Moelleux au chocolat suite… des détails sur l’improvisation

La semaine dernière j’évoquais l’improvisation d’un petit gâteau au chocolat. Cela m’a valu pas mal d’emails qu’on pourrait résumer ainsi : « Vous êtes diététicienne, vous connaissez la cuisine par cœur, mais moi je n’ai aucune idée de comment improviser une recette, j’ai une chance sur deux de préparer une catastrophe ».

Pour faire simple, je veux que ce soit clair, la cuisine est faite d’essais, certes plus ou moins réussis, mais qui permettent justement d’apprendre petit à petit à improviser, à faire un bon petit plat avec ce qu’il y a dans le frigo plutôt que de passer 1 heure à hésiter entre 30 recettes de marmiton.org et la demi douzaine de livres de sa bibliothèque… pour finir par manque de temps par sortir un plat industriel du congélateur.

La cuisine ça vient en pratiquant, en suivant des recettes au départ puis en essayant des choses par soi-même, en se souvenant justement des recettes précédentes, en variant tel ou tel ingrédient…

Revenons à notre moelleux au chocolat : comment diable ai-je élaboré cette recette ? Voici tous les secrets :
Avant tout il faut avoir en mémoire la consistance « moyenne » d’une pâte à gâteau, vous avez toutes et tous fait ou approché une pâte de gâteau au yaourt, c’est une texture lisse, comme une pâte à crêpes, mais en plus épais. Ça n’est pas trop liquide ni sec comme une pâte à tarte. Vous voyez ? Parfait car on va reproduire ça. Ca n’est pas scientifique pour un sou et je me ferais probablement incendier par un pâtissier, mais on aura au moins la certitude d’avoir un gâteau présentable à la fin.

Maintenant les ingrédients. Dans un gâteau on a généralement des œufs, de la farine, du sucre, du beurre, un peu de sel… Dans notre cas c’est un gâteau au chocolat, donc on peut diminuer la quantité de beurre car le chocolat contient déjà pas mal de graisse.

Alors allons-y.

Pour commencer je prend mes 2 petits moules, je les remplis à 3/4 d’eau pour simuler la quantité de pâte. Je verse le tout dans un grand bol et je vois à peu près (visuellement) quel volume de pâte je dois obtenir. Je jette l’eau (ou j’arrose les plantes avec). J’aurai pu aussi peser cette quantité d’eau pour avoir une idée du poids total des ingrédients à mettre pour faire ma pâte

– Je commencer par faire fondre une demi tablette de chocolat pâtissier, ça fait 100 g, par rapport au volume total de ma pâte ça me semble cohérent.
– J’ajoute un tout petit peu de beurre salé pour rendre le mélange plus onctueux et donner plus de goût à la préparation.
– maintenant j’ajoute un oeuf. Je vois que le volume de ma pâte augmente pas mal, mais c’est très insuffisant. Je sais que je ne dois pas compter sur le sucre ni sur la farine car dans un moelleux il y a peu de sucre (conservons le goût du chocolat) et peu de farine (sinon on ça rend le gâteau trop sec)… bref j’ajoute un deuxième œuf.
– j’ajoute une grosse cuillère à soupe de farine et 2 de sucre, je mélange, la texture et le volume sont parfaits, je goûte… c’est quand même encore un peu trop amer car mon chocolat contient beaucoup de cacao, j’ajoute donc 2 nouvelles cuillères de sucre. Je mélange, je goûte : nickel.

Je verse dans mes 2 petits moules, comme prévu ils sont remplis au trois quarts, je préfère avoir un peu de marge car toute pâte, même sans levure a tendance à monter un peu.

C’est un gâteau, j’enfourne à une température standard (regardez dans vos livres de cuisine on est toujours autour de 160-180°C pour les gâteaux) mais je préfère plutôt le bas de la fourchette car comme mes moules sont petits, ma préparation va cuire très vite. Je divise donc également par deux le temps de cuisson moyen et je surveille, j’allongerais ce temps si nécessaire. Le petit test de la lame de couteau qui ressort sec ou non est une bonne base : quand presque sec c’est que c’est cuit (un moelleux doit rester fondant donc il ne faut pas trop le cuire).

Voilà, vous avez tous les secrets de préparation de ce gâteau ce jour là, j’espère que ça vous donnera des idées pour vous aussi improviser vos recettes. Il ne faut pas hésiter à faire des essais, parfois rater des choses, mais c’est souvent dans ces occasions qu’on rigole beaucoup (je repense à ma sauce « fromage blanc (0%) mozzarella » il y a quelques jours, un vrai désastre, mais qu’est-ce qu’on a pu rigoler… et peut-être qu’un jour j’oserai parler de ma charlotte au chocolat elle aussi à base de fromage blanc à 0% ou mieux encore cette fameuse « pizza au barbecue » dont on parle encore dans ma famille et ce des années après).

Rire autour d’une table, c’est aussi ça les valeurs de la diététique !

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