Aujourd'hui j'avais envie de vous faire partager un peu la cuisine Berlinoise en vidéo
Général
La catégorie générale regroupe tous les billets sur l'alimentation et la diététique
jeudi, 26 mai 2011
Resto à Berlin
Par Hélène, diététicienne nutritionniste le jeudi, 26 mai 2011, 07:15
jeudi, 3 février 2011
Grande nouvelle !
Par Hélène, diététicienne nutritionniste le jeudi, 3 février 2011, 07:56
Ça faisait un petit moment que je voulais vous en parler mais ça vient tout juste de se concrétiser, alors voilà maintenant je peux le dire, j'ai en fait, non pas une, mais deux grandes nouvelles à vous annoncer.
La première, c'est que j'ai un grand projet : je pars faire un tour d'Europe à vélo et plus particulièrement en tandem avec mon conjoint. Au programme au moins 12 mois à découvrir un bon nombre de pays européens, avec vous vous en doutez une attention toute particulière sur la gastronomie de chacun de ces pays. Je vous avais déjà longuement parlé de mon amour de la randonnée à vélo c'était donc en toute logique via ce moyen de transport que j'avais le plus envie de parcourir les routes. Un an le nez en l'air, les mains sur le guidon. Un grand bol d'air frais hors de la pollution parisienne.
La seconde grande nouvelle, c'est que pour pouvoir prendre la route le 20 mars prochain, arrêter mon activité libérale était essentiel. J'ai donc cherché durant plusieurs mois la bonne personne pour lui céder mon cabinet et surtout continuer le travail diététique avec la même philosophie. Ça n'a pas été simple mais aujourd'hui c'est chose faite. Elle s'appelle Doriane Cotel et j'estime avoir eu beaucoup de chance de la trouver. Je peux partir l'esprit tranquille car je sais que mes patients seront bien entourés et accompagnés dans leur démarche de perte de poids ou de résolution de leurs troubles alimentaires.

Hélène Ageneau - Doriane Cotel
(oui elle est un peu plus grande que moi, et en plus elle a retiré ses talons pour la photo :-)
C'est une personne qui, outre ses compétences techniques, est très à l'écoute. Élément essentiel dans notre travail diététique car seul le patient sait ce qu'il ressent. L'écoute active du ressenti du patient permet donc au praticien de mieux cibler sa demande et surtout de personnaliser les conseils diététiques. Bref, je suis ravie !
Du coup, comment cela va se passer pour le blog et pour les rendez-vous ?
Pour le cabinet : si vous souhaitez prendre rendez-vous avec moi, cela ne va plus être possible puisque Doriane vient de reprendre le cabinet au 1er février. Par contre, vous trouverez sur mon site ses coordonnées. Elle vous accompagnera avec douceur et professionnalisme.
Dans tous les cas pour faire simple : le numéro de téléphone reste le même qu'auparavant et l'adresse du cabinet aussi. Au lieu de tomber sur moi, vous tomberez sur elle !-)
Pour ce qui est du blog, je compte le poursuivre même durant mon itinérance à vélo. Je ne pourrais plus poster aussi souvent car les connections internet et Wifi ne seront plus aussi accessibles qu'à Paris. Pour l'instant, j'ai l'objectif de faire un point tous les mois, peut-être un peu plus dès que j'en aurai l'occasion.
La nature du blog restera la même : vous faire partager mes idées sur l'alimentation, le métier de diététicienne et mes découvertes culinaires. Les articles seront néanmoins plus orientés sur les différentes spécialités culinaires des pays que nous traverserons. J'espère pouvoir échanger avec les personnes rencontrées sur le métier de la diététique, la place de l'alimentation dans le pays traversé et bien sûr les recettes locales avec plus ou moins d'astuces culinaires. Je vous ferais part de toutes ces informations glanées au fil des kilomètres roulés.
Le but de ce voyage est d'aller vers les gens, de maximiser les échanges. Quoi de plus basique que de parler alimentation lorsqu'on ne connait pas une langue, une culture. Le simple fait de manger ensemble permet le lien entre les gens et donc facilite le contact. En plus nous voyagerons en tandem, donc on ne peut pas passer inaperçu ! :-)
Voilà pour les nouvelles. Je vous tiendrais régulièrement au courant des préparatifs du voyage dans les semaines à venir.
jeudi, 11 novembre 2010
Allergies et emballages alimentaires
Par Hélène, diététicienne nutritionniste le jeudi, 11 novembre 2010, 07:40
Durant mon périple en Angleterre, cet été, j'ai été surprise par les emballages de denrées alimentaires dans les supermarchés. En effet, en France il existe une règlementation sur l'annotation des ingrédients (liste des ingrédients par ordre décroissant) et sur l'information concernant la présence possible d'allergènes durant la fabrication. On retrouve donc sur les emballages de céréales de petit déjeuner l'information qu'elles ont été fabriquées dans une usine qui traite des produits contenant des noix, du soja ...
