Les plaques de cuisson

Après vous avoir vanté les mérites des fours multifonctions, parlons un petit peu des plaques de cuisson.

Si vous avez la chance d’avoir accès au gaz de ville et que vous avez également un chauffe-eau/chauffage au gaz, les plaques au gaz restent selon moi le meilleur moyen de cuire vos aliments. Les différentes tailles des feux permettent aussi bien de griller que de laisser mijoter et la réactivité des réglages permet de cuire ou faire chauffer un plat très précisément : saisir une viande puis la laisser cuire doucement jusqu’à obtention de la cuisson désirée ou encore stopper instantanément le débordement de l’eau des pâtes 🙂 J’adore ce mode de cuisson, même si le nettoyage des plaques (et des brûleurs) reste un moment assez peu agréable.

Si j’ai précisé « avec chauffe-eau/chauffage » c’est parce que si le gaz est beaucoup moins cher que l’électricité pour une plaque de cuisson, il ne faut pas oublier le coût de l’abonnement. En effet si vous utilisez le gaz uniquement pour une plaque de cuisson ce n’est pas très rentable car le coût de l’abonnement est très élevé par rapport à l’économie réalisée avec le gaz.

Bref si vous n’avez ni chauffe-eau ou chauffage au gaz ou tout simplement que votre logement n’a pas accès au gaz de ville comme c’est de plus en plus le cas dans les immeubles parisiens, il vous faut regarder du côté des plaques électriques.

Il en existe trois sortes :

Les plaques électriques classiques : bon marché à l’achat mais couteuses à l’utilisation. Réactivité 0 : c’est long à chauffer et le lait continue à déborder tranquillement même après avoir éteint la plaque. C’est encore malheureusement ce qu’on trouve dans les appartements « tout équipés » genre studio avec kitchenette équipée. Ce n’est pas particulièrement facile à nettoyer et le fait que la plaque reste chaude très longtemps après son arrêt est un risque énorme (qu’allez-vous poser dessus aujourd’hui alors qu’elle est encore chaude ? 🙂 Autant vous dire que je n’aime pas du tout !

Les plaques dites vitro-céramiques. Si on a beaucoup gagné en esthétique et en facilité de nettoyage… on s’arrête à peu près là. On a juste mis une résistance sous une plaque vitrée lisse, parfois un foyer halogène (c’est joli) mais c’est quasiment toujours aussi nul pour cuire des aliments et ça consomme énormément.

Reste enfin l’induction. Il faut s’accrocher au moment de l’achat (genre 500-700€ euros la plaque de de marque connue alors qu’une plaque à gaz coûte dans les 150-200 euros) mais on le récupère ensuite en coût énergétique. Le principe de l’induction c’est que la plaque transmet de l’énergie à la casserole qui alors chauffe les aliments. La déperdition est très faible, la plaque en elle-même n’est pas chauffée (sauf par la casserole posée dessus) et surtout c’est très réactif. Faire bouillir de l’eau est très rapide (encore plus que le gaz) et quand on coupe, ça coupe vraiment, aucune inertie.

Beaucoup argumentent qu’il faut changer toutes ses casseroles, mais je trouve que c’est un faux problème. Vous avez déjà probablement sans le savoir des poêles et casseroles compatibles (si un aimant tient dessus elles le sont) et il faut de toute façon renouveler régulièrement ses poêles en téflon (à part si vous aimez prendre des risques de manger cette substance considérée comme cancérigène).

Bref pour moi une plaque de cuisson ne peut être que de deux types :

  • gaz si vous avez du gaz et qu’il est déjà utilisé pour autre chose (faible coût à l’achat, réactif, faible coût à l’utilisation)
  • sinon induction et rien d’autre (faible coût à l’utilisation, seule solution agréable à utiliser en dehors du gaz)

Sachez enfin pour ceux qui sont par exemple dans un petit studio qu’on trouve des plaques à induction non encastrables à un ou deux feux. Ca peut être une bonne solution pour commencer à prix réduit.

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