Hél&è;ne AgeneauHél&è;ne Ageneau, diététicienne diplômée d'Etat

Parce que bien manger est une nécessité !

jeudi, 27 novembre 2008

Un petit camembert qui me plait bien !

Billet non sponsorisé par Président ;-)

Hier je faisais mes courses et je tombe sur un mini camembert, et autant je suis assez anti nouveaux produits qui sont souvent des occasions de nous vendre plus cher des produits qu'on connait déjà sous n'importe quel prétexte (nouvelle recette, enrichi en ceci ou cela, nouveau packaging, ...) autant cette fois-ci je suis restée en admiration : tiens mais c'est une bonne idée ça.

J'aime beaucoup le fromage et surtout LES fromages. Le problème quand on en mange malgré tout de manière raisonnable et qu'on n'a pas une famille de petits goinfres à la maison, c'est qu'on ne mange généralement qu'un fromage à la fois, l'un après l'autre, éventuellement 2, mais on n'a que très rarement le plaisir d'avoir un vrai plateau parce que le fromage évolue assez vite et pas très bien dans le temps.

Je ne sais pas comment vous aimez le camembert, mais pour moi il est à mon goût sur une période assez courte : trop tôt il est "plâtre" et trop tard il devient trop fort et amer.

Toujours est-il qu'avec ce petit camembert j'ai trouvé une très bonne manière d'avoir en même temps du camembert à la maison en plus d'autres petits fromages (à la coupe par exemple).

Bref vous l'aurez compris, un produit qui me plait bien. Pour l'instant je n'ai pas vu d'autres marques proposer ce genre de conditionnement, mais j'imagine que la concurrence ne va pas tarder !

Vive le camembert de "parisien célibataire"... parfait pour aller avec une de mes surprises lorsque je suis arrivée sur Paris : la demi-baguette.

jeudi, 16 octobre 2008

Café : oubliez le Nespresso et privilégiez les petits commerces de quartier

J'aime beaucoup le café, mais j'en bois très peu et je je suis assez difficile sur son choix. Une à deux tasses par semaine, le week-end après le déjeuner, c'est un genre de petit rituel et j'en profite pour tester plein de cafés d'origines différentes.

Tout ça m'amène à vous dire que jusqu'à présent je n'ai vraiment rien trouvé de mieux qu'une petite brulerie (45 rue Condorcet dans le 9è, un peu de publicité gratuite pour aider une petite boutique), les tarifs sont très raisonnables, je peux choisir la quantité de café que je souhaite (100 grammes par exemple afin d'en goûter plusieurs et de changer régulièrement). Il est aussi moulu exactement à la taille adaptée à mon petit percolateur (une petite machine à café italienne Gaggia achetée bradée sur internet).

J'ai fait une petite étude sur le prix du café et voici les résultats :

  • un café en brulerie c'est entre 14 et 18 euros le kilo
  • un café arabica de n'importe quelle marque correcte en supermarché c'est autour de 12-13 € le kilo (Carte Noire, Jacques Vabre...)
  • un café un peu plus recherché, toujours en supermarché peut monter jusqu'à une vingtaine d'euros (Illy expresso : 19 €)
  • les dosettes Senseo c'est entre 18 et 22 euros le kilo !
  • les dosettes Nespresso c'est autour de (accrochez vous) : 60-70 euros le kilo !!! (33 centimes la dosette de 5 grammes)

Tout ça pour dire que si comme moi vous aimez le café de type expresso, rien n'est meilleur marché et meilleur tout court qu'une bonne vieille machine à expresso classique. Vous avez une totale liberté dans le choix du café, généralement vous pouvez même de temps en temps mettre une dosette souple (genre Senseo) dedans sans souci si vous êtes pressés. Les cafés fait avec une machine Nespresso sont très bons, rien à redire de ce côté là, mais le prix est tout bonnement prohibitif !

Les machines Nespresso sont basées sur le même principe que les imprimantes et leurs cartouches (ou les téléphones portables et leur abonnement) : on fait tout pour vous faire acheter la machine (petit prix, coupon de remise supplémentaire, ...) et ensuite vous êtes liés à un "abonnement" à un prix exorbitant.

Pouvoir manger des bons légumes tous les jours c'est aussi savoir conserver un budget correct pour l'alimentation sans être asphyxié par des coûts réguliers pas réellement nécessaires !

jeudi, 4 septembre 2008

Vive le poisson pané !

Après vous avoir parlé du Nutella et des goûters qui peuvent être diététiques, il me reste encore une idée reçue qu'il va falloir démentir cette semaine : non le poisson pané ce n'est pas forcément gras !