Je trouve cela intéressant pour les gens qui ont des allergies alimentaires malgré une sur-protection de la part des industriels, car sur chaque paquet on y lit une liste d'allergènes de plus en plus longue, avec parfois des doutes quant à la réelle possibilité de les y trouver. Par exemple, sur un paquet de céréales, on y lit que le produit a pu être en contact avec des œufs !! Je ne sais pas pour vous, mais je trouve que c'est un peu poussé. Normalement, si les céréales passent dans la même chaîne de production qu'une denrée contenant des œufs, je suppose que cette chaîne a été nettoyée au préalable. En tous cas je l'espère fortement, sinon bonjour l'hygiène ! Du coup, il ne reste que la poussière d'œufs qui pourrais contaminer les céréales ... Bref, les industriels se protègent même si ça n'est pas toujours très cohérent.
Eh bien figurez-vous qu'en Angleterre, c'est encore pire ! Sur chaque emballage figure 3 listes des allergènes "potentiels" liés à la recette, l'usine et les ingrédients. On trouve donc des inepties encore plus grandes qu'en France. Dans une compote à la banane où les ingrédients sont "pommes, bananes, sucre" (cf photo ci-contre) on lit que la recette ne contient pas de noix, l'usine ne fabrique pas de produit contenant des noix mais ... que le produit final peut contenir des noix !!! Tout ca parce que la société qui fabrique la compote ne peut/veut pas s'assurer de l'origine et des conditions de transport des ingrédients (qu'il s'est fait livrer sans savoir s'ils ont transité dans un conteneur contenant aussi des fruits à coque par exemple).
Du coup, les allergiques anglais ne peuvent quasiment pas manger ou utiliser des aliments fabriqués par des industriels parce que beaucoup "ne garantissent pas l'absence de noix !". Et ce n'est probablement qu'une question de temps avant qu'on retrouve les mêmes avertissements en France.
L'information c'est bien. La protection des allergiques et des industriels c'est réglo. Par contre l'ultra-protectionnisme, je trouve que c'est "un peu too much" !
On finit par "psychoter" sur les aliments qu'on soit allergique ou pas. A force de renforcer ces avertissements on commence à s'inquiéter sur l'innocuité des fruits à coque par exemple. J'ai des patientes qui me demandent si on ne risque pas de devenir allergique en consommant des produits allergènes, voir même sur le fait qu'on risque "d'attraper" un cancer...
Et après on s'interroge sur le pourquoi de la croissance de la restriction cognitive ...
jeudi, 30 septembre 2010
Sauter un repas ?
Par Hélène, diététicienne nutritionniste le jeudi, 30 septembre 2010, 07:40
"Il ne faut pas sauter de repas !" Comme pour beaucoup d'affirmations implacables, rigides, pareilles à celle que je viens de vous énoncer, il est important avant d'aller plus loin de savoir ce que l'on entend par "sauter un repas".
Sauter un repas c'est avoir faim mais décider de ne pas manger. Déformée, ou rigidifiée, cette règle devient une obligation à manger. Combien de fois ai-je entendu mes patients me dire qu'ils mangeaient 3 repas par jour "conformément à l'équilibre alimentaire". Mais, en creusant le pourquoi ils commençaient à manger, les causes étaient rarement sensorielles. Non, ils mangent car "il faut partir le ventre plein", car "c'est l'heure de manger",...
Lorsque je leur demande d'essayer de ne pas manger au moment du petit dej' car ils n'ont pas faim et se "forcent" à manger, ils me regardent avec des yeux ronds et me disent "mais, ça serait sauter un repas, et ça, ça n'est pas bien !"
Si mes patients ont ce raisonnement, je me doute qu'ils ne sont pas les seuls, loin de là. Revenons donc à de la biologie pour comprendre un peu les choses.
