de quoi devenir folles !

"On" a tellement été dans tous les sens qu'on a fini par faire peur aux gens, qui - du coup - ne se sentent même plus en confiance pour manger à leur faim, pour écouter leurs sensations, pour être à l'écoute d'eux-même... ni même pour se sentir en légitimité pour demander de l'aide. J'en suis encore retournée, désolée si ça transparait dans le ton de ce billet.

Dans ma pratique une grosse partie de mon travail consiste à rassurer, à vous faire comprendre, via des techniques et exercices que vous avez tout ce qu'il faut en vous pour manger correctement, pour trouver l'équilibre que vous cherchez. Ca n'est malheureusement plus aussi inné, mais c'est quelque chose que nous avons en nous, il faut juste trouver pour chacun comment conjuguer la réalité de la vie quotidienne avec ses besoins et ses envies. C'est ce qui prend le plus de temps, trouver les leviers sur lesquels nous pouvons travailler, lâcher ceux qui sont ou semblent immuables. Mais quel bonheur pour moi (et pour elles) quand je revois quelques patientes qui "n'ont plus besoin de moi", je les sens épanouies, le sourire aux lèvres et surtout apaisées vis à vis de leur corps. Elles n'ont pas eu besoin d'entrer en guerre contre leur corps, juste d'apprendre ou plutôt réapprendre à communiquer avec lui.

jeudi, 27 novembre 2014

Je suis ultra joignable !

Je n'ai jamais été très bonne pour répondre au téléphone. Mon entourage pourrait vous le dire, mon téléphone est toujours perdu au fond de mon sac à main, j'ai oublié de le sortir du mode avion, ou alors il est resté sur vibreur et surtout (là vous ne m'en voudrez pas) je refuse de répondre pendant les consultations.

Du coup dans certains cas la prise de rendez-vous devenait un peu digne d'un feuilleton télé : vous me laissiez un message sur mon répondeur, je vous rappelais quelques heures après et cette fois-ci c'est moi qui tombais sur votre répondeur, vous me rappeliez alors que j'étais de nouveau en consultation... et au bout d'une semaine nous n'avions toujours pas réussi à nous parler de vive voix, et vous n'aviez toujours pas votre rendez-vous !

Cette période de ma vie est ré-vo-lue :-)

J'ai bien écouté vos remarques et je suis désormais ultra joignable puisque lorsque vous m'appelez, vous tombez désormais sur mon secrétariat ! Plus de temps perdu de votre côté, vous savez directement quand je suis disponible et vous pouvez gérer vos rendez-vous sans souci du lundi au vendredi de 08h00 à 20h00 et le samedi de 08h00 à 12h30.

Le numéro de téléphone ne change pas : 06.95.30.25.85

Pour ma part c'est également un soulagement, j'attaque mes pauses déjeuner avec sérénité pour vraiment manger (le comble pour une diététicienne) plutôt que de commencer par la liste des gens que je dois rappeler avant de reprendre. Vous voyez que je suis aussi capable d'appliquer à moi-même ce que je prône pour les autres. On a toujours des solutions pour contourner les choses qui nous posent problèmes. Ca ne vient pas tout seul (dans mon cas : démarchage, complexité de mise en place, paperasse, coût financier, ...) mais face à une situation qui ne me convenait plus j'ai réussi à faire le nécessaire pour retrouver une pause déjeuner digne de ce nom et me sentir l'esprit libre lorsque je termine ma journée afin d'être plus disponible pour ma famille ou préparer un vrai diner plutôt que de sortir un plat tout prêt du congélateur...

Je pense que tout le monde y trouvera son compte, mais n'hésitez pas à me faire savoir comment ça se passe avec la secrétaire histoire que je lui tire les oreilles si elle ne fait pas bien son travail :-) ou lui offre des chocolats si au contraire tout est parfait.


jeudi, 18 septembre 2014

Gaufres salées

gauffres-salees-06-pretes-a-manger.jpgAujourd'hui je vous propose une recette de gaufres salées. Sisi :-). En même temps, vous me connaissez un peu. Détourner une recette ou ajouter des légumes dans une recette qui n'en contient pas de prime abord, c'est ce que j'aime.