Je vous sens sceptique sur ce coup, allez, c'est parti. Direction le G20 à côté de mon cabinet, et me voici avec "4 filets de colin d'Alaska surgelés" marque Belle France. Ils sont bien jaunes avec une jolie panure, regardons au dos de la boîte la valeur nutritionnelle pour 100 grammes :

  • Protéines : 13.6 g
  • Glucides : 13.9 g
  • Lipides : 0.3 g

Vous avez bien lu : 0.3 gramme !!!

Alors ensuite, il suffit d'utiliser une poêle Téfal avec éventuellement un petit peu d'huile d'olive (tiens je ne vous ai jamais parlé de mon spray à huile, il faudra) et de faire cuire tout ça tranquillement pour ne pas cramer la panure.

Préparez un accompagnement adapté (de la ratatouille, des haricots verts, une purée de carottes, ...) et vous voilà à la tête d'un sympathique plat principal pour le déjeuner ou le dîner ! Plus aucune raison de vous priver, de penser "le poisson pané c'est interdit" ni de priver vos enfants !

Les petits trucs :

  • Vérifiez la quantité de lipides avant d'acheter, il peut y avoir de grandes différences entre les marques
  • Evitez la cuisson à la friteuse (comme on peut le voir au dos du paquet ci-dessus). Déjà, c'est un peu l'artillerie lourde pour juste des poissons panés, et dans ce cas, en effet, la panure absorbe une grande quantité d'huile.
  • Le colin et autres poissons du même genre sont très peu gras, donc malgré la panure et l'huile de cuisson l'ensemble reste tout à fait raisonnable et bien loin d'une cuisse de de poulet que vous mangeriez avec la peau par exemple !

jeudi, 17 juillet 2008

Comment choisir un sandwich ?

Il y a quelques jours je vous parlais de la restauration à emporter et sur la meilleure manière de consommer ces produits. Cette semaine intéressons-nous au contenu, à savoir la manière de choisir un sandwich.


Je vous entend déjà dire "oui je sais, il faut en prendre un avec des crudités !" Je ne saurai être aussi catégorique parce que mon expérience m'a démontré que la majorité des sandwiches aux crudités que l'on trouve en boulangerie ont tendance à baigner dans une quantité colossale de mayonnaise. J'aime bien la mayonnaise, mais ça reste quand même de l'huile et de l'oeuf, bref ultra gras. De plus la mayonnaise est bien souvent là pour faire "passer" un sandwich très sec avec 2 petits morceaux de tomates dures et sans jus. Normalement une bonne quantité de tomates bien juteuses et un assaisonnement à base de sel+poivre est largement suffisant pour un sandwiche de ce type !

Alors s'il faut s'imposer la mayo pour éviter le saucisson ou le jambon beurre, je ne suis pas vraiment convaincue !

J'ai à plusieurs reprises tenté de demander un sandwiche "quelque-chose + crudités" genre "jambon-crudités" SANS mayonnaise et généralement on rejette ma demande parce que les sandwiches sont préparés en quantité le matin (voire même bien achetés en grande quantité déjà tout faits), et qu'ils sont déjà plein de mayo... bref qu'un ajustement à mon goût n'est tout simplement pas possible. On me propose souvent soit de me rabattre sur un sandwich type jambon-beurre qui ne contient pas de mayonnaise, soit de retirer la mayonnaise moi-même (très pratique !!!).

Je vous invite donc à essayer cette demande et éventuellement de changer d'endroit où vous achetez. Dans Paris ce n'est pas ce qui manque et vous finirez par trouver la sandwicherie de vos rêves.

N'oubliez également pas de surveiller ce qu'on met dans votre sandwich : de l'"épaule de porc" ce n'est pas du jambon et du surimi n'a jamais eu le droit à l'appellation "crabe".

jeudi, 24 avril 2008

Chocolat noir ou bien Chocolat au lait ?

J'entends régulièrement parler du chocolat en consultation et ce qui revient le plus souvent c'est "moi je ne mange que du chocolat noir parce que tout le monde sait bien qu'il est plus diététique que le chocolat au lait".  Et là des warnings s'allument en moi et je ne peux m'empêcher de demander à mon patient : "OK mais quel chocolat préférez vous ?" On me répond alors "Eh bien j'adore le nutella, mais..."  ou encore "ya pas photo je préfère le chocolat au lait avec des noisettes caramélisées mais je sais bien que si je commence je mange la plaquette. alors qu'avec le chocolat noir un seul carré me suffit".


