La ruche qui dit OUI

abeille_ruche.jpgJ’ai découvert le concept de « Ruche » grâce à une de mes collègues diététicienne, Florence Servas-Taithe qui exerce dans le 18ème arrondissement de Paris. Aujourd’hui travaillant dans la région du Bassin d’Arcachon, j’ai fait quelques recherches. J’ai ainsi découvert qu’une ruche était en train de se monter dans la commune où je travaille : Arès

Le concept en général n’est pas nouveau mais son emplacement dans ma commune l’est. Ceci m’a dont donné envie de vous en parler car peut être que dans votre région cela se développe aussi.

Qu’est ce qu’une ruche ?

Tout comme son image chaque ruche possède un responsable (=la reine) avec des adhérents (=les abeilles). Le responsable se charge de trouver des fournisseurs de denrées alimentaires de bonnes qualités et propose à ses abeilles les offres de ses fournisseurs. Par exemple : un maraicher propose sa salade à 50 centimes d’euros si au total il vend 100 salades. La reine va donc proposer à ses abeilles l’offre des salades. Chaque abeille décide de si et combien elle en veut. Si la ruche atteint les 100 salades, la reine passe commande au maraicher. Celui-ci, livre ses salades à la reine qui va dispatcher le nombre de produits en fonction de ce qu’a commandé chacune des abeilles. Elle va ensuite les avertir pour que chacune vienne chercher sa commande.

Il s’agit donc d’acheter des produits alimentaires de bonnes qualité, souvent bio, à un coût peu élevé car la grande quantité commandée + le faible nombre d’intermédiaires (la reine de la ruche et le site perçoivent chacun une commission de 10% sur les échanges) auront permis de limiter les prix. 

Le deuxième point fort est la zone géographique. Les fournisseurs sont issus de la région de la ruche. Les produits vont donc parcourir peu de kilomètres avant d’arriver dans notre assiette. Ils auront un moindre impact sur l’environnement et, pour les fruits et légumes, seront cueillis à maturité car il n’y aura pas 1 semaine de transport.

Le dernier point fort, à mon avis est le lien humain. Chaque semaine on rencontre un petit comité de personnes qui viennent chercher leur commande. Ce « petit » comité (environ une centaine de personnes) permet les échange et exclue l’isolement. On n’est plus tout seul parmi des milliers dans un supermarché mais Sidonie la coiffeuse, Marie-Thérèse la grand mère, Hypolyte le tenancier du café de la place de l’église … On peut prendre le temps d’une petite conversation. Bref ça n’est pas seulement acheter à manger à bas prix et de bonne qualité. C’est aussi nouer des contacts et prendre le temps d’échanger des recettes, des avis, des techniques, des bonnes adresses, des bons plans … Et pourquoi pas s’entre-aider. 

Dans une société ou bon nombre de personnes souffrent de la solitude, je trouve que c’est un bon moyen pour faire des rencontres.

Enfin un gros avantage par rapport aux célèbres « paniers garnis » c’est qu’avec le système de la ruche c’est vous qui choisissez ce que vous souhaitez acheter et en quelle quantité : pas de risque de vous ne vous retrouver avec 5 kilos d’un légume que vous n’aimez pas !

Si j’ai piqué votre curiosité, voici leur site. Vous verrez s’il y en a dans votre commune ou pas loin : www.laruchequiditoui.fr

La ruche qui dit OUI

2 commentaires sur “La ruche qui dit OUI

  1. L’idée de commercer en local pour des produits bio est très bonne mais pourquoi voulez-vous donner 10% à une start-up parisienne pour cela. il suffit de s’organiser avec de simple tableau (sur googledocs par exemple) et cela suffit. Nous fonctionnons comme cela depuis 5 ans et les producteurs et nous mêmes en sommes bien contents.

  2. Oui la société qui gère le site perçoit une commission auprès des fournisseurs, 10% c’est malgré tout très très inférieur à ce que demande n’importe quel service de distribution.

    Dans tous les cas je trouve que la différence par rapport à ce que vous évoquez c’est tout le système de paiement qui permet au gestionnaire de la ruche d’être sûr d’être payé (en fait il n’intervient même pas) et de ne pas se retrouver avec des stocks d’invendus sur les bras. Ca peut faire toute la différence entre « ok je veux bien gérer une ruche car je serai « répartiteur » de commandes » et « heu je ne veux pas prendre de risque donc je ne fais rien ». Même chose pour les fournisseurs qui ne risquent pas de se pointer avec 200 kilos de pains et de repartir avec la moitié (dans le cas d’un système où chacun règle directement le fournisseur)… ce qui mettrait au passage l’ensemble du système en difficulté : le fournisseur en question ne reviendra pas la prochaine fois s’il sait que ses clients ne sont pas fiables.

    Dans le fond je suis d’accord qu’il y a d’autres moyens de faire, plus simples, avec encore moins d’intermédiaires, mais qui fonctionnent mieux quand on est en famille ou entre amis « Maryse, jte prends combien de kilos de patates chez Dédé la prochaine fois ? » que quand on commence à mettre en relation des dizaines de personnes qui ne se connaissent pas forcément et dont malheureusement le sérieux n’a pas (encore) été démontré.

    Même entre amis c’est souvent compliqué… qui se souvient avoir acheté le soit-disant « cadeau en commun » pour l’anniversaire d’une amie et qui attend toujours que tout le monde rembourse sa part ? …

    Bref je suis prête à rémunérer une société qui apporte un réel service (tout l’aspect gestion et interface de paiement) et la personne qui gère la ruche (mise en relation, réception et dispatching) pour un total de 20% du prix initial (ou du prix reversé au fournisseur). Les commissions et marges des supermarchés sont très très supérieures !

    Mis à plat voilà les détails des intermédiaires (source Wikipedia) :

    « Le producteur touche 79 % du prix de vente de ses produits. Le reste correspond à la gestion de la Ruche locale (7,9 %), du service de commande sur Internet (5,8 %), la TVA (5,2 %) et les frais bancaires (2,1 %). »

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