Si vous souhaitez tester, vous allez avoir besoin de (pour au moins 4 personnes) :

250g de farine, 3 gros œufs (ou 4 petits), 1cc de levure de boulanger sèche, un verre de lait, 65g de beurre fondu, 2 petites carottes, 1 courgette, 4 tranches de jambon blanc, Une poignée de fromage râpé, de l'estragon, du sel et du poivre.

Réalisation :

Dans un ramequin, verser une partie du lait et le faire chauffer (40°C maximum). Ajouter la levure et laisser reposer 10 minutes le temps qu'elle s'active.

Pendant ce temps, dans un saladier déposer la farine, les œufs entiers, le beurre et mélanger bien (pour ma part, je le fais au robot). Ajouter la levure puis le lait et mélanger jusqu'à obtenir une pâte bien lisse et plus épaisse qu'une pâte à crêpes. Si besoin, rajouter un peu de lait ou d'eau pour obtenir la consistance désirée.

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Laver, éplucher et râper gros les légumes et l'estragon. Les ajouter à la pâte. Râper ou hacher grossièrement le jambon blanc et l'ajouter à la pâte avec le fromage râpé. Saler, poivrer. Goûter. Rectifier l'assaisonnement si besoin. Laisser reposer au moins 30 minutes (idéal 1 heure).

Faire chauffer votre gaufrier. Le mien étant sans revêtement téflon, je mets une demi cuillère à café d'huile dans chacun des moules une fois que l'appareil est bien chaud. Déposer 2CS de pâte à gaufres dans chacun des moules et faire cuire 3 à 5 minutes selon votre appareil. Continuer jusqu'à avoir votre saladier vide :-).

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Déguster avec une salade verte en guise de dîner.

S'il vous en restent, les garder et les réchauffer au grille pain pour les consommer à nouveau chaude mais aussi croustillantes. Sinon, elles se ramollissent.

Bon appétit !

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PS : c'est un bon moyen de faire manger des légumes aux enfants car la courgette ne se voit presque pas et la carotte donne un léger goût sucré qui est très agréable.

jeudi, 4 septembre 2014

La ruche qui dit oui : premier retour


Il y a un peu plus d'un an je vous parlais de la Ruche qui dit OUI, un système pour mettre en relation petits producteurs et consommateurs en limitant les intermédiaires.

Je voulais vous donner plus de détails sur le fonctionnement... mais malheureusement, faute de local pour réceptionner les produits, la Ruche d'Arès (là où je travaille) n'avait pas réussi à ouvrir. Le projet a capoté mais a été repris et cette fois ça y est, depuis juillet, la Ruche est ouverte et fonctionne !

Voilà donc concrètement comment ça se passe de l'intérieur :

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- pour la Ruche d'Arès, il y a les livraisons tous les 15 jours, les mardis. 8 jours avant (donc le lundi d'avant) les ventes commencent sur le site dédié.
- chaque producteur a renseigné une liste de produits (avec photos) qu'il peut proposer et le tarif associé. Exemple : M. X producteur de légumes indique qu'il peut livrer des aubergines blanches à 1,39€ le kilo, des tomates roma à 1,99€/kg, des concombres à 99 centimes pièce... (prix au pif)
- le client (l'abeille, c'est à dire vous et moi) pouvons consulter la liste de tous les produits proposés par tous les producteurs inscrits. Ainsi pour l'instant je trouve que le producteur de fruits et légumes bio est très cher mais il y a un producteur en "agriculture raisonnée" qui a des tarifs et des produits que je trouve plutôt convaincants (en attendant l'aller visiter son exploitation d'ici peu normalement).
- Je fais donc mes emplettes comme sur un site de supermarché en ligne : 2 kilos de ci, 3 unités de ça, 1 pot de ceci... j'ai un panier virtuel avec un total, bref rien de très dépaysant.
- le paiement se fait en ligne, par carte bancaire.
- comme nous sommes dans un petit système, il peut y avoir des aléas, par exemple 1 seul kilo de légumes commandé par toutes les abeilles pour un producteur qui habite à 100 kilomètres... ça n'est pas très pertinent qu'il se déplace (bilan carbone et pas rentable pour lui) donc finalement les produits peuvent ne pas être livrés (auquel cas ils ne seront pas débités de la carte bancaire).
- quelques jours avant la livraison la vente est arrêtée (le samedi pour moi), on a alors la confirmation que tout sera bien livré (ou pas, mais ça ne m'est encore jamais arrivé, ça reste rarissime quand la Ruche tourne correctement).
- le jour de la livraison, les producteurs se regroupent à l'endroit mis à disposition par la reine de la Ruche (qui cherche aussi les producteurs, gère la relation avec les abeilles...) et sur une plage horaire définie les abeilles viennent chercher leur produit. Pas d'échange d'argent vu que tout est déjà payé. C'est l'occasion de discuter un peu avec les producteurs, de voir les produits qu'on n'a pas soi-même acheté pour se faire un avis...