La sensation de faim dont tout être humain est doté à la naissance, est un signal envoyé par le corps pour faire comprendre qu'il manque d'énergie. Concrètement, le corps a du mal à maintenir sa glycémie dans les zones de référence. Nous ne sommes pas en hypoglycémie, mais si le corps n'obtient pas d'énergie, à la longue, il la subira.
Continuons le raisonnement... le corps exprime par la faim son besoin d'énergie, et plus particulièrement de glucides afin de maintenir la glycémie stable. La réaction satisfaisante est donc de manger, acte par lequel, après digestion, le corps obtiendra l'énergie demandée.
Que se passe-t-il donc lorsqu'une personne a faim mais ne mange pas ? Le corps demande de l'énergie mais n'en n'obtient pas. Etant donné que le corps à des organes gluco-dépendants, c'est-à-dire qui ne fonctionnent qu'avec un apport en glucides, le corps va chercher à obtenir des glucides par tous les moyens. Un de ces moyens c'est de stopper la sensation de faim puisqu'elle n'est pas efficace, puis de trouver des glucides par un moyen détourné. Il va transformer une partie des muscles (des protéines) en glucides. Cette transformation apporte des déchets qu'on appelle "corps cétoniques". Ce sont ces derniers qui donnent - entre autre - lieu à une modification de l'haleine : on sent l'acétone.
Vous me direz : le corps obtient ce qu'il veut, pourquoi "se prendre la tête ?" Eh bien tout simplement parce que ce procédé fait fondre la masse musculaire. Si ce système est continuellement usité le corps voit fondre sa musculature et du coup la personne voit sa dépense énergétique diminuer, se sent faible, va avoir du mal à se maintenir debout ... puisque ce sont les muscles qui, entre autres, nous permettent de nous tenir droit, de marcher, de courir ... Ce mécanisme, affaiblit le corps, à la longue.
Donc, pour revenir au vif du sujet, lorsque l'on saute un repas c'est en réalité ne pas écouter sa faim et finalement affaiblir son corps. Pas bien !
Mais à l'opposé, manger lorsque l'on a pas faim c'est apporter de l'énergie à un corps qui n'en demande pas avec tout ce qui va avec, notamment la prise de poids ! En donnant cette énergie à votre corps qui n'en demande pas cette énergie va être stockée ..sous forme de gras.
Si vous n'avez pas faim l'idéal est donc de vous écouter ou plutôt d'écouter votre corps. Pas faim ? Pas manger ! C'est tellement simple qu'on l'a oublié.
Alors la prochaine fois, avant de culpabiliser prenez le temps de vous poser la question : "ai-je faim ou pas ?".jeudi, 9 septembre 2010
Végétarien / végétalien : Quelle différence ?
Par Hélène, diététicienne nutritionniste le jeudi, 9 septembre 2010, 07:41
En discutant avec des amis, je me suis rendu compte que bon nombre de personnes ne faisaient pas la différence entre un régime végétarien et un régime végétalien. Alors coupons court aux idées reçues !
Une personne qui suit un régime végétarien est une personne qui a supprimé de son alimentation la viande rouge et la volaille, quelques fois le poisson et/ou les œufs et/ou les crustacés. Cette suppression est liée à différentes causes : dégoût, allergie, éthique écologique (élever des animaux coûte cher et l'impact écologique sur l'environnement est assez mauvais), idéologie de "manger sain" ...Ces personnes consomment donc des laitages, des céréales et légumes secs, des fruits et légumes, des matières grasses végétales (huile, margarine, noix, noisettes ...) et animales (beurre/crème). Le seul risque de carence réside dans l'apport insuffisant en vitamine B12 et en protéines complètes (= aliment qui contient tous les acides aminés essentiels).
En revanche une personne suivant un régime végétalien ne consomme que des aliments d'origine végétale. Elle supprime donc de son alimentation : les viandes et volailles, les poissons et crustacés, les œufs, les laitages, le beurre et la crème. Elle ne consomme que des céréales, des matières grasses végétale, des fruits et légumes. En faisant attention le risque de carence en protéines complètes est évité. En revanche, une carence en vitamines (A, D, B12, ...) et minéraux (fer, phosphore, calcium, ... ) est inévitable.