Vous l'avez toutes et tous compris : le choix du chocolat se fait en fonction de critères "diététiques" ou "liés à une bonne hygiène alimentaire" mais jamais en fonction de l'envie première et encore moins en fonction du plaisir qu'il procure ! Personnellement je trouve cela grave puisqu'avec tous ces soit disant conseils diététiques on arrive à faire en sorte que les gens choisissent des aliments par dépit, par raison mais plus du tout en fonction de leur instinct, de leur goût, ou de leur envie...

Ce qui est encore plus gênant c'est que ces conseils sont erronés. En effet, le chocolat noir ou le chocolat au lait apportent la même quantité d'énergie, ou presque :

Chocolat noir : pour 100g de produit
- protéines : 7g - glucides : 31g - lipides : 44g soit au total : 548 kcal

Chocolat au lait : pour 100g de produit
- protéines : 6g - glucides : 58g - lipides : 32g soit au total : 544 kcal

Bilan : pas de différence significative !
Le chocolat noir est moins sucré et plus gras ... juste l'inverse du chocolat au lait. Pour ce qui est des chocolats dits "allégés" : méfiez vous car souvent lorsqu'ils sont allégés en sucres ils sont plus gras et inversement. Et du point de vue calorique total : il n'y a pas de réelle différence avec les chocolats non allégés.

Bref : commencez d'abord par vous demandez "de quel chocolat j'ai envie ?" puisque du point de vue énergétique ça ne change rien. Ensuite, faites vous plaisir avec la quantité qui vous conviendra. S'il y a des débordements : pas de panique ! Attendez de ressentir à nouveau la sensation de faim pour manger, comme ça vous n'accumulerez pas trop d'énergie et vous verrez vous vous sentirez mieux (physiquement et psychologiquement).  A vos tablettes ;-)

jeudi, 3 avril 2008

La pomme de terre est-elle un légume ?

Souvent dans mes consultations mes patients incluent les pommes de terres dans la liste des légumes qu'ils mangent. Ont-ils raison ? tort ?

Avant tout ce n'est pas vraiment très important, d'ailleurs selon le sens strict, culinaire ou botanique la liste des légumes diffère grandement.

D'un point de vue diététique on ne classe pas les pommes de terres et féculents du même genre dans la liste des légumes, mais ce qu'il est important de retenir c'est la présence d'amidon ou non dans l'aliment en question. En effet un légume dit "vert" ne contient pas d'amidon (ou très très peu), c'est donc un aliment qui apporte peu de glucides. A l'opposée, la pomme de terre est un tubercule principalement composé d'amidon, c'est-à-dire pour faire simple : une grande réserve de sucres.

L'organisme a besoin de cet amidon (l'assiette de pâtes la veille d'une compétition sportive ça vous rappelle quelque chose), il est donc important d'en consommer, mais c'est aussi l'un des points sur lesquels il faut faire attention : votre organisme a besoin d'une certaine quantité d'énergie, nul besoin de lui apporter plus de réserves que nécessaire !

jeudi, 20 décembre 2007

Les huîtres : un atout santé

C'est au moment des fêtes de fin d'année que les français consomment le plus d'huîtres. Il s'agit de près de la moitié de la production nationale soit environ 150 000 tonnes.

L'huître est un pur produit de la mer. Elle a des qualités reconstituantes et thérapeutiques indiscutables. On la prescrivait autrefois comme médicament pour les enfants à la santé fragile.

 L’huître est très riche en protéines. Elle est donc très nourrissante. Aussi, en entrée, limitez la quantité proposée par personne de manière à ce que vos convives gardent l'appétit pour la suite du repas.

Elle est pauvre :

       en calories (70 kcal / 100 g)

       en graisses

       en cholestérol

Elle est connue pour sa teneur importante en zinc (6,5 mg / 100 g) et en iode (0,06 mg / 100 g). Elle contient aussi un intéressant taux de sélénium (0,06 mg / 100 g), de manganèse (1 mg / 100 g) et de fer (5,8 mg / 100 g). Il faut ajouter à cette liste d’autres oligo-éléments et minéraux tels que le calcium, le magnésium, le potassium, le phosphore, le fluor et le cuivre.

Le phosphore et le fer sont des agents naturels antifatigues et antidépresseurs. Le cuivre permet de renforcer l'assimilation du fer et participe à lutter contre les radicaux libres. Le sélénium a lui aussi des vertus anti-oxydantes. Le zinc, lui, est un atout pour notre système immunitaire et il est nécessaire à la perception du goût.