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Alors mon retour d'expérience ?

Franchement je suis enchantée. D'abord parce que ça me permet de retrouver des légumes sympa et goûteux, moi qui n'ait pas trop le temps en semaine d'aller au marché. Là les horaires sont un peu plus compatibles avec la vie de quelqu'un qui travaille. Après je trouve sympa d'avoir un contact direct avec le producteur mais surtout d'avoir accès à des produits plus rares ou qui se conservent éventuellement moins (et qui sont donc bannis des supermarchés) : le producteur sait avant de quitter son exploitation combien il doit en apporter et que tout sera vendu. Il peut donc proposer des choses plus atypiques. C'est là qu'on se rend compte aussi de la pauvreté de nos hypermarchés. On a des fruits exotiques qui ont fait le tour de la terre mais pas 2 sortes de carottes différentes pourtant bien produites localement. Probablement parce qu'une carotte jaune ou violette et non pas "orange parfait" reste 3 jours invendue dans un hyper et finit à la poubelle... le chef de rayon n'en rachètera plus jamais par la suite...

Voilà donc un de mes retours de Ruche, un mardi soir d'août :
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Panier issu de ma commande à la Ruche d'Arès

Plutôt sympa non ? La tomate n'est pas rouge parfaite et sans défaut, les carottes font envie, la salade a l'air vivante, ... C'est bon, c'est original, ça fait vraiment plaisir !
Ce que j'aime aussi c'est vraiment la liberté dans le choix des produits. Je n'ai jamais sauté le pas du panier "AMAP", où en gros il faut s'engager à prendre X kg de légumes (souvent non choisis) par semaine ou quinzaine. Pour ma part je n'ai pas une vie "linéaire", mes envies changent beaucoup et je n'ai pas envie d'entasser des kilos de tomates qui se conservent pas très bien ou de me forcer à les manger (c'est un peu contre mes principes diététiques :-) Là au moins si je sais que je vais avoir peu de temps pour cuisiner, que je ne suis pas là les week-end, je fais une petite commande de produits qui se conservent ou carrément je "saute" une livraison. Pas d'obligation, on achète ce qu'on veut quand on veut. Bref j'adore.

Du côté des éléments moins drôles j'ai repéré 2 points importants :
- les prix. Une amie m'a indiqué que c'était normal au début de la vie d'une Ruche et que ça s'améliorait ensuite. Je suis tout à fait disposée à rémunérer correctement les producteurs en échange de bons produits mais il ne faudrait pas qu'ils assimilent le concept de la Ruche à celui du "il n'y a plus 50% de marge à filer à l'hypermarché, alors je vends au même prix que d'habitude et je garde la marge pour moi". J'espère que ça se stabilisera mais j'ai vu des pommes de terre bio à des prix totalement délirants... il ne faudrait pas abuser non plus.
- ça va en faire rire certains, mais qui dit légumes moins torturés aux produits chimiques et cueillis à maturité dit moins bonne conservation. Une commande tous les 15 jours = il faut être judicieux dans ses choix et ses quantités. Au bout de 15 jours les tomates cueillies déjà mûres au départ risquent d'être dans un sale état. Même chose : ne préjugez pas trop de la taille de votre frigo. J'ai la "malchance" de n'avoir aucun endroit frais dans mon appartement (autre que le frigo) donc tout légume qui ne rentre pas dans le frigo est forcément entre 20°C (l'hiver, et encore sans chauffage) et 27°C (l'été). Si vous êtes dans un cas similaire, allez-y progressivement, avec des petits paniers, quitte à compléter entre temps par des achats "hors Ruche" histoire de ne pas risquer devoir jeter des produits qui ne se conserveraient pas. Au passage on pourrait croire que 15 jours entre les livraisons c'est éloigné, mais je trouve que c'est un bon rythme, car finalement le processus prend un peu de temps (choisir ses produits, vérifier que tout sera livré, aller chercher sa commande) donc c'est pas mal que ça ne soit pas trop souvent. Au moins ça force à réfléchir un peu sur le contenu de son panier et ensuite c'est fait pour 15 jours.