Du coup, je trouve qu'un régime végétarien quelque soit les raisons de son application est bien moins dangereux pour la santé mais surtout bien moins désocialisant. Néanmoins, si une personne souhaite absolument suivre un régime végétalien, il est impératif, à mon sens, qu'elle soit suivie médicalement (pour vérifier avec une prise de sang si des carences apparaissent) et qu'elle prenne des compléments alimentaires quotidiennement car l'alimentation ne pourra pas apporter tout ce dont l'organisme a besoin pour son fonctionnement de base.
Si des personnes de votre entourage choisissent de suivre l'un ou l'autre de ces régimes, pas de panique ... Mais des règles alimentaires devront être suivies aussi scrupuleusement qu'un traitement médicamenteux afin de rester en bonne santé.
jeudi, 26 août 2010
J'ai testé le Haggis !
Par Hélène, diététicienne nutritionniste le jeudi, 26 août 2010, 07:50
Je vous entends vous demander : mais de quoi elle parle ? Je vous donne des indices.
D'abord, c'est un plat. On en mange en écosse. Ce plat est assez connu mais il véhicule un à priori négatif (injustifié à mon sens) ... Il est préparé à base de viande de mouton et traditionnellement accompagné de purée de pomme de terre et de rutabaga... Vous commencez à imaginer ce que c'est ?
Vous donnez votre langue au chat ? Bon très bien. Un dernier indice alors : en France il est décrié dans différents sketchs et nommé "panse de brebis farcie".
Vous voyez maintenant ?
Je suis contente de n'avoir eu aucune idée de ce que je mangeait le jour où je l'ai dégusté comme ça j'ai pu être objective parce que c'est très bon ! C'est un plat composé d'abats de mouton haché avec des oignons, des épices, du sel et de l'avoine ou du blé concassé. Ce "Hachis" est donc accompagné de 2 purées : une de pomme de terre et l'autre de rutabaga. (c'est l'assiette du fond).
Ce Haggis est également utilisé comme farce. L'assiette de devant est composé de blanc de poulet farci au Haggis, nappé d'une sauce aux champignons (et au whisky) et il est naturellement accompagné de légumes vapeurs : ici des petits pois, carotte et pomme de terre. Vous voyez que la semaine dernière je ne vous ai pas menti.
Dans les deux cas, ce fut excellent. J'avoue ne pas avoir pu finir mon assiette car le haggis + les 2 purées, c'était trop consistant pour moi. Par contre, je suis ravie de cette expérience.
N'aimant pas spécialement les abats, à l'origine, si j'avais su ce que c'était je n'aurais pas commandé ce plat. Or je serais passée à côté de quelque chose.
En résumé, ça a du bon de ne pas savoir ce qu'on va manger dans un pays étranger car cela permet de belles expériences et découvertes culinaires.
jeudi, 19 août 2010
Idées reçues sur l'alimentation anglaise
Par Hélène, diététicienne nutritionniste le jeudi, 19 août 2010, 08:11
Cette année, pour mes vacances d'été, j'ai repris le tandem pour faire un tour d'Angleterre. Ça a été l'occasion de vérifier les dires de mes patients quant à la malbouffe anglaise et l'impossibilité de manger équilibré.
Je suis au regret de vous dire que les anglais peuvent manger très équilibré ! Durant un mois, j'ai visité, entre autres, des supermarchés, mini market, pubs, restaurants ... J'ai également côtoyé bon nombre d'anglais et ainsi observé leur comportement alimentaire.
Oui, il y a des aliments et des denrées alimentaires riches : poisson fris, frites, Mc Do, saucisses, donuts, chips en grand format ...
... MAIS ...
Leurs rayons des fruits et légumes frais est mieux achalandé que chez nous ! On y trouve, comme en France, des étals de légumes bruts à acheter au kilos, qui nécessitent lavage, tranchage et cuisson. Mais il y a également une quantité impressionnante de légumes prêts à cuire (juste lavés et tranchés), de salades de crudités avec ou sans sauces, de mélanges de légumes à cuire à consommer en salade ... pour un rayon en France, là-bas il y en a 2 ! J'ai été aussi impressionnée par la variété des fruits et légumes. Je suppose que c'est lié à leur histoire coloniale ... Pour les fruits c'est la même chose que pour les légumes. Les rayons de salades de fruits frais sans sucre sont tout simplement alléchants. Imaginez ne pas avoir pu manger de fruits et légumes durant plusieurs jours, vous allez dans un supermarché anglais et c'est la caverne d'Ali Baba ! Pour résumer, leurs fruits et légumes sont plus accessibles que les nôtre. On y retrouve les "mangez 5 fruits et légumes par jour" mais avec un réel effort de la part des industriels pour se mettre en phase avec la culture culinaire des gens. Il faut le reconnaître, les anglais paraissent peu cuisiner ou alors il faut que ça soit rapide. Leurs produits alimentaires sont donc adaptés.