L’huître est naturellement riche en vitamines E, B, D, et dans une moindre mesure en vitamine C. Le citron ajouté lors de la consommation en apportant qu'une quantité négligeable.

Les huîtres dites « laiteuses » correspondent à leur période de reproduction (mai à août) donc peu de risque d'en trouver sur le marché en ce moment ...

Vous pouvez les servir fraîches et crues présentées sur un lit d'algues, de gros sel ou encore de glace pillée. L'idéal est de les déguster natures pour bien ressentir toutes les nuances gustatives de cet aliment marin. Mais vous pouvez ajouter du jus de citron ou du vinaigre à l'échalote. Consommez-les avec une tranche de pain de seigle tartinée de beurre, salé, si vous aimez.

Elles se dégustent aussi chaudes. L'huître permet toutes sortes de cuisson : à la vapeur, au four, en potage, sur la braise... L'idéal étant de ne pas la faire cuire trop longtemps, 5 à 10 minutes suffisent en fonction de leur taille.

Cet aliment possède de nombreuses qualités nutritionnelles. C'est également la pleine saison. Alors, si vous appréciez les huîtres, n'hésitez pas à vous faire du bien.

jeudi, 6 décembre 2007

Le foie gras : je ne peux pas ! Mais non, mais non il ne faut pas vous en priver !

Aliment de fête et de plaisir par excellence, le foie gras est souvent synonyme d'interdiction du point de vue des personnes qui souhaitent perdre du poids. Cette vision aussi négative n'a pas lieu d'être.

Bien sûr, le foie gras, comme son nom l'indique, est un aliment riche en lipides (45%) MAIS ses graisses sont majoritairement des acides gras insaturés, dont un assez connu : l'acide linolénique communémment appelé "oméga 6". Ces acides gras sont très intéressant pour la santé car ils permettent d'abaisser le "mauvais" cholestérol et participent au bon fonctionnement du système cardio-vasculaire (avec son homologue : l'oméga 3).

Le foie gras est une très bonne source de fer (6mg/100g), comme tous les abats. Il contribue donc à prévenir d'éventuelles carences, observées assez souvent chez les femmes. Il participe à la lutte contre la fatigue chronique de l'hiver, contre les anémies qui ont souvent pour origine un déficit en fer et +/- en protéines.

Etant donné son poids énergétique (467kcal/100g), la modération quantitative est recomandée ; surtout s'il est suivi par d'autres mets de saison. En revanche, se l'interdire n'est pas une bonne chose.

Plutôt que de le consommer avec uniquement des toasts, préférez-le présenté avec une touche de chutney aux figues ou bien une compotée d'oignons, quelques feuilles de mâche ou de mesclun, une ou deux tranches de pain d'épices ou de pain dit spécial (poilâne, seigle, épautre, aux céréales ...) légèrement grillées et quelques grains de raisin.  Cette assiette colorée vous permettra de ressentir en bouche une variété de textures et de saveurs ... A vous de choisir votre association. Bonne réflexion et bien sûr bon appétit !


jeudi, 22 novembre 2007

Le miel : atout santé

J'ai décidé de vous parler des vertus du miel car il m'a bien aidé dans la guérison de mon rhume. Ceux qui ont la goutte au nez, l'éternuement à répétition, le chat qui ne veut pas partir de votre gorge et qui en plus y fait ses griffes, la prononciation des "p" difficile ... se reconnaîtront. C'est surtout pour vous que j'écris ce soir. Je vais vous donner un coup de pouce pour ne pas vous laisser dans cet état :-)

D'abord, le miel est un aliment ayant une texture changeante. Elle peut être douce, onctueuse, visqueuse, voire même moelleuse. Mais aussi, dure, croustillante, et rapeuse. Cette différence est due à la proportion de glucose par rapport à celle de fructose. Plus un miel est riche en fructose plus il est liquide (exemple : le miel d'accacia).

Bien qu'il contienne majoritairement des glucides (75 à 80%), le miel possède de nombreuses qualités :
  • il a des vertus antiseptiques
  • il a des propriétés antibactérienne (inhibine) et anti-inflammatoire
  • il est riche en minéraux (calcium, phosphore, potassium, ...)
A cela s'ajoute les vertus médicinales de la fleur dominante dont il provient. Voici quelques exemples :
Type de miel Efficace contre
Miel de bruyèreAnémie
Miel d'aubépineAntispasmodique
Miel toutes fleurs ou de lavandepréparé en grogs, idéal contre la grippe
Miels de sapins des Vosges et d'eucalyptusBronchites ou maladies pulmonaires
Miels de lavande, thym, serpolet, sarriette ou origanToux convulsives et l'asthme
Miel de romarinStimulant hépatique
Miel de tilleulSédatif, idéal pour insomnie
Miel d'aubépineCrampe, crispations (des paupières par exemple), contractures.