Vous l'aurez compris, j'aime beaucoup le principe, n'hésitez donc pas à voir si vous avez une ruche près de chez vous ou pourquoi pas à en monter une s'il n'y en a pas et surtout si vous avez déjà testé, je veux bien vos avis dans les commentaires.

jeudi, 29 mai 2014

Stop à la culpabilisation

Cette semaine j'ai un invité, un "gars", un homme quoi, un lecteur du blog qui voulait témoigner sur ce qu'il ressent autour des médias féminins. Je me suis dit que ça serait sympa de vous faire partager son avis "de l'autre côté", je laisse donc la parole à Olivier, nature et sans censure.

Lisez son témoignage et dites-moi ce que vous en pensez dans les commentaires.

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Cette semaine, sur mon canapé je tombe sur un magazine, "Femme actuelle, hors série spécial minceur". Ne me demandez pas d'où il sort, il était juste là :-)

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Entre le café et la confiture je feuillette négligemment les pages, puis petit à petit, absorbé par ce que j'y découvre je ne peux détacher mes yeux de... ça.. ce truc, cette machine à culpabilité !

Alors je ne suis pas naïf, ça n'est pas la première fois que j'ouvre un magazine féminin et que je tombe sur des enchainements de pages de pubs où les graphistes ont rivalisé d'incompétence photoshopienne pour transformer ce qui fut jadis de la peau en un plastique bien lisse, pour retirer tout capiton, toute imperfection pour en faire une Barbie® parfaite... mais là on atteint des summums avec tout un canard qui se plie en quatre, de la couverture à la dernière page pour vous rabaisser mesdames et vous faire bien sentir coupables de ne pas être les bombasses qui ornent le papier glacé.

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Spécial minceur donc... normal c'est le numéro de printemps, on commence à rêver des vacances de juillet ou d’août, on retombe sur son maillot en sortant les fringues d'été d'une étagère en hauteur ou d'un carton, bref ça sent le sable chaud, le corps qui se dénude... et aïe... maudite raclette... il "faut" faire quelque chose !

Le magazine est bien fait, puisqu’avant d'attaquer la liste des "nouveaux régimes top efficaces" (je lis la même couverture depuis des décennies pourtant jusqu'à présent tout le monde à toujours repris du poids avec tous ces régimes) vous tombez sur un quizz pour savoir où vous en êtes dans votre relation avec votre poids. Je lis les questions, et surtout les propositions... je reste sans voix devant les choix possibles : en gros quoi que vous cochiez vous n'avez aucune chance de vous en sortir, il vous FAUT un régime. Soit vous serez mal dans votre peau, soit obnubilée par votre poids, soit... vous ne me croyez pas ? Prenons un exemple, je me suis fait plaisir j'ai mis des petites croix :-) En dessous des images je vous fait une traduction de ce qui est transmis à votre subconscient quand vous cochez une case...

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Question n°4 : Vous imaginer avec des kilos en moins vous procure ?