En France, bon nombre de mes patients n'ont pas le temps ou l'envie de cuisiner. Pourtant on nous vend peu de denrées brutes sans sauce. Du coup ces personnes culpabilisent de manger des plats touts prêts. Je pense que sur ce points là, nous devrions suivre l'exemple Anglo-saxon. Au moins la propagande pour manger 5 fruits et légumes ne serait plus aussi culpabilisante !
On trouve des aliments à l'unité bien plus facilement que chez nous. Il y a profusion de yaourts à l'unité, la plupart allégés en matières grasses. On trouve dans tous les supermarchés des salades de fruits frais sans sucre ajouté ou des salades de crudités avec ou sans sauce (dont la moitié du contenant n'est pas rempli que de salade verte !!!). Leur jambon blanc de poulet ou de dinde est également vendu en portion unitaire (par 25 ou 50g). On trouve des dosettes de café, cappuccino, chocolat, tablette de chocolat, briquette de jus de fruits ou de légumes ... vendues à l'unité. Les sachets de chips eux sont vendus soit par paquet de 12 ou 24 sachets de 30g soit à l'unité (sachet de 30g majoritairement). Pourquoi autant de petits conditionnements ? Tout simplement pour réaliser les lunch box des enfants le midi et les déjeuners sur le pouce pour les travailleurs.
Tous les pains se déclinent en blanc, complet ou aux céréales. Au restaurant, on nous demande même celui qu'on désire ("white"ou "brown"). Alors qu'en France c'est le restaurateur qui choisit. La plupart du temps, on nous sert du pain blanc qu'on aime ou pas. Petit bémol, les anglais ne connaissent pas trop le pain croustillant. Les pains s'apparentent alors souvent à du pain de mie ou à des pains précuits qui sortent juste du four mais qui 1h après ont la croute toute molle. En parallèle des sempiternels pain de mie, ils vendent des petits pains ronds ou ovales par 2 ou 4 ou 6. De quoi faire des sandwichs sans avoir 500g de pain qui reste sur les bras alors qu'on a qu'un seul pique nique à préparer. Bref, il y en a pour tous les goûts et les besoins de chacun.
Les frites semblent moins grasses qu'en France. Les pommes de terre sont coupées en grosses lanières. Lors de la friture, elles absorbent donc moins l'huile. Elles ressemblent plus à des pommes de terre sautées.
Dans les restos et les pubs, les légumes sont natures et les sauces sont à part, en dosettes. Un plat de viande avec frites est systématiquement servis avec des carottes et des petits pois natures et de la salade verte voire même avec des champignons ou des tomates grillées. Tous ces légumes ne sont pas à demander ni ne sont comptabilisés en plus du coût du plat. Allez voir dans une brasserie Parisienne et voyez comment est perçue la demande de salade verte en plus des frites ou du "C'est possible d'avoir moitié riz et moitié ratatouille à la place des frites ?". Soit on vous dit "Non", soit le serveur râle, soit cela coûte plus cher, soit on omet la demande et on se retrouve avec l'accompagnement qu'on ne souhaitait pas. Dans une assiette anglaise, il y a donc quasiment tout le temps un légume. On se retrouve donc plus facilement avec une assiette équilibrée : VPO + Féculent + Légumes.
Pour couper court à certaines critiques : nous avons mangé local, dans des lieux non touristiques la plupart du temps. Donc les personnes qui mangent uniquement fast food en Angleterre ne mangent pas à l'anglais mais à la mode "junk food". Je ne dis pas que c'est mal. Je voudrais simplement couper court aux idées reçues qu'en Angleterre on mange mal. On peut, tout comme en France, "mal" manger. Mais c'est une affaire de choix et non de culture ! Gardez en tête que l'Angleterre est un pays beaucoup plus tolérant qu'en France, y compris en matière d'alimentation. Végétariens, Diabétiques, Indiens, Italiens, ... quelque soit votre orientation / choix alimentaire, vous y trouverez votre compte ... sans jugement.