Une "recette de grand-mère" lorsque vous êtes enrhumé : boire une infusion de thym avec 1 à 2 cc de miel d'eucalyptus. En effet, le thym et l'eucalyptus possèdent des vertus antiseptiques.
Sinon, pour faire passer une quinte de toux : 1cc de miel de sapin suffit.

En fonction de la fleur dominante dont il est issu, le miel aura une saveur plus ou moins prononcée. Du coup, il est très intéressant en remplacement du sucre car même en n'en mettant qu'une petite cuillers, le yaourt ou l'infusion aura à la fois le goût sucré et la saveur du miel.

Enfin, le miel est le constituant principal d'une préparation de noël : le pain d'épices. Cette préparation, riche en glucides et dépourvue de matière grasse, peut remplacer le pain au petit déjeuner ou faire partie du goûter avec un laitage et un fruit par exemple. Bref, le miel est un aliment de saison et on peut même le considérer comme un alicament naturel.

 

jeudi, 15 novembre 2007

La châtaigne : un féculent de saison !

Aujourd'hui je voulais vous parler de la châtaigne aussi appelé marron. On connait ce féculent grâce à la recette de la traditionnelle "dinde aux marrons". Cependant, ce fruit, issu du châtaigner, est peu consommé le reste de l'année, voir oublié. Il aurait pourtant sa place dans vos menus d'automne et d'hiver car il est tout aussi intéressant du point de vue nutrionnel que du point de vue gustatif.

Les châtaignes sont des aliments riches en amidon , d'où sont classement dans la catégorie des féculents. Elles contiennent aussi des fibres en quantité non négligeable (5g/100g), qui, combinées à la présence d'amidon, permettent un rassasiment rapide. Pas besoin d'en manger en grande quantité, quelques centaines de grammes suffisent.
Consommées cuites, les fibres des marrons, adoucies par la cuisson, participent au bon fonctionnement de votre transit, sans agresser l'intestin.

Cet fruit présente également une densité nutritionnelle importante, c'est-à-dire qu'il est très riche en minéraux, en particuliers :
- en magnésium (45mg/100g) : ce qui est intéressant pour les personnes qui font du sport car la contraction musculaire en a grandement besoin ou pour les anxieux qui sont souvent déficient en ce minéral
- en potassium (600mg/100g) : positf pour les personnes souffarnt d'hypertesion artérielle liée à une concentration importante en sodium, participe à l'influx nerveux, ... (A déconseiller cependant à toutes les personnes nécessitant un régime contrôlé en potassium !)
- en fer (non héminique) : moins bien assimilé que le fer héminique des viandes rouges, il est quand même présent en de bonnes proportions (1.3mg/100g) ce qui est intéressant pour les végétariens

Il est aussi riche en vitamine B et particulièrement en vitamine B1. Or cette vitamine qu'on trouve normalement dans les féculents fait souvent défaut à cause du raffinage des farines et des traitements ou procédés de fabrication industriels. Les femmes, et plus particulièrement celles qui sont continuellement au régime, souffrent souvent de déficience en cette vitamine.

Autre élémént non négligeable : ce fruit ne contient pas de gluten. C'est donc un féculent important pour tous ceux qui y sont intolérant. Il permet de varier les sources d'amidon et de changer du riz ou du maïs.

Enfin, cet aliment au goût subtil et fin peut se cuisiner sous toutes les formes :

  • La farine de châtaigne permet la confection de pain (avec l'adjonction de farine de blé sinon il ne monterait pas) ou de gâteaux ou de base pour faire des sauces (=liant)
  • Bouilli ou grillé, le marron  peut être l'un des accompagnements des viandes blanches
  • La châtaigne permet la réalisation de soupe ou crème de légumes (potiron/châtaigne ou champignon/châtaigne)
  • Riche en amidon, il se décline ,comme la pomme de terre, en purée : purée de marrons à l'huile d'olive
  • On l'utilise comme un fruit traditionnel pour en faire de la confiture ou de la crème de marrons qui permet de sucrer un laitage ou de fourrer un biscuit roulé
  • Il entre dans la catégorie des amuses bouches sucrés par le biais des marrons glacés
Si vous n'en mangez qu'au repas des fêtes de noël : n'attendez plus cet unique moment. Essayez de le consommer plus régulièrement puisque la saison des marrons est courte. En février, il sera trop tard ...

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