A. Une angoisse diffuse. -> traduction : "ça ne va vraiment pas dans votre tête, vous n'auriez pas un penchant boulimique ? c'est grave, pensez à consulter"
B. Le sentiment d'un rêve interdit. -> traduction : "passez pas la case psy, Freud à des choses à vous dire, il est grand temps de faire quelque chose... ah et puis autant que vous le sachiez tout de suite, vous allez passer votre vie à poursuivre l'inaccessible"
C. Une vraie jouissance, vous pourriez enfin plaire. -> traduction : "vous êtes un boudin, si vous voulez trouver un mec et avoir une chance de le garder, il va falloir se serrer la ceinture, ça vous dirait un petit régime ?"
D. De la contrariété, cela rime avec trop de sacrifices ! -> traduction "soucis, problèmes, SACRIFICES, bordel ! vous vous sentez bien mal dans votre peau là ?"

Cas isolé ? On recommence, question suivante, question n°5 :

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Un homme vous regarde dans la rue :

A. Vous ne le remarquez même pas, trop stressée. -> traduction : "vous avez une vie de merde, un patron qui vous harcèle, d'ailleurs quand vous avez croisé l'homme en question vous étiez en quête d'un Monop' pour aller acheter votre dose de chocolat".
B. Vous n'avez qu'une envie, fuir ! -> traduction : "vous n'êtes qu'une petite souris, insignifiante, au ras du sol... et encore les souris intéressent les chats au moins. Gros problème de confiance en vous..."
C. Avec quelques kilos en mois, vous auriez peut-être pu lui plaire. -> traduction : "vous êtes un boudin... il FAUT faire quelque chose sans quoi vous n'arriverez jamais à rien"
D. Il a une petite bedaine, c'est sûrement un bon vivant ! -> traduction : "si quelqu'un vous regarde, c'est forcément un gros tas, vu que les mecs beaux ils ne peuvent pas s'intéresser à vous parce que vous êtes un boudin".

Bon je m'arrête là, vous irez voir par vous même les autres questions, vous ne serez pas déçues !

Alors pour faire bonne figure il y a le traditionnel système de mélange des lettres et de petits signes pour ne pas que les résultats soient trop évidents... mais tout ça pour aboutir à "si vous avez plus de triangles vous êtes un gros tas et ça ne va pas dans votre tête", "si vous avez plus de carrés il vous faut un bon régime...". Sans surprise il n'y a pas de "tout va bien dans votre vie, vous êtes parfaitement équilibrée, ne changez rien"... surprenant non ?

En poursuivant on tombe donc sur des régimes qui font pâlir, "c'est très différent de ce que vous avez déjà fait... mais en fait tout pareil". Je ne suis pas diététicien, chercheur en nutrition, ou docteur quoi que ce soit, mais je reconnais les signes traditionnel du "si vous couplez X avec Y les jours de pleine lune et ne mangez pas de Z alors vous perdrez 10 kilos, serez promue par votre boss et deviendrez riche. Mais puisqu'on vous dit que c'est scientifiquement prouvé, c'est forcément vrai !" Ca me rappelle ces petits prospectus à la sortie du métro à Barbès "Mamadou, spécialiste en amour, argent, retour de l'être aimé, fait démarrer les motos russes, ..."

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Pour parfaire votre sentiment de culpabilité, la rédac de Femme Actuelle s'en est donné à cœur joie dans les gros plans de fesses parfaites pour illustrer les régimes.  Vous ne ressemblez pas à ce photoshoppage ? aie, dommage pour vous, mais heureusement que tous ces régimes vont vous aider !

Mon coup de cœur c'est la petite section "décryptage" : "5 trucs pour repérer les programmes fantaisistes", en gros "si on vous dit que vous allez perdre beaucoup et vite ça ne sent pas bon. De même si le régime prône des éliminations de certains types d'aliments trop longtemps c'est mauvais signe". Bon je n'ai pas lu en détails tous les régimes proposés mais j'ai un peu peur que dans ce coin en bas de page ils avouent eux-même que les régimes qu'ils évoquent sont fantaisistes... mais ça tout le monde s'en fout !