PS : Mention spéciale et remerciements aux caissiers des supermarchés Morisson et ASDA que nous avons visité qui nous ont toujours demandé si nous allions bien et écouté notre réponse ! Je ne sais même pas si cela existe en France ...
jeudi, 5 août 2010
Marmiton : quand le Chef, c'est nous-même !
Par Hélène, diététicienne nutritionniste le jeudi, 5 août 2010, 08:06
Bon nombre de mes patients et de mon entourage me demande des idées de recettes, de menus, de "quoi faire à manger" ... car tous tournent en rond avec des recettes de plats 1000 fois faites, pas d'idée pour faire les courses donc toujours les mêmes ingrédients, pas envie de cuisiner, pas le temps de cuisiner, ne sachant pas cuisiner ...
Du coup, je me suis rendu compte que je conseillais régulièrement un site de recettes et techniques culinaires : marmiton.org. C'est un site que j'ai découvert pendant mes études, il y a plus de 10 ans lorsque je n'avais pas beaucoup de livres de cuisine, pas beaucoup de place pour cuisiner et assez peu de moyen.
Pas d'idée : je vais sur ce site. Des denrées brutes mais pas envie de refaire la même chose que d'habitude : marmiton. Envie d'épater la galerie : je vais m'inspirer des recettes postées sur ce site ... bref vous l'aurez compris, c'est un peu ma "bible" culinaire, ma béquille même.
En 10 ans, le nombre de recettes a explosé, les gens sont toujours nombreux à mettre leur commentaire ou leur ajustement de la recette de base. Les catégories de recettes se sont multipliés : on trouve aujourd'hui une appellation "verrines" ou"buffet" ou "cuisine russe" ... Les services se sont développés : on peut faire son propre carnet de recette, éditer une liste de course, visionner des vidéo de techniques culinaires ... En 10 ans, marmiton est devenu une communauté de cuisiniers particuliers.
On n'y trouve un amour de la cuisine, un échange des recettes traditionnelles, des échanges d'idées, d'améliorations, de perceptions gustatives ... Le tout exposé avec beaucoup de respect. Je n'ai jamais lu qu'une recette était "immonde". Lorsque ça n'est pas bon, les gens le dise bien entendu mais plutôt gentillement ou avec une nuance du type : "je n'ai sans doute pas bien fait", "à mon goût, je n'aime pas"... ce qui permet d'oser continuer à poster ses tentatives culinaires.
Je m'éloigne un peu ... Donc pour tous ceux qui manquent d'idée, veulent savoir comment est perçue une recette, veulent apprendre à faire à manger, ... Testez ! Il y a surement d'autres endroits très bien, mais j'avais envie de vous livrer une "bonne adresse" comme on dit pour les resto :-)
jeudi, 13 mai 2010
Un peu de sourire diététique
Par Hélène, diététicienne nutritionniste le jeudi, 13 mai 2010, 08:43
Aujourd'hui c'est férié, alors pour se détendre un peu je vous propose de découvrir une petite sélection de photos diététiques marrantes sur le site ci-dessous :
http://www.designzzz.com/creative-and-humorous-food-photography/
jeudi, 6 mai 2010
"En fait tu es éloignée de l'assiette"
Par Hélène, diététicienne nutritionniste le jeudi, 6 mai 2010, 08:17
Voici une phrase issue d'un échange avec ma stagiaire sur ma manière de travailler. Cette simple phrase m'a fait pas mal réagir (et réfléchir).
Ce que voulait dire ma stagiaire c'est qu'elle a l'impression que durant mes consultations je me préoccupe assez peu de ce que mes patients mangent puisque je ne calcule pas les quantités de calories qu'ils ont ingéré, je ne leur demande pas de supprimer tel ou tel aliment, je ne leur fournis pas de restriction quantitative en matière d'aliment, ... bref je n'applique pas la méthodologie de travail apprise sur les bancs de l'école. Sous entendu : je ne fais pas de la "vraie" diététique.