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Les pages de pub (peu nombreuses pour une fois, ça doit être l'effet "hors série") sont globalement en 2 catégories :
- la mise en avant de leggings aux effets magiques : chez "Mixa" on vous promet même que 86% des femmes l'ont trouvé surper cool -> enquête réalisée sur... 50 femmes... à qui j'imagine on a envoyé gratos le produit en leur demandant "mettez le pendant 1 mois et dites-nous si vous êtes "totalement insatisfaites - plutôt satisfaite - totalement satisfaite" et on prend au final le total des 2 dernières catégories pour mettre en avant notre pub. Là encore je ne suis pas calé dans le domaine, mais c'est clairement ce que ça m'inspire : on prendrait pas un peu les femmes pour des connes ?
- la seconde catégorie, ben c'est les régimes miracles... j'imagine que les organismes ont l'argent pour payer la pub, qui paye le magazine, qui permet aux boîtes qui font les régimes de gagner de l'argent, qui sert à payer la pub... enfin vous avez compris.

J'ai notamment un petit faible pour le "communiqué" (vous savez la pub déguisée en article) de la fin du magazine, avec la photo du "docteur", les 3 kilomètres de blabla... ça me fait là encore penser aux petits papiers du médium à la sortie du métro... ça pue le scam à 100 kilomètres, tous les codes y sont : le texte à rallonge, la photo du scientifique pour accréditer, le "sans engagement", "essai gratuit", date limite courte pour en profiter pour ne pas trop qu'on réfléchisse... oh ils sont peut-être réglos, je ne voudrait pas qu'on m'accuse de diffamation, mais en tout cas ça rentre parfaitement dans ce qu'ils disaient dans les trucs pour détecter les régimes fantaisistes... comme quoi on peut dans le même magazine ouvertement dire "ne faites pas ça" et quelques pages plus loin "n'hésitez pas à le faire".

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Bref, à la lecture de tout ça, les filles j'aimerai vous dire : arrêtez de vous infliger autant de mal en lisant ce genre de magazines, outre le fait que ça ne vous avance strictement à rien, ça a surtout le très bon effet de renforcer le manque de confiance en vous que vous pourriez avoir (sinon pourquoi vous nous demanderiez "chéri tu me trouves grosse ?"), de vous faire culpabiliser, acheter des produits ou régimes à la con qui peuvent éventuellement avoir un impact non négligeable sur votre santé, notamment si votre santé n'est déjà pas nickel (ex : vous vous trouvez grosse et êtes diabétique, ne faites pas n'importe quoi !!!). En tant que mec je préfèrerai que vous consacriez ce temps/budget pour vous faire plaisir plutôt que de culpabiliser (Il y a quand même une latitude importante entre "se laisser totalement aller" et "faire des régimes restrictifs", je pense que la lecture de ce site vous l'a démontré.) Il y a des tas de lectures passionnantes et/ou divertissantes, je suis sûr que vous avez des passions, il y a des tas de bons bouquins ou magazines sur vos passions par exemple. Ou des romans, qu'ils soient policiers ou à l'eau de rose, il y a à mon avis des lectures bien plus saines que ce genre de magazine...

Olivier

jeudi, 20 mars 2014

MugCake - le gâteau au chocolat dans une tasse !

10-mugcake.jpgJe suis abonnée à plusieurs newsletters de cuisine dont celle du site "le journal des femmes". J'aime beaucoup car :

1 - cela m'aide à trouver l'inspiration pour cuisiner au quotidien

2- cela m'amène à relever des défis

Aujourd'hui le défi était double : respecter à la lettre une recette de cuisine et faire de la pâtisserie au micro-onde ; ce qui, pour moi, n'est pas de la pâtisserie tant la cuisson au micro-onde est aléatoire et rend les textures différentes de celle d'un four traditionnel. 

Du coup, en lisant mes mails, je tombe sur le thème des mugcakes. En gros, c'est faire des gâteaux, les cuire et les présenter dans des mugs. Et là je me dis, retentons l'expérience du gâteau au micro-onde. peut-être que cette fois-ci cela va fonctionner. Le gâteau au chocolat me semblant être une valeur sûre, me voilà à expérimenter une recette de mugcake moelleux au chocolat.

Pour un mug, il vous faut : 40g de chocolat, 40g de beurre demi-sel, 30g de sucre, 35g de farine, 2 pincée de levure chimique, 1 oeuf, 2 carrés de chocolat en plus. 