Comme je vous l'ai déjà dit, je travaille sur le comportement alimentaire (pourquoi on mange, ce qu'on ressent, le plaisir à manger, la déculapbilisation à manger ... donc en effet je ne passe que très peu de temps sur la quantité des aliments présents dans l'assiette de mes patients mais en même temps :
- mes patients viennent me voir la plupart du temps pour une perte de poids. Or pour perdre du poids, on se fiche de la qualité alimentaire. Je suis volontairement confrontante, mais dites-moi si le régime hyperprotéinée est bon pour la santé ? équilibré ? ne fait pas perdre du poids ? Non bien évidemment. Il y a perte de poids si la consommation alimentaire est ajustée aux dépenses énergétiques du corps. Donc attendre d'avoir faim pour manger qui signifie "attendre que le corps demande de l'énergie car il en manque" va dans ce sens, à mon avis. De même, s'arrêter de manger alors qu'on a plus faim, quitte à ne pas manger le laitage ET le fruit tant recommandé, signifie que la personne, en s'écoutant, va consommer moins d'énergie au total. Mathématiquement, scientifiquement parlant, en écoutant ses sensations alimentaires, on finit par moins manger si l'on mangeait trop avant. Donc cela favorise une perte de poids. Si en plus la frustration n'est pas là, que ça n'est pas pénible à appliquer : n'est ce pas un gage de stabilisation pondéral à long terme ?
- mes patients arrivent apeurés à l'idée de manger. Culpabilité, grignotages, compulsions, restrictions, peur de manger, peur de grossir, perte de contrôle, baisse de l'estime de soi ... Ils vivent au quotidien ces différents états émotionnels. Ils sont perdus. J'entends souvent : "dites-moi ce que je dois manger", "aidez-moi à manger équilibré car je sais mais je n'y arrive pas", "je mange mal c'est du n'importe quoi" ... Ce sentiment d'échec provient du fait qu'ils essaient d'appliquer des règles alimentaires sans les ajuster à leur besoins. Ils arrivent même à considérer que l'autre sait mieux qu'eux même. Leur confiance en eux est déstabilisée voir quasi absente. Ils ont développé un trouble alimentaire en voulant faire "bien". Du coup si j'applique ce que j'ai appris à l'école, je dois considérer que je sais mieux qu'eux. Or c'est faux ! J'ai des connaissances en matière d'alimentation, de relations alimentation/santé mais qui suis-je pour savoir mieux qu'un autre être humain s'il a faim ou envie de tel ou telle chose ? Si je suis ces directives, je me sentirais comme une imposteur. Je préfère donc questionner mes patients, les amener à vivre des situations alimentaires qui leur fera ressentir si c'est bon pour eux, si c'est juste ou pas. Avec leurs retours et leur concours, on avance vers un ajustement des règles alimentaires, vers un plaisir à manger, vers une spontanéité à manger, vers un rapport sain (= qui ne nuit pas à la santé physique et psychique) à l'alimentation.
Voilà pourquoi je ne me focalise pas sur le contenu de l'assiette mais sur tout ce qui tourne autour de l'assiette. Or la diététique c'est quoi manger, comment manger, choisir quoi manger, chercher le plaisir que procure le fait de manger ... En travaillant sur le comportement alimentaire, je fais bien de la diététique, et ce conformément à mes diplômes.Une approche plus psychologique que ce que nos formations initiales privilégient mais il s'agit bien toujours de diététique !
Il se trouve que la diététique est au carrefour de la médecine, de la psychologie et du sport. Pour toutes ces raisons, la diététique est sur le fil du rasoir de plusieurs disciplines. Il est donc logique de frôler ces différentes activités. En matière d'activité physique, c'est plutôt bien vu. Personne n'a à redire sur le fait qu'un diététicien va inciter à bouger et faire du sport. Pourtant nous ne sommes pas prof de sport ni coach sportif ... Quand on approche la psychologie on se heurte encore à beaucoup d'incompréhension : territoire gardé des psychologues et psychiatres, "voir un psy ? mais non car je ne suis pas folle", ... En pratique je considère qu'il est aussi de notre devoir que de se former dans l'ensemble des directions que sous-entend notre profession afin d'aider au mieux nos patients ET de connaître les limites de notre profession. Une diététicienne n'est pas un psychologue mais c'est malgré tout par elle que la relation "psychologique" peut commencer : une patiente vient me voir pour des problèmes de poids. En réalité nous travaillons ensemble afin de mettre en évidence un trouble alimentaire, et les causes de ce troubles ont parfois besoin d'être prises en charge via un travail avec un psychologue.
Encore une fois, je termine avec un article 3 fois trop long et doit probablement donner l'impression que je suis en guerre mais je suis toujours autant révoltée par le fait de devoir être dans un moule et que celui-ci soit définitif (diet = calories). Des règles c'est bien, cela structure et rassure mais trop de règles ou des règles rigides amènent l'effet inverse de celui escompté. Je dis juste attention à l'hyper rigidité.
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