La réalisation : Faire fondre 1 minute 30 au micro-onde le chocolat et le beurre dans votre mug (puissance 750W chez moi) . Ajouter le sucre puis la farine puis la levure puis l’œuf. Bien mélanger. Ajouter les carrés de chocolat (pour faire un coeur fondant). Faire cuire 2 minutes en surveillant attentivement (750W) car ça peut vite déborder (regardez mes photos plus bas). 

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Bilan de l'expérience :

Très intéressant. Le résultat n'a pas été complètement probant pour moi. L'aspect extérieur n'est pas très présentable et j'ai trouvé la texture un peu compacte ainsi que les quantités trop importantes pour une seule personne. Mais il y a de l'idée et j'ai envie de renouveler l'expérience avec moins de farine et des contenants plus petits de façon à réaliser la recette pour 2 voire 3 personnes. Je pense tester les tasses à thé (moins grandes que les mugs et plus hautes que les tasses à café). 

Les points forts sont la rapidité d'exécution et de cuisson, l'aisance technique de la recette et la quasi absence de vaisselle. Pour moi qui n'ai plus beaucoup de temps pour cuisiner en ce moment, c'était un moyen de faire un dessert un peu plus élaboré en un temps minimum. 

Et vous ? Quelles sont vos recettes ? Vos expériences culinaires avec votre micro-onde ?

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jeudi, 13 février 2014

Silence ... On couve :-)

Comme vous avez pu le constater, mon blog n'est pas très fourni depuis le mois de décembre dernier. Alors non, je n'ai pas hiberné comme certaines espèces animales mais ... j'ai couvé :-). En congé maternité depuis début décembre, je me suis préparée à accueillir mon petit bout et j'ai quelque peu délaissé mon activité professionnelle... 

Depuis le 15 janvier dernier, je suis officiellement une maman. Je reprends mon travail en mars donc pas de soucis pour la prise de rendez-vous. 

Ce changement de situation ne modifie rien au blog, il fonctionne juste au ralenti mais j'ai bien prévu de continuer à écrire sur l'alimentation et la diététique. Je n'ai pas abandonné mais je ne pensais pas qu'un petit homme de 50cm pouvait autant accaparer mon esprit :-)

Du coup, ne soyez pas surpris si vous voyez apparaître des articles sur l'alimentation des enfants/bébés dans les mois à venir ... C'est essentiellement mon quotidien qui m'inspire et celui-ci à quelque peu changé (en bien, rassurez-vous :-D). 

jeudi, 16 janvier 2014

Comment ma mère nous a fait aimer le céleri boule ?

Comme bon nombre d'enfants, avec mon frère et ma sœur nous n'aimions pas tous les légumes, loin de là. En hiver la cuisine était un vrai casse-tête pour ma mère car le choix de légumes de saison n'était pas aussi important qu'en été. A l'époque nous ne connaissions pas ou nous n'avions pas à notre table les potirons et autres courges, les topinambours, les légumes surgelés ...  Entre celui qui n'aimait pas les poireaux, l'autre les carottes cuites, le suivant le choux fleur ou les endives ... Bref, cuisiner pour une famille nombreuse en évitant les "berk", les "j'aime pas", ou les "je ne veux pas goûter" n'était pas évident.

Bien évidemment, chacun de nous à continué à ne pas aimer certains légumes mais à force d'essais, de combines, d'astuces et d'entrainement de nos papilles, nous avons fini par apprécier certains légumes honnis. C'est le cas du céleri boule. Il n'est pas devenu notre aliment préféré (il ne faut pas pousser non plus) :- mais lorsqu'il arrivait à table sa dégustation était possible.

Voici la recette qui à tout changé : 

Prendre un céleri boule : le laver et l'éplucher. Le couper en dés (de la taille de ceux des pommes de terre rissolées).  Faire cuire durant 10 minutes environ dans de l'eau chaude additionnée de bouillon cube de volaille (ou de légumes). Bien égoutter. Le céleri doit être cuit (pointe du couteau qui s'enfonce facilement) mais pas trop. Il doit garder un peu de fermeté. 

Mettre à chauffer une bonne noix de beurre dans une sauteuse ou une poêle. Une fois chaude, verser les cubes de céleri. Laisser dorer 10 minutes environ. Ajouter du persil, de l'ail ou tout autre aromate de votre choix.

Servir avec un steak haché. Voici donc le menu du mercredi midi qui nous a ouvert les yeux (et les papilles) à autre chose que de la purée de pomme de terre :-)

Et vous comment le préparez vous ? Comment le faites-vous aimer à vos enfants ?

jeudi, 12 décembre 2013

Comment faire baisser l'index glycémique (IG) d'un plat ?

Les deux derniers articles, je vous faisais part de recettes (risotto et cookies) dont certains ingrédients ont été modifiés par rapport à la recette de base. Je vous avais laissé dans le flou car cela demandait des explications un peu poussées. 
Comme vous le savez, j'ai du mal à suivre une recette à la lettre et j'aime les improvisation culinaires. Quelques fois cela fonctionne et parfois ça n'est pas bon. Eh oui, moi aussi j'essuie des échec :-)
Cette fois-ci mes improvisations avaient un but : faire baisser l'index glycémique (IG) d'une recette à IG élevé. Pourquoi ? Tout simplement parce que bon nombre de patients diabétiques doivent faire seuls cette gymnastique et qu'à première vue ça n'est pas évident. J'avais donc envie de leur fournir deux recettes (une salée et une sucrée) qui fonctionnent et qui auront moins d'effet dévastateur sur leurs glycémies. Attention, ces recettes ne sont pas sans sucre et vont dans tous les cas faire monter la glycémie. Cependant, elles feront moins fortement qu'avec les recettes de base.
Ensuite, ces recettes me permettent d'aborder le "comment fait-on pour modifier l'IG d'un plat ?"
La première chose est d'identifier les ingrédients qui font monter rapidement la glycémie. Dans le cas du risotto c'est le riz blanc rond. Dans le cas des cookies, c'est la farine et le sucre. Je n'ai modifié que la farine mais j'aurai pu aussi remplacer le sucre par du miel ou du sirop d'agave. J'ai choisi de ne modifier qu'un seul ingrédient car en pâtisserie l'expérience m'a démontrée que modifier plusieurs paramètres en même temps ne favorisait pas la réussite :-). Une modification à la fois. C'est plus sûr.

La deuxième chose, c'est de répondre à la question "par quoi remplace-t-on l'aliment hyperglycémiant ?". Le riz basmati est le seul riz blanc qui ait un IG moyen une fois cuit et relativement proche, en texture, du riz rond. Le riz complet aurait convenu d'un point de vue nutritionnel mais sa texture ferme n'aurait pas convenu à la sensation en bouche d'un risotto. En ajoutant au riz des fibres (via les légumes) et du gras (via l'huile, la crème et le fromage), on va aider à ralentir sa digestion. On va donc aider l'organisme à diffuser les glucides dans le sang plus lentement.
Pour les cookies c'est la même chose. Les flocons d'avoine ont un IG bas contrairement à la farine car ils contiennent beaucoup de fibres. Dans un deuxième essai en modifiant la type de sucre on devrait arriver à une recette de cookies à IG moyen au lieu de élevé. C'est aussi pour cela que j'ai opté pour du chocolat à 70% de cacao. Il est moins sucré et plus gras que le chocolat pâtissier classique. Il va donc, avec le beurre et les fibres des flocons, participer au ralentissement de la digestion du cookie et favoriser une arrivée plus douce du sucre dans le sang. 

Bilan : Avec l'aide d'une table des aliments classés en fonction de leur indice glycémique, il est possible de diagnostiquer le ou les ingrédients à changer. Une seul à la fois, à mon avis, si vous voulez éviter les ratages culinaires... 
Ensuite, toujours avec cette table des aliments, choisissez un ingrédient à IG moyen à bas dans la même catégorie que l'aliment évincé. Par exemple, on enlève un féculent et on le remplace par un autre féculent, sinon c'est risqué. Lorsque cela est possible (particulièrement dans les recettes salées), ajoutez des légumes, du gras, des protéines ... qui maximiseront l'effet de ralentissement de la digestion.
A vous de jouer